Publié le 15 May 2015 - 10:36
SUITE A L’AGRESSION DU CAMERAMAN DE LA RTS

Les techniciens de presse réclament justice

 

Le collectif des techniciens de la presse audiovisuelle était en conférence de presse avant-hier au siège du comité sénégalais des droits de l’Homme. Et c’était pour réclamer justice pour Jérôme Gomis. Ce dernier, cameraman à la RTS a été agressé par un gendarme le 5 mai passé.

 

Les journalistes sont souvent victimes d’agression sur le terrain. Les derniers cas en date sont ceux du cameraman de la RTS Jérôme Gomis agressé par un gendarme et de la journaliste de la radio Futurs médias Mane Touré par des militants du parti démocratique sénégalais. Le collectif des techniciens de la presse audiovisuelle du Sénégal veut que l’impunité cesse. En conférence de presse avant-hier au siège du comité sénégalais des droits de l’Homme, le Ctpas exige que justice soit faite. Inquiets du sort de leurs confères, les techniciens de la presse audiovisuelle demandent à l’Etat de prendre ses responsabilités et de sévir. ‘’Nous ne pouvons oublier l'ignoble agression de nos confrères Boubacar Kambel Dieng, et de Karamokho Thioune. Tout récemment, Mane Touré Niang de la Rfm a été brutalisée par des militants du Pds. Des exemples parmi tant d’autres ; il faut que cela cesse", réclament les techniciens regroupés autour de ce collectif.

Ainsi, après les travailleurs de la RTS,  le Ctpas prend le relais pour réclamer justice pour Jérôme Gomis qui a été frappé par un gendarme. Son seul tort, selon ses camarades, est d’être resté en dehors de la voiture de la RTS, histoire de griller une cigarette alors que le cortège du Président Macky Sall passait. Le gendarme n’a pas hésité à lui crier dessus, l’agressant verbalement, avant de le rouer de coups alors que Jérôme avait les mains en l’air en signe d’impuissance.

Face à cette situation, le président du collectif des techniciens de la presse audiovisuelle du Sénégal invite les forces de l’ordre à plus de retenue. Et rien ne pourrait expliquer que l’auteur de l’agression contre le cameraman de la RTS ne soit pas puni. "Notre prédisposition au dialogue ne doit pas nous empêcher de demander justice. Nous incitons aussi le procureur de la République près le tribunal régional hors classe de Dakar à s’autosaisir pour que justice soit faite", a demandé Amadou Nicolas Thiam. Par conséquent, "malgré la volonté des autorités de dialoguer, la justice doit aller jusqu’au bout de la procédure, pour que l’auteur soit puni conformément aux dispositions prévues par la loi", a-t-il précisé. D’autant plus que ces journalistes ont été agressés dans l’exercice de leur fonction. 

 

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