Publié le 22 Jun 2016 - 10:44
EVENTUELLE GRACE DE KARIM WADE

Me Boucounta Diallo 

 

La prochaine libération de Karim Wade, ou plutôt les conditions de celle-ci, continuent de soulever des vagues. Hier, en marge de la diffusion d’un documentaire consacré aux événements du 23 juin 2011, Me Boucounta Diallo a dit sa réprobation pour une grâce présidentielle. Selon l’argumentaire de l’avocat, accorder la grâce à l’ex-ministre d’Etat, c’est aller à l’encontre des principes de la politique criminelle qui a jusque-là exclu de la grâce les personnes coupables de délits économiques.

Il s’agit du détournement de deniers publics, de l’escroquerie portant sur des deniers publics, de l’enrichissement illicite et des délits douaniers. ‘’Chaque fois qu’il s’est agi d’accorder la grâce, à la veille de la fête de l’Indépendance, vous ne verrez jamais sur la liste l’inscription de personnes ayant commis des délits économiques, parce que notre politique criminelle ne permettait pas à ce que les personnes ayant commis des délits économiques puissent en bénéficier’’, relève Me Diallo.

Et d’ajouter avec insistance : ‘’C’était hors de question, car il s’agit de questions sensibles touchant les deniers publics.’’ Cependant, il reconnaît que c’est un privilège accordé par notre Constitution au président de la République. Toutefois, la robe estime que le Chef de l’Etat ne doit pas en abuser et surtout éviter de faire une politique du deux poids deux mesures. ‘’Il faut éviter de pratiquer une grâce sélective qui permet à une catégorie de personnes bénéficiant aujourd’hui d’appuis et de soutiens solides, de pouvoir perturber la marche normale de cette pratique de politique criminelle dans notre pays, depuis l’indépendance’’, martèle-t-il.

Avant d’insister : ‘’Je ne vois pas d’inquiétude à ce que Mademba ou Massamba en bénéficie. Mais si la grâce doit être appliquée, de façon sélective et osée par rapport à une catégorie de personnes capables de bousculer ce que nous avons connu jusqu’ici, donc je dis non. Car, nous ne devons pas sacrifier des principes, au nom de la défense d’individualités ou de personnes dont la réalité politique recommande qu’elle puisse être graciée’’.  

 

Section: 
RELATIONS SÉNÉGAL-MAROC - APRÈS LES INCIDENTS DE RABAT Sonko et Akhannouch appellent à l’apaisement
Meurtre à Rufisque
Débit de boissons clandestin démantelé à Sam Sam 3
Neuf questions écrites GMS
Trafic de drogue
CONSEIL RÉGIONAL DE CONSOMMATION : Saint-Louis fixe les nouveaux prix plafonds du riz brisé ordinaire
PARUTION - QUATRIÈME BLESSURE : Mandiaye Diallo souligne l’urgence d’une indépendance technologique
HAMIDOU DIEDHIOU, SECRETAIRE GENERAL DU SELS, EN VISITE A LINGUERE « Nous continuerons toujours à mener d’autres plans d’action, si… »
APPEL DES LAYENE Seydina Issa Thiaw Laye plaide pour une solidarité islamique refondée
Actes contre nature
Dispositif de la police nationale
SEYDINA MOUHMADOU LAMINE LAYE (KHALIFE GÉNÉRAL DES LAYÈNES) “Cette solidarité ne doit pas rester théorique, elle doit se matérialiser de manière effective”
CHAVIREMENT D'UNE PIROGUE DANS LES EAUX MAURITANIENNES : Quatre pêcheurs portés disparus
LOTISSEMENT DE MBOUR 4 : Le gouvernement accélère la restructuration
FACULTÉ DE MÉDECINE UCAD : Le symbole de l’intégration
40 MILLE VICTIMES - 2,5 MILLIARDS FCFA DÉTOURNÉS : Une fraude géante mise à nu
MINUSCA : Un militaire sénégalais tué, sept autres blessés en Centrafrique
INTERPELLÉS HIER PAR LES LIMIERS DE GRAND YOFF : « Gendarme Sow » et « policier Diop » dépouillaient les commerçants
SOLIDARITÉ ISLAMIQUE : L’héritage unificateur de Seydina Limamou Lahi
TRAFIC DE DROGUE, BLANCHIMENT D’ARGENT, FINANCEMENT DU TERRORISEME… Les acteurs de la lutte contre le crime organisé peaufinent leur stratégie à Dakar