Publié le 12 Sep 2025 - 18:38
PASTEF

Entre négligence de sa jeunesse et l’oubli de certains militants

 

Depuis l’accession de notre parti au pouvoir, un constat amer s’impose : un laxisme grandissant s’installe au cœur de PASTEF, jadis le parti le plus dynamique du Sénégal et de l’Afrique. Celui qui se vantait de son capital humain exceptionnel est en train d’effriter ce qu’il a de plus précieux : ses militants, sa jeunesse et ses sympathisants. Très tôt déjà, les signes d’un cocktail implosif se sont manifestés, minant l’engagement militant :

1. Des ex-détenus mal accompagnés et oubliés.

2. Des militants compétents et formés laissés en marge, sans responsabilités.

3. Une jeunesse cantonnée à des titres de « chargés de mission » sans missions réelles, ni formation, depuis plus de 18 mois.

- Quel gâchis!

Le talent inexploité suscite des interrogations légitimes sur la rigueur des choix de profils et sur la qualité du management politique. Comment comprendre que des directions dédiées à la jeunesse soient confiées à des responsables du troisième âge ?

À titre d’exemple, la DER, censée cibler jeunes et femmes, devrait logiquement être confiée à une équipe jeune, innovante et dynamique.

Comme le rappelait Joseph Stiglitz : « Ce ne sont pas les conspirations qui ravagent le monde, mais l’accumulation de mauvais choix, de politiques vaines et d’injustices petites et grandes.»

Il est donc urgent de corriger la trajectoire, d’élaborer une politique cohérente et inclusive, pour relancer un plan de redressement social qui bénéficie d’abord au peuple, mais qui doit aussi être porté par un parti uni et structuré. Or, que voyons-nous ?

Un bureau politique aphone, sans orientation claire, un parti qui repose uniquement sur son président, Ousmane Sonko, réduit à prendre seul toutes les initiatives. Seule la JPS (Jeunesse Patriotique du Sénégal) continue de proposer et d’animer le débat, malgré ses faibles moyens. De Goudiry à Saint-Louis, de Fatick à Kaolack, en passant par Dakar, Thiès ou Goudomp, ce sont les jeunes qui tiennent le flambeau, et ils méritent félicitations et encouragements.

D’ici 2027, cette jeunesse sera plus légitime que bien des ministres ou DG actuels, souvent imbus d’eux-mêmes et enclins aux calculs politiciens.

En politique, rien ne s’offre, tout s’arrache. Notre ambition n’est pas la prétention, mais la contribution. Nous avons risqué nos vies et porté ce projet avec conviction. Aux côtés du Président, la jeunesse est restée constante dans son soutien à l’action gouvernementale.

Dès les deux premiers mois au pouvoir, nous avons soumis un plan stratégique avec 4 programmes et 14 projets au Président Sonko, amplié au SG du parti. Quinze mois plus tard, silence total. Pendant ce temps, artistes, organisateurs de campagne et influenceurs ont été reçus et nous respectons leur apport  mais qu’en est-il des militants de l’ombre ?

Le militant, surtout le jeune, demeure essentiel et prioritaire dans un parti politique. Comme le disait Elvis Adjahoungba : « La jeunesse représente le pilier de toute nation. Elle doit donc voir en chaque opportunité qui se présente un challenge et une chance de démontrer son potentiel et son engagement. »

Salimata Dieng, adjointe secrétaire générale nationale de la jeunesse patriotique du Sénégal.

 SALIMATA DIENG, Adjointe Secrétaire générale nationale de

La Jeunesse patriotique du Sénégal.

Section: 
Le “Projet” à l’épreuve de la session extraordinaire du Parlement
NOUVEAU CODE DU TRAVAIL : Penser l’emploi au-delà du salariat
LES INONDATIONS À DAKAR : Le Plan Jaxaay, révélateur d’incohérences politiques
DE L’IDÉAL SOUVERAINISTE AU MIRAGE POPULISTE : Sonko et l’impossible héritage
Mimi Touré, la faiseuse de destins
LE MUSÉE AFRICAIN DU FUTUR : Un patrimoine vivant au service de la création et des publics
Le mépris du peuple est aussi est un symptôme de l’aliénation systémique
L’AJUSTEMENT PROGRESSIF : La seule vraie solution économique au contexte sénégalais
DE LA DÉMISSION DE LA PENSÉE : Quand l’intellectuel se fait courtisan
RÉGULER POUR TRANSFORMER : Les sept priorités d’une ARTP au service du Sénégal numérique
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, M. BASSIROU DIOMAYE FAYE, ET AU DG DE L'APIX, M. BAKARY SÉGA BATHILY 600 hectares de Toubab-Dialaw : vous n’avez pas le droit de sacrifier un peuple
Chroniques pour un Sénégal souverain et juste N° 01 · Août 2026 De la croissance aux citoyens : Pour une transformation territoriale de la performance économique du Sénégal
Le Parti socialiste n’est pas à vendre
AGETIP : Qu’en est-il en termes de procédure ?
DISCOURS DU PR PAPA FARY SEYE : QUAND LA PAROLE ÉDUCATIVE DEVIENT UNE PENSÉE DE LA RÉPUBLIQUE Un discours pour penser l’excellence, l’école et la République
Comment mettre le savoir au service du pouvoir au Sénégal ?
LES FONDS SPÉCIAUX AU SÉNÉGAL : Une catégorie fantôme dans la République ?
MOBILISER LA DIASPORA SCIENTIFIQUE : De l’opportunité à la stratégie pour le Sénégal et l’Afrique
RECOMPOSITION POLITIQUE POST-ALTERNANCE : Le débat initié par le ministre Abdou Fall sur les mutations en cours du système partisan sénégalais, mérite désormais d'être regardé comme un véritable exercicPréparer une succession ou réinventer une espérance ?
LE GRAND MAGAL DE TOUBA : Un puissant levier de souveraineté économique pour le Sénégal