Publié le 1 Jan 2014 - 00:32
APPLICATION NOUVEAU CODE GENERAL DES IMPOTS

L’État déclare 80 milliards de recettes perdues

 

Le processus de modernisation entamé par les nouvelles autorités risque d’entraîner un manque à gagner énorme à l’État du Sénégal. Dans cette option de modernisation, le gouvernement du Sénégal a lancé la réforme du Code général des douanes, mais surtout la réforme du Code général des impôts et domaines’’. Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Amadou Ba, qui faisait face aux parlementaires, ‘’l’application du nouveau Code général des impôts va induire quelques manques à gagner’’.

‘’Aujourd’hui, en termes de perte de recettes voulue par l’État, ce matin les services me disaient que c’était près de 80 milliards de perte de recettes induite par le nouveau code général des impôts’’, a-t-il évoqué. Cependant, précise-t-il, ce chiffre n’est pas encore définitif, mais à partir du 31 décembre, il pourra donner de manière transparente les chiffres exacts.

Ces pertes de recettes s’expliquent, selon le ministre, ‘’rien que pour l’impôt sur les salaires, c’est 40 milliards que le gouvernement a injectés en termes de pouvoir d’achat’’. Il s’y ajoute, dans cette réforme qui risque de valoir 80 milliards de perte de recettes, poursuit-il, l’enlèvement du précompte sur la TVA qui a permis de donner aux entreprises 20 milliards. Pour les revenus sur l’immobilier, le dernier sur la liste évoquée par Amadou Ba, ‘’les taux de droits d’enregistrement passent de 15 à 10%’’.

Et l’impôt de distribution passe de 6 paiements à 2 deux paiements dans l’année : janvier et juin pour solder’’. ‘’C’est donc tout à fait normal de perdre des recettes, mais c’était voulu. C’était un coût qu’il fallait payer. C’est une réforme où tout le monde a gagné mais, naturellement, c’est un coût énorme pour l’État’’, conclut-il.

A. NG. NDIAYE

 

Section: 
ARCOP – ENVIRONNEMENT : La commande publique fait sa mue
COOPERATION UNIVERSITAIRE EN AFRIQUE DE L'OUEST : Les recteurs appellent à l'action et à la diplomatie scientifique
DR MAMADOU NDIAYE (CONSULTANT EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE) "Le papier journal, c'est de l'encre et peut être extrêmement dangereux pour la santé"
DIOMAYE À NEW YORK : Une diplomatie active confrontée à une contrainte économique majeure
SM10 AGRO : Ousmane Sonko célèbre l’engagement agro-industriel de Sadio Mané
Paludisme
CROISSANCE ÉCONOMIQUE DE 6,5% EN 2025 : Le rôle clé du pétrole et du gaz
CHERTÉ DE L’ÉLECTRICITÉ – SENELEC – SUBVENTIONS : Les ménages paient la facture
DETTE DU SÉNÉGAL : Le FMI ne tranche pas entre restructuration et rééchelonnement
DIPLOMATIE, SOUVERAINETÉ ET OUVERTURE INTERNATIONALE : Le nouveau tournant diplomatique de Diomaye
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg