Publié le 15 Aug 2019 - 11:53
CAMPAGNE DE REBOISEMENT

2019 Kolda va produire au moins 300 000 plants 

 

Cette année, la région de Kolda a l’ambition de dépasser les 300 000 plants. Ceci pour restaurer les écosystèmes forestiers, mais aussi les renforcer. C’est le vœu de l’inspecteur régional des eaux et forêts de Kolda, Babacar Dione.

 

Face aux problèmes de dégradation alarmante des ressources naturelles, l’Etat du Sénégal a institué une campagne de reboisement au cours de la Journée nationale de l’arbre. S’inscrivant dans cette logique, la région de Kolda veut améliorer ses résultats en matière de production de plants. En mi-juillet déjà, elle était à 260 000 plants, toutes espèces confondues, a indiqué l’inspecteur régional des eaux et forêts à Kolda, Babacar Dione. Qui précise qu’il a l’ambition de dépasser les 300 000 plants, puisque la production va continuer.

‘’D’autres actions liées à la régénération naturelle assistée, à l’enrichissement des forêts classées et à la mise en défense vont être également réalisées’’, annonce-t-il. Ceci pour restaurer les écosystèmes forestiers, mais aussi les renforcer.  

Le patron des bérets verts de Kolda assure que c’est ce qui va permettre au Sénégal, entre autres, de s’adapter aux changements climatiques et d’avoir une production agro-sylvo-pastorale soutenue de manière durable.  Raison pour laquelle les autorités administratives invitent les collectivités territoriales à mieux s’impliquer dans la production de plants et la protection des forêts. Un appel qui s’adresse particulièrement aux autorités de Kolda.

En effet, d’après l’inspecteur Dione, la région est confrontée, ces dernières années, à de nombreux défis environnementaux dont la dégradation de son couvert végétal forestier. A l’en croire, ceci est essentiellement dû aux actions anthropiques, notamment l’utilisation du bois de feu et du charbon pour les besoins en énergie domestique, les systèmes agricoles extensifs et autres pratiques agricoles non durables, les feux de brousse ou feux de végétation, les changements d’utilisation des terres et l’exploitation de bois d’œuvre et de service, entre autres phénomènes qui sont en train de détruire à un rythme inquiétant les ressources forestières de la région.

C’est ainsi que l’inspecteur Dione a invité les collectivités locales à s’impliquer dans la lutte contre la coupe abusive ou illicite de bois, estimant que ‘’c’est le combat de tout le monde, mais pas seulement des agents du service des eaux et forêts limités souvent par les moyens et les effectifs’’.

Ces facteurs à l’origine des changements climatiques

Le combat est important et vaut d’être mené, parce que ces facteurs cités sont à l’origine des changements climatiques qui affectent négativement les écosystèmes et provoquent ainsi une détérioration progressive du cadre de vie, tant en milieu urbain que rural. Une préoccupation partagée par les autorités nationales et internationales.

‘’Les effets cumulés de la croissance démographique et la pauvreté ont contribué à amplifier cet état de fait, à travers la forte pression anthropique exercée sur les ressources naturelles’’, d’après M. Dione.

Il ajoute d’ailleurs que ‘’le reboisement et les efforts permettent de prévenir la dégradation de ce couvert végétal. Ils apparaissent donc comme une alternative pouvant améliorer, d’une part, le cadre de vie des populations et, d’autre part, réduire les effets dévastateurs des changements climatiques et de la désertification’’.

En outre, Babacar Dione déplore l’absence de suivi des campagnes de reboisement menées à travers la région. ‘’Le service des eaux et forêts peut fournir les pépinières et apporter leur assistance aux initiatives de reboisement, mais le constat est que le taux de réussite n’est pas souvent au rendez-vous, du fait d’un manque de suivi’’, a-t-il regretté.

EMMANUEL BOUBA YANGA

 

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