Publié le 26 May 2013 - 20:05
ENTRETIEN AVEC ALIOUNE SARR

 ''Vers un audit technique de toutes les entreprises de produits essentiels''

 

Ministre du Commerce, de l'Industrie et du Secteur informel, Alioune Sarr a la lourde tâche de piloter un domaine aussi sensible que la question des prix des denrées de première nécessité. Il est d'ores et déjà convaincu que le régime de Macky Sall a fait en la matière mieux que celui d'Abdoulaye Wade. M. Sarr promet davantage sur d'autres produits de consommation par le moyen d'une ''politique d’amélioration du pouvoir d’achat des Sénégalais''.

 

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse des prix de certaines denrées de première nécessité, notamment le riz, le sucre et l’huile. Mais le Parti démocratique sénégalais parle de ''mesurette''…

 

Ce qu’il faut d’abord rappeler, ce sont les chiffres. Vous les avez tous vus et publiés : le kilo de riz a baissé de 40 francs passant de 300 à 260 francs. Il faut rappeler que sur le riz, le Sénégal consomme 600 000 tonnes de riz par an. En baissant 40 francs sur le kilo, c’est 24 milliards de francs par an économisés. Le calcul est donc simple. Ceux qui parlent de mesurette, je me demande dans quel pays ils se trouvent ? Parce que 24 milliards d’économie pour le Sénégal, c’est énorme. Cela permet de construire 5 000 salles de classe, plus de 3 000 km de pistes en milieu rural et d’acheter des semences par dizaines de milliers de tonnes pour beaucoup de paysans. En outre, l’huile a baissé de 100 francs passant de 1 000 à 900 francs. Là aussi, près de 3 milliards sont économisés par les Sénégalais chaque année. Le prix du sucre a baissé de 25 francs. Chaque année, les Sénégalais consomment 140 000 à 150 000 tonnes de sucre. Si vous rapportez cette baisse à ce volume, on fait 3,5 à 4 milliards d’économie. Rien que pour ces trois denrées donc, les Sénégalais vont  économiser 34 milliards qu’ils pourront utiliser pour l’école, la santé, pour le confort. La réponse que je donne au PDS, c’est qu’ils ne connaissent pas les préoccupations des Sénégalais. Car, comparé aux prix appliqués avant le départ de Wade du pouvoir, il n’y a pas photo.  En mars 2012, le kilo du sucre cristallisé coûtait 700 francs contre 575 francs actuellement, soit une baisse de 225 francs. Le riz brisé ordinaire qui coûte aujourd’hui 260 francs se vendait à 350 francs, soit une baisse de plus de 100 francs. Enfin, l’huile en fût coûtait 1 200 francs contre 900 francs aujourd’hui, soit 300 francs de baisse. C’est pour vous dire que le PDS est extrêmement mal placé pour donner des leçons en termes d’amélioration de pouvoir d’achat des Sénégalais.

 

Mais le problème qui se pose ici, c’est que ces mesures ne sont pas toujours suivies d’effet. Que comptez-vous faire concrètement pour faire appliquer ces prix ?

 

Nous comptons tout simplement exécuter la mission régalienne de l’État que le peuple sénégalais a confiée président Macky Sall. La première mission de l’État, à travers le Ministère du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, c’est de veiller au bon fonctionnement du marché. C’est-à-dire veiller à ce que les prix homologués soient respectés. Ceci s’articule autour de trois choses : la sensibilisation, c’est-à-dire diffuser le maximum possible pour que les détaillants connaissent le prix de vente et son prix d’achat. Idem pour le grossiste. Dans l’arrêté, nous avons codifié l’ensemble de ces prix, ce qui fait que le détaillant qui vend le kilo à 260 francs doit l’acheter à 240 francs et pas plus. C’est pareil pour le sucre et l’huile. Cette sensibilisation est menée à l’endroit des consommateurs. Pour nous, le meilleur contrôle, c’est le contrôle citoyen. Cela veut dire qu’au niveau de votre quartier, vous devez refuser d’acheter le kilo de riz au-delà de 260 francs.

 

Mais il y a cette logique sociale qui empêche les Sénégalais de suivre ce ''contrôle citoyen''. Aujourd’hui, presque chaque père de famille dispose d’un carnet de crédit chez le boutiquier du coin ; ce qui le met dans une  mauvaise posture…

 

 

Vous avez touché du doigt un problème réel. Je vais y revenir. Après la sensibilisation, il y a le deuxième niveau qui est le contrôle effectif de terrain. Les équipes de contrôle du service régional du commerce à Dakar sont mobilisées pour faire tous les marchés. Le troisième niveau, nous pensons l’atteindre, c’est la sanction. Dès lors que l’arrêté est signé, les contrevenants s’exposent à des sanctions de la loi.

Effectivement, vous avez raison de soulever cette question. Parce que le boutiquier du coin est un confident, celui qui prête la dépense quand le mois est creux. C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place un dispositif : nous avons un numéro vert, des numéros portables. On peut vous vendre un produit au-delà du prix fixé, vous ne dites rien, une fois chez vous, vous envoyez un Sms. Quand même, au niveau du Ministère du Commerce, nous faisons confiance aux commerçants. Et d’ailleurs, la plupart d’entre eux sont en train de l’appliquer (…)

 

Par rapport au riz, n’est-il pas temps de développer la production locale pour en finir avec son importation qui coûte cher à l’État ?

 

Effectivement, nous avons élaboré au niveau du gouvernement une politique d’amélioration du pouvoir d’achat des Sénégalais. On  peut présenter la structure en trois piliers. Le premier, c’est agir tout de suite sur les prix. Ce qui nous a conduit à une deuxième vague de baisse. J’ai mené des missions en Inde pour m’enquérir du marché et nous avons obtenu de la part des autorités indiennes une remise de 20%. Nous allons le faire au Brésil pour ceux qui achètent le soja, en Île Maurice pour ceux qui achètent le sucre, en Nouvelle Zélande et en Pologne pour ceux qui achètent le lait.

 

Est-ce les seuls produits ciblés ?

 

Non, nous avons 15 produits sur lesquels nous travaillons. C’est le cas du ciment, les cartes téléphoniques, le loyer… Un comité est en train de travailler  là-dessus et fait un travail remarquable. Quand ils (les membres du Comité) finiront, ils nous remettront les conclusions que nous soumettrons au conseil national des consommateurs qui va les valider. Le deuxième niveau, c’est l’autosuffisance alimentaire sur ces denrées de première nécessité. Pour le riz, nous avons l’ambition d’atteindre, en 2016-2017, 1,8 million de tonnes. C’est une instruction du président de la République et du Premier ministre. Nous voulons une autosuffisance aussi en sucre. L’objectif que nous avons assigné à la Compagnie sucrière sénégalaise, c’est que dans trois ans au maximum, le Sénégal soit auto-suffisant en sucre. Le troisième pilier, c’est l’amélioration du pouvoir d’achat à travers l’amélioration des revenus. Nous avons baissé la fiscalité de 29  milliards. Et aujourd’hui, toute personne salariée a vu son salaire augmenter de 15 000 à 90 000 francs.

 

Tout le monde n’est pas salarié au Sénégal. Et les paysans ?

 

Pour les paysans, vous avez tous vu l’année dernière qu’ils sont partis d'une situation de bons impayés pour en arriver à vendre le kilo d’arachide à 250, parfois 350 francs. Si vous prenez une moyenne de 250 francs sur les 600 000 tonnes d’arachides, c’est près de 100 milliards qui sont entrés dans les poches des paysans. Sans parler des 40 000 tonnes de tomate qui ont été toutes vendues et ont rapporté 3,5 milliards aux producteurs de la Vallée. Et nous mettons tout cela dans une stratégie globale de création de richesse et d’emplois, parce qu’à chaque fois que vous payez du sucre importé, vous payez l’agriculteur du pays étranger. Cette politique, nous la menons à travers un schéma de redéploiement du tissu industriel qui permet, compte tenu des potentialités que nous avons au Sénégal, de créer pour chaque région des unités industrielles (…)

 

Vous avez décidé d’auditer la CSS pour voir pourquoi le sucre coûte plus cher au Sénégal que dans la sous-région. Est-ce chose aisée ?

 

Oui, le gouvernement a décidé de mener un audit technique sur toutes les entreprises qui font des produits essentiels à la consommation des populations. C’est le cas du sucre, c’est également le cas de l’huile et du lait. Et le gouvernement veut avoir une visibilité sur ces produits. Ces audits vont se faire par des consultants spécialisés dans ce domaine, et par un benchmarking [analyse comparative] à l’instar de ce qui se fait au niveau international. Évidemment, les entreprises restent autonomes, mais nous voulons avoir un droit de regard sur ce qui se fait. Aujourd’hui, il y a au niveau de la CSS près de 46 000 tonnes de sucre en souffrance. Cela est dû au fait qu’il y a eu l’année dernière 146 000 tonnes de sucre importées. Je précise que la CSS a importé du sucre elle aussi et donc, cette importation massive a fait qu’il y a plus d’offre que de demande. Le Sénégal consomme entre 12 et 14 000 tonnes de sucre par mois. Nous estimons que dans les six mois qui viennent, ce stock doit pouvoir être écoulé. La mission du gouvernement est aussi de préserver le tissu industriel au bénéfice des consommateurs. C’est l’occasion ici de saluer la parfaite coopération de la CSS, de l’Unacois (Union nationale des commerçant et industriels du Sénégal) qui sont membres du comité national du suivi des prix. Les discussions sont parfois chaudes mais franches car, nous sommes tous mus pat l’intérêt national.

 

Qu’en est-il du monopole du sucre que détient la CSS ?

 

Ceux qui veulent investir dans le secteur peuvent le faire. Si vous avez de l’argent, vous pouvez le faire. D’ailleurs, je lance un appel aux privés sénégalais, aux investisseurs étrangers. C’est vraiment la priorité du président de la République.

 

Donc le monopole est cassé ?

 

Rien ne vous empêche de venir investir dans le sucre. Tous les pays développés ont des champions dans tous les secteurs. Le Sénégal doit avoir un champion dans le sucre, l’huile, le lait. Aujourd’hui, l’Inde est le premier pays exportateur de riz, alors qu’il y a 40 ans, il a connu la famine. Un pays doit avoir de l’ambition (…)

 

 

Beaucoup se plaignent de la situation économique du pays. On a l’impression que la machine est grippée…

 

Quand vous achetez une voiture d’occasion, il faut faire d’abord l’État des lieux pour voir si elle n’a pas de panne. Il faut rappeler quelle était la situation du Sénégal avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir. D’abord, c’est un endettement de 3 000 milliards, il ne faut jamais oublier l’endettement quand on parle de recettes. Quand vous avez 500 francs dans votre poche et que vous avez une dette de 1500 francs à payer, vous pensez d’abord à payer les 1 000 francs. C’est aujourd’hui la situation que vit le Sénégal. Pour les prix de denrées de première nécessité, un gouvernement paresseux choisirait d’avoir les prix élevés et d’appliquer des TVA (taxes sur la valeur ajoutée) qui vous permettent d’avoir beaucoup d’argent. Donc, la baisse des recettes est une décision courageuse que le gouvernement a prise pour alléger la souffrance des Sénégalais. Aujourd’hui, le taux d’inflation est de 1,4% alors qu’il était à 3% en 2011. Une machine économique est lancée par l’État, mais si le consommateur ne consomme pas, la machine est grippée. On a aussi vécu les émeutes de l’électricité sous Wade, si vous n’avez pas d’énergie, les entreprises ne peuvent pas être compétitives. C’est pourquoi le gouvernement de Macky Sall a mis plus de 100 milliards en termes de subvention. Or le PDS, de son aveu même, dit avoir injecté 700 milliards dans Senelec, sans que le problème ne soit réglé. Aujourd’hui, avec le redéploiement industriel, la création de la nouvelle ville, de l’aéroport Blaise Diagne, l’économie sera fortement boostée (…)

 

Le chômage des jeunes préoccupe le gouvernement. Que compte faire votre département ministériel à ce sujet ?

 

Nous avons un programme très clair. Le président de la République nous a demandé de mettre en œuvre le schéma de redéploiement industriel qui sera présenté au conseil des ministres en juin. Et ce schéma directeur consiste à valoriser les potentialités de chacune des régions, l’arachide dans le Bassin arachidier, les fruits et légume en Casamance, la tomate dans la Vallée [du fleuve Sénégal]. Nous sommes en train de travailler, par exemple, pour mettre ne place une unité de transformation de jus concentré en Casamance. Les emplois, ce sont les entreprises qui les créent. Le rôle du gouvernement est de favoriser un environnement propice. Pour les mettre en œuvre, le président de la République a mis en place le Fongip (Fonds de garantie des investissements prioritaires) et le Fonsis (Fonds souverain d'investissements stratégiques) destinés aux Pme-Pmi. Son ambition, c’est de substituer le maximum de ce que nous importons par la production locale. Nous importons des cure-dents, des fourchettes, des clous... ! En Inde, ce sont des unités qui coûtent 10 000 euros (un peu plus de 6,5 millions F Cfa). Vous prenez, par exemple, 10 jeunes marchands ambulants qui vendent des fourchettes, vous leur donnez une unité qui fait des fourchettes : trois font la production, trois la commercialisation, les trois dans la gestion ; vous créez une chaîne de valeur et de la richesse, de l’emploi pour le pays. C’est vers ce schéma que nous irons avec cela.

 

Parlons un peu politique... Que pensez-vous de l’idée des députés de Rewmi d’introduire une proposition de loi pour ramener le mandat du président de l’Assemblée nationale à 5 ans ?

 

Je pense qu’aujourd’hui, la priorité des Sénégalais et la mission qu’ils ont assignée au gouvernement, c’est de prendre en charge leurs préoccupations. Sur les questions démocratiques, la position de l’AFP [Alliance des forces de progrès dont M. Sarr est membre] est connue. Nous sommes membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar, nous avons les deux pieds dans cette coalition, nous sommes dans un partenariat empreint de loyauté avec le président de la République. Le  peuple sénégalais a confié au président Macky Sall et au président Moustapha Niasse une mission, et je ne souhaiterais pas qu’on nous dévie de leurs préoccupations. N’étant pas député, je préfère laisser le groupe Benno Bokk Yaakaar discuter de cette question. S’y prononcer ne ferait qu’apporter du bruit au bruit. Nous ne sommes pas dans un parti calculateur, qui fait dans les coups politiques. C’est un parti qui faire preuve de retenue parce que nous connaissons l’État. Aujourd’hui, le président Macky Sall et Moustapha Niasse incarnent les plus hautes institutions du pays, nous devons tout faire pour améliorer ce climat.

 

Benno Bokk Yaakaar tarde à définir une option claire par rapport aux prochaines élections locales. Pensez-vous que la coalition doit aller ensemble ou en rangs dispersés ?

 

L’AFP a pris l’option d’aller en coalition depuis sa création. Mais, pour une élection locale, il faut tenir compte des spécificités locales. Les conseillers ruraux et municipaux éliront des hommes et des femmes qu’ils connaissent. Nous pensons que les partis sont suffisamment majeurs pour ne pas laisser au PDS l’opportunité de gagner (…) Nous devons avoir l’objectif de récupérer toutes les collectivités dirigés par ce parti et non de nous fragiliser.

 

Le président a promis de mettre fin au cumul de fonctions. Êtes-vous favorable ?

 

Je suis un partisan de la démocratie. Je  considère que le peuple sénégalais vote depuis 1860 et qu’il faut faire confiance au peuple au moment d’élire ses dirigeants. Quand le débat sera posé au niveau de notre parti, il donnera sa position. Je m’interdis d’anticiper sur des débats qui ne sont pas posés.

 

Êtes-vous candidat à la succession de Moustapha Niasse à l'AFP ?

 

Je ne suis candidat à rien du tout. Je sers mon pays. A travers mon engagement politique, j’ai voulu rendre service à mon pays. Je suis un  enfant issu du milieu rural qui travaillait sous la lampe tempête, faisait des kilomètres pour aller à l’école, donc je dois beaucoup au peuple sénégalais. Aujourd’hui, si l’AFP a besoin de moi pour un quelconque poste, naturellement, je suis disponible.      

 

 

PAR DAOUDA GBAYA

 

 

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