Publié le 17 Dec 2021 - 06:23
GRÈVE DE LA FAIM DES DÉTENUS EN CASAMANCE IL EST TEMPS DE LES LIBÉRER !

Que fait le journaliste et écrivain René Capin Basséne en prison ?

 

2018 – 2021, pendant tout ce temps là, 25 accusés de la tuerie de Boffa où 14 bûcherons ont trouvé la mort sont détenus sans jugement.

Des grèves de la faim à répétition ponctuent cette détention qui va entamer sa troisième année à partir de janvier 2022. Et chaque grève de la faim est faite pour demander la tenue d’un procès équitable et mettre fin à ce régime spécial anormal d’une détention provisoire (illimitée) qui n’en finit pas.

Et voilà ce que l’on lit dans la presse : « Pour mémoire, le procureur de Ziguinchor a rencontré les 25 détenus samedi dernier. Ce, pour leurs expliquer « l’état de la procédure pour laquelle le parquet a déjà transmis son réquisitoire définitif au juge d’instruction qui reste seul compétent pour décider de leur sort ».

Sortir de la mentalité de guerre permanente, cesser certaines pratiques d’arrestations arbitraires, de maltraitances, de tortures comme on peut le lire parfois dans certaines presses et rétablir l’état de droit sont indispensables pour envisager la paix que tout le monde ne cesse d’invoquer pour la Casamance.

On trouve dans des médias ailleurs qu’au Sénégal des interrogations importantes, par exemple, sur cet avion bloqué sur le tarmac de l’aéroport de Bissau qui serait « bourré d’armes turcs » et aurait « livré des armes à la Gambie de Barrow ».

Déjà lors de l’offensive militaire contre la branche armée du MFDC, « Attika », des sources médiatiques non sénégalaises disaient que l’armée nationale aurait obtenu le droit de pénétrer sur le territoire Bissau Guinéen pour les prendre de revers et aurait utilisé des drones turcs.

Le mouvement démocratique panafricaniste et internationaliste de notre pays s’honorerait d’exiger la satisfaction des revendications légitimes d’un procès équitable et immédiat des présumés innocents d’autant plus que la Casamance et notre pays ont besoin de paix et donc de justice.

De Diouf, Wade à Macky Sall le rêve d’en finir militairement avec le mouvement indépendantiste Casamançais a toujours engendré des cauchemars réels pour les populations en nos soldats en Casamance.

Il n’y a pas et n’aura pas de solution militaire à la question Casamançaise.

Il ne peut y avoir qu’une solution politique démocratique dans une optique panafricaine en accord avec le MFDC né en mars 1947 après le congrès fondateur du RDA en octobre 1946 à Bamako bien avant le BDS puis l’UPS de Senghor/Dia, le PDS et bien entendu son rejeton libéral APR/BBY de Macky Sall d’aujourd’hui.

 

Section: 
DU SALOUM AUX MARCHES INTERNATIONAUX : Et si le prochain champion sénégalais était aujourd’hui un paysan ?
Requiem pour le Sahel ou le dernier voyage de Maurice Freund
BAMAKO AU BORD DE LA PARALYSIE : BLOCUS, PÉNURIES ET GUERRE ÉNERGÉTIQUE. Le sabotage de Manantali : un tournant dangereux dans la crise malienne
LE CHEMIN DE L’ESPOIR : Pour une relation Sénégal-France apaisée, souveraine et équilibrée
TURBO-RÉVOLUTION FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL Entre orthodoxie du FMI, défi de la dette et explosion des alternatives endogènes
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel