Publié le 31 Jan 2018 - 19:47
ISMAÏLA MADIOR FALL (MINISTRE DE LA JUSTICE)

‘’Le Sénégal n’a pas un problème de droits humains’’

 

Un atelier sur le rapport du Sénégal au titre du troisième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) s’est tenu avant-hier à Dakar. Avec pour objectif de définir de nouvelles orientations stratégiques pour le Conseil consultatif national des droits de l’Homme (CCNDH). Le Garde des Sceaux s’est prononcé sur les droits humains.

 

Le troisième passage du Sénégal devant le Conseil des droits de l’Homme est prévu en novembre prochain. Ce, dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU). Ainsi, la direction des droits humains a organisé, avant-hier, un séminaire de préparation, en collaboration avec les différents acteurs.  Présidant cette première rencontre, le Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, a indiqué que l’ancrage institutionnel du Conseil consultatif national des droits de l’Homme devrait se situer au niveau de son département. De ce fait, le ministre de la Justice a proposé qu’on l’y maintienne en renforçant les articulations avec la Primature. Parce que, dit-il, c’est à partir de là-bas que se fait la coordination gouvernementale, arguant que les questions de droits humains ne sont pas toujours juridiques. ‘’Elles concernent d’autres secteurs’’, a-t-il précisé.

D’après lui, il incombe au CCNDH de résorber le gap pour le comité des droits de l’Homme de Genève et des instances africaines. Ismaïla Madior Fall d’insister sur la nécessité de répertorier les informations et de les relayer à temps ‘’parce qu’au fond, le Sénégal n’a pas un problème de droits humains’’. ‘’Nous sommes un des pays au monde où les standards de garantie des droits humains sont les plus élevées. De plus, le Sénégal a une vieille tradition de respect de ces droits. Notre pays a accueilli les réfugiés venant de Haïti, de l’Amérique Latine et de l’Europe du Sud’’, a souligné le ministre de la Justice. Selon lui, c’est un problème de production des informations et de repartage qui se pose. ‘’Ce n’est pas le système de protection des droits humains qui doit être mis en œuvre, mais plutôt le système d’informations par rapport à ces droits. Cela veut dire que nous devons avoir un système de fourniture des données relatives aux droits humains plus éprouvé pour que les rapports soient produits à temps’’, a-t-il poursuivi.

Combler les ‘’gaps’’ en matière de production des rapports

Toutefois, le ministre a signalé que le Sénégal est en train de combler ‘’ces gaps’’ en matière de production des rapports et relever les défis qui l’attendent à l’EPU.  En effet, l’objectif de la réunion est de formuler de nouvelles orientations stratégiques pour le Conseil consultatif national des droits de l’Homme, mais également de préparer un rapport pour l’EPU. Selon le représentant régional au Haut-Commissariat des droits de l’Homme, l’enjeu et le défi majeur restent la mise en œuvre des recommandations faites au Sénégal.  Car, fait savoir Andrea Ori, la rédaction du troisième rapport à la commission des droits de l’Homme sur l’évaluation périodique universelle doit être effective. Il a expliqué que le Sénégal est en retard sur la soumission de certains rapports périodiques mais aussi sur la mise en œuvre des recommandations.

Il a également indiqué que les acteurs veulent renforcer le mandat du Bureau du conseil consultatif en lui donnant un mandat beaucoup plus fort. Ceci, en vue de faire remonter ses tâches dans la coordination gouvernementale afin qu’il devienne un conseiller à la Primature pour que tout ne revienne pas au ministère de la Justice. ‘’Nous souhaitons la mise en place d’un comité de pilotage au sein de cette institution étatique pour que le Premier ministre puisse donner des responsabilités aux différents ministères, en leur demandant d’être redevables sur la mise en œuvre des recommandations et de lui rendre compte sur l’effectivité de leur mise en œuvre’’, a soutenu le droit-de-l’hommiste. A l’en croire, la tâche doit être divisée entre les différents ministères et que le département de la Justice assure le suivi ainsi que le délai dans la soumission de certains rapports. 

AWA FAYE

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