Publié le 14 Nov 2012 - 09:00
LETTRE OUVERTE AU NOUVEAU MINISTRE DE L’INTERIEUR

Cybercriminalité, proxénétisme, faux billets, faux passeports…, des priorités parmi tant d’autres.

 

M. le ministre, permettez-moi d’abord de dire que, c’est avec déférence que je m’adresse à vous en tenant compte de votre rang de ministre et de votre autorité. En tant que citoyen épris de paix, de justice, de la sécurité de son pays et au nom de la liberté d’expression garantie par notre constitution, je voudrais vous faire part de mon inquiétude provenant d’un constat, que j’ai eu à faire depuis quelques années, de la présence de certaines individus de nationalités étrangères (je me garde de citer de pays pour ne pas stigmatiser certaines personnes) que je soupçonne de se livrer à certains pratiques punies par la loi.

 

C’est vrai que la police doit redoubler d’efforts pour faire face à l’insécurité grandissante comme les agresseurs, les cambrioleurs…notée surtout dans certains quartiers de la banlieue. Ceci, en augmentant les postes de police de proximité tant et toujours réclamés par les populations. Et prendre des mesures préventives pour que des actes de vandalismes comme ceux des thiantacounes du lundi 22 octobre 2012, ne se reproduisent plus jamais.

 

Mais le problème des étrangers mérite d’être souligné et traité avec beaucoup de lucidité. Loin d’être xénophobe, raciste ou je ne sais quoi encore ! Au contraire, ceci est une interrogation légitime. En effet, ces gens-là louent et habitent le plus souvent dans des appartements jugés très chers par leurs voisinages immédiats. D’autres préfèrent louer une maison entière, pour peut-être plus de tranquillité et de sécurité. Leurs lieux de fréquentations sont les cybercafés et les banques. Ils prennent rarement les moyens de transports en commun (bus ou mini bus). Les taxis jaunes noires restent leur préférence. On ne les voit jamais travailler et ne leur connaît pas de métiers particuliers. Ils habitent des quartiers dits populaires comme Pikine, Parcelles Assainies, Médina… D’ailleurs, n’a-t-on pas démantelé récemment un réseau à Pikine ?

 

Je n’affirme pas de manière catégorique que ces personnes sont dans ces sales boulots cités plus haut. Je ne suis pas aussi un donneur de leçons, loin de là ! C’est juste un constat. C’est pourquoi, je voudrais en tant que citoyen, tirer sur la sonnette d’alarme pour que les autorités compétentes prennent en charge cette question. On ne peut pas laisser n’importe qui entrer dans notre pays pour faire n’importe quoi. M. le ministre de l’intérieur, le professionnalisme de nos hommes de tenues est chanté un peu partout. Mais depuis quelques temps, certaines défaillances sont notées dans certains cas, surtout du côté du maintien de l’ordre. Certaines ont parlé de problème de prévention pendant que d’autres évoquent un problème de réaction et de défaillance au niveau des services de renseignements généraux.

 

Pour rassurer les citoyens que nous sommes, les différents délits cités au dessus, doivent être votre cheval de bataille et éclairer la lanterne de l’opinion publique. Les journalistes ont aussi leur part à jouer. Ils doivent s’intéresser à la question. Avec des investigations minutieusement menées et des preuves à l’appui, informer le grand public sur cette problématique. M. le ministre, en tant que homme de tenue et général, les Sénégalaises et les Sénégalais, attendent beaucoup de vous et espèrent que votre passage au ministère de l’Intérieur restera à jamais gravé dans les annales de l’histoire de notre cher pays.

M. le ministre, le peuple vous écoute et vous attend sur vos actes qu’ils auront à juger demain !

 

 

 

Amadou DIA,

Diplômé en Master II en communication

et en journalisme

 

 

 

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