Publié le 25 Jun 2020 - 04:27
LUTTE CONTRE LE DOPAGE DES SPORTIFS AFRICAINS

Matar Ba sollicite l’implication de la médecine traditionnelle

 

Le webinaire ministériel organisé, hier, par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), portant sur ‘’La pharmacopée traditionnelle, valeurs du sport et Covid-19 : une perspective africaine’’, a été l’occasion, pour le patron du département des Sports du Sénégal, de donner son avis sur le rôle de la médecine traditionnelle dans la lutte contre le dopage des athlètes de l’Afrique.

 

Matar Ba préconise l’instauration d’un dialogue permanent et dynamique avec la médecine traditionnelle et une bonne politique de lutte antidopage pour sauvegarder l’intégrité du sport et des athlètes africains. Il a fait cette proposition, hier, à l’occasion du webinaire ministériel portant sur le thème ‘’La pharmacopée traditionnelle, valeurs du sport et Covid-19 : une perspective africaine’’.  Selon le ministre des Sports sénégalais, ce dialogue est fondamental pour corriger les dysfonctionnements et aléas liés à l’augmentation des dangers de la pharmacopée traditionnelle comme moyens de dopage.  

Matar Ba, Vice-Président du Bureau de la 7e Conférence des parties à la Convention internationale contre le dopage, a également souligné la  nécessité de s’entendre sur les mesures préventives et de lutte contre l’utilisation de la pharmacopée traditionnelle à des fins de dopage, tout en rappelant aux autres panélistes que  les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2022 pourraient être mis à contribution dans le but ‘’d’élargir et approfondir la réflexion afin de dégager, sur cette thématique de la plus haute importance, une position commune qui engagerait toute l’Afrique’’, a-t-il précisé.

Monsieur Ba a, par ailleurs, fait état de ses inquiétudes liées aux limites du système sanitaire africain. Ces insuffisances, ajoute-t-il, deviennent de plus en plus perceptibles pendant cette période de pandémie de Covid-19. ‘’Cette situation, il faut le reconnaître, tend à augmenter les dangers pour les athlètes qui peuvent être amenés à utiliser la pharmacopée traditionnelle, surtout par le fait que les mesures de protection contre les produits dopants font souvent défaut dans nos pays du Sud. Lesquels pays manquent aussi, souvent, de moyens adéquats pour lutter contre les addictions ‘’, soutient-il.

Le patron du département des Sports du Sénégal n’a pas manqué de relever l’importance de la médecine traditionnelle. Il a, sur cette lancée, évoqué les recommandations des organisations internationales et continentales comme l’Organisation mondiale de la santé et de l’Union africaine.

Pour rappel, en 1978, à l’occasion de la réunion d’Alma Ata, l’OMS a reconnu l’utilité des médecines traditionnelles pour les soins de santé primaires dans les pays du Sud et pour les besoins en médecine complémentaire ou parallèle dans les pays du Nord. En outre, l’Union africaine avait adopté, par décision AHG/DEC 164, un plan d’action de la décennie de la médecine traditionnelle (2000–2010) avec comme objectif majeur la reconnaissance de la médecine traditionnelle.

Au plan national, Matar Ba estime que le pourcentage important d’utilisateurs de la pharmacopée traditionnelle (70 à 80 %)  a  favorisé l’avis n°2016.03 du 30 mai 2016 du Conseil économique, social et environnemental recommandant au gouvernement la législation de la pratique de la médecine traditionnelle, la normalisation et la promotion de la pharmacie traditionnelle, l’immatriculation et le renforcement des capacités des praticiens. ‘’Ces mesures et ces recommandations sont d’autant plus importantes qu’elles constituent, en vérité, une réponse opportune à la marginalisation plus ou moins prononcée dont est victime la médecine traditionnelle et ses praticiens’’, a-t-il conclu.

Le webinaire ministériel portant sur ‘’La pharmacopée traditionnelle, valeurs du sport et Covid-19 : une perspective africaine’’, a été présidé par le directeur régional de l’Unesco et représentant de ladite institution en Afrique de l’Ouest, M. Yao Ydo. Les ministres des Sports des pays africains comme l’Angola, la Sierra Léone et le Burkina Faso ont aussi pris part à cette rencontre virtuelle.

OUMAR BAYO BA

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