Publié le 28 Jun 2018 - 21:21
MARIAGES PRECOCES, EXCISION, MENDICITE, TRAVAIL DES ENFANTS…

Ces défis de la phase 2 du PSE

 

Le développement ‘’inclusif’’ repose, selon le ministre en charge du Budget, Birima Mangara, sur un respect des besoins différentiels de tous les groupes vulnérables, en leur assurant un accès équitable aux opportunités. C’est ce qu’il a indiqué hier, sur la prise en charge de ces derniers dans la phase 2 du Plan Sénégal Emergent (Pse).

 

Le Chef de l’Etat Macky Sall veut mettre les couches vulnérables au cœur du développement économique et social du Sénégal. Déjà, à travers la phase 1 du Plan Sénégal Emergent (Pse) (2014-2018), le gouvernement a pu mettre en place des programmes dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et surtout de l’employabilité des jeunes. Mais malgré tous les efforts et engagements consentis par l’Etat, d’importants défis restent à relever, selon le ministre en charge du Budget, Birima Mangara. Notamment dans le domaine de l’état civil, des mariages précoces, de l’excision, de la mendicité, du travail des enfants, etc. ‘’Ces challenges sont d’autant plus importants qu’ils sont aux Objectifs du développement durable’’, dit-il.

Le ministre présidait, hier, un atelier sur la prise en compte des enfants, des adolescents et des jeunes dans la phase 2 du PSE. Ces groupes, explique-t-il, occupent une place importante dans l’agenda 2030, en tant qu’ayants droit et bénéficiaires des politiques majeures et surtout en tant qu’acteurs du développement. Ainsi, Birima Mangara exhorte les partenaires internationaux, les Ong, les mouvements associatifs et les privés intervenant dans ce domaine à ‘’s’impliquer davantage’’ au côté du gouvernement pour accroître le financement des activités liées à leur promotion. ‘’Le développement inclusif repose sur un respect des besoins différentiels de tous les groupes vulnérables. Nous devons leur assurer un aspect équitable aux opportunités. Or, cela doit passer nécessairement par leur autonomisation économique et sociale’’, explique-t-il. 

A ce propos, la représentante de l’Unicef au Sénégal, Laylee Moshiri, souligne qu’un investissement conséquent dans la première génération, c’est-à-dire la petite enfance, est démontré avoir le ‘’meilleur retour’’. Les actions pour la 2eme génération que sont les adolescents et les jeunes, et surtout les plus vulnérables et exclus, sont les garanties de la capture du dividende démographique. Ce qui permettrait, d’après elle, d’éviter les conséquences plus graves pour les jeunes et la société, telles que les conflits, la pauvreté intergénérationnelle, la migration… ‘’Investir dans les adolescents est l’équivalent de donner une deuxième chance et de construire un futur meilleur pour cette couche, leur société et le monde. Sans un investissement conséquent, les jeunes d’aujourd’hui ne seront pas prêts pour les transformations de demain dans les sociétés et les marchés du travail’’, estime-t-elle.

Le représentant de la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) d’insister sur une meilleure prise en charge des enfants de la rue. ‘’Chaque jour, nous nous levons pour venir au travail, nous rencontrons des jeunes dans la rue, mal habillés, mal nourris. Ce qui interpelle notre conscience collective sur la nécessité de les protéger. Certes, le gouvernement fait des efforts, mais il y a encore beaucoup de choses à faire. Il faut que nous redéfinissions notre solidarité collective et individuelle pour que ces enfants soient extraits de la rue, qu’ils soient dans les écoles, qu’ils soient préparés à être les futurs dirigeants du monde’’, dit-il.

MARIAMA DIEME

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