Publié le 5 Jul 2024 - 12:17

Mieux vaut tard que jamais avec la disparition des plaques d’égouts

 

Depuis très longtemps, j’ai essayé d’attirer l’attention des responsables de l’ONAS(au téléphone, parfois au contact) sur la disparition des couvercles d’égouts. A chaque fois, j’ai été prié de m’adresser aux agents basés à Camberene, des fois on me signifie que c’est à l’agéroute que je dois m’adresser. Je n’ai cessé d’ exprimer ma préoccupation face à ce phénomène qui menace notre vie.

En effet, nos égouts réalisés bien avant notre accession à la souveraineté internationale agissent comme des boucliers contre les maladies. En éliminant efficacement les eaux usées de nos maisons et de notre environnement immédiat, ils empêchent la propagation de maladies comme le choléra et la typhoïde. Dans le passé, sans systèmes d’égouts appropriés, ces maladies étaient beaucoup plus courantes. Aujourd’hui, des égouts sains sont la clé d’une communauté saine. Ils nous aident à contrôler les inondations car les fortes pluies peuvent transformer les rues en rivières s’il n’y a nulle part où l’eau peut aller. Les égouts sont comme des tunnels souterrains qui emportent toute cette eau supplémentaire, protégeant nos maisons et nos rues contre les inondations. Les inondations comme nous en avons connues ces années passées, peuvent causer beaucoup de dégâts, c’est pourquoi de bons systèmes d’égouts sont d’une importance capitale.

Les égouts participent à notre prospérité économique pour la bonne et simple raison qu’avec des  égouts en activité et bien entretenus,  les entreprises voudront venir s’installer chez nous, les touristes voudront également venir visiter et tout le monde aime vivre dans un endroit propre et sain.  De bons égouts aident les villes à se développer et à prospérer.

La disparition des plaques d’égouts a trop duré et tout le monde soupçonne les pousses-pousses qui ramassent la ferraille non plus les weekends, mais tous les jours maintenant sans gêne. Cet état de fait  n’a pas échappé à Monsieur le Ministre chargé de l’assainissement au point de saisir la Gendarmerie pour traquer les voleurs des plaques d’égouts. Maintenant à la place de ces couvercles, ce sont des pneus qui signalent les trous que leur absence a laissés. Il était grand temps que cette autorité prenne cette initiative. Elle a compris que son département a la plus lourde charge  de protéger la santé et la salubrité publique ainsi que l’environnement contre les risques liés aux rejets des eaux usées, notamment domestiques.

A ce problème de vol de plaques d’égouts est venu s’ajouter le démontage des écrous de nos autoponts pour certainement aller encore à la vente de la ferraille. Une vidéo à ce sujet circule dans les réseaux sociaux.  Si cela est avéré, on peut l’assimiler à un crime et le traiter comme tel.

Nous avons des lois et règlement au Sénégal qui doivent aujourd’hui avoir plus de rigueur car les gens ne reculent devant rien pour se faire de l’argent facile. Au regard de cette tendance qu’il faut à tous prix freiner, des sanctions exemplaires devront être prononcées à l’encontre de ces irresponsables.

Les objectifs poursuivis par l’imposition de sanctions sont de modifier le comportement d’un individu et de dénoncer publiquement ses pratiques qui constituent une menace pour la société. Les sanctions sont les méthodes que nous utilisons pour renforcer le contrôle social et nous assurer que les gens obéissent aux normes et aux lois.  Elles imposent une norme de comportement jugée socialement acceptable, ce qui est essentiel pour que la société s’autorégule, maintienne l’ordre, l’harmonie et la cohésion.

Essentiellement, l’absence d’action judiciaire énergique favorise l’anarchie, l’instabilité, l’incertitude et l’insécurité. L’un des principaux objectifs fondamentaux de la loi est de maintenir l’ordre et la stabilité sociaux. La loi établit des limites et des limites sur le comportement et la conduite des personnes, créant ainsi un sentiment de prévisibilité et de sécurité dans la société.    

Tout ce qui est demandé à tout le monde, c’est de simplement de  se conformer aux règles que la société a établies. Les règles servent d’abord à préserver l’ordre au sein de notre  société en fournissant un cadre pour un comportement acceptable et les conséquences en cas de non-respect. Elles sont ensuite essentielles pour protéger les droits et les libertés des individus, en veillant à ce que tous les membres de la société soient traités équitablement et justement en vertu de la loi.

L’acte posé par Monsieur le Ministre chargé de l’assainissement est à saluer encore une fois mais la Gendarmerie à elle seule ne peut pas être partout tout le temps. Il faudra l’implication de toute la population pour préserver le bien public. Une sensibilisation à grande échelle sera donc nécessaire. C’est le lieu de rappeler l’adage wolof qui dit : celui qui a fait ce que personne n’a fait, on doit lui faire ce qu’on n’a fait à personne.

                           

                                                                                        Alioune FALL

108, Comico Mermoz

Section: 
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS
L’ÉCONOMIE DES SOINS : Une condition d’autonomisation économique des femmes et de prospérité partagée au Sénégal
SÉNÉGAL–FMI Entre souveraineté proclamée et dépendance réelle
SONKO–DIOMAYE : Pourquoi la coopération vaut mieux que la rivalité
UNE DÉCISION JURIDIQUEMENT INDÉFENDABLE Pourquoi le Tribunal Arbitral du Sport annulera le forfait infligé au Sénégal
Qui dirige le Sénégal ?
NOS RESSOURCES NE DOIVENT PLUS ENRICHIR LES AUTRES. “L’Afrique doit servir d’abord les Africains”
DIOMAYE–SONKO ET LA TECTONIQUE DU POUVOIR : Quand les fissures du sommet traversent l’État
LA PAGE DE “L’AFFAIRE SOFTCARE” TOURNÉE : Les consommatrices soulagées
SÉNÉGAL : De nouveau sur la nécessaire et urgente refondation des institutions