Publié le 28 Apr 2019 - 05:31
OUMAR SARR, PRESIDENT DU PAREL

‘’Le Rewmi a un problème de management’’ 

 

Exclu du parti Rewmi, pour avoir fait capoter, au sein de l’hémicycle, la volonté d’Idrissa Seck de mettre sur pied un groupe parlementaire, après avoir claqué la porte de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Oumar Sarr avait aussitôt mis en place un groupe de refondation dudit parti pour exclure, à son tour, son ex-mentor. Après quelques mois d’un dur bras de fer, il a fini par abandonner ce combat pour créer son propre parti politique et intégrer la majorité présidentielle. De loin, il suit la situation au sein de Rewmi gangrené, selon lui, par le management d’Idrissa Seck. Dans cet entretien avec ‘’EnQuête’’, l’ex-député, passé entretemps président du Conseil d’administration de la Société sénégalaise de réassurances, aborde également d’autres sujets brûlants de l’heure, notamment la formation du nouveau gouvernement, les réformes constitutionnelles engagées, entre autres. Entretien.

 

Depuis votre départ de l’Assemblée nationale, on vous entend très rarement. Qu’est-ce qui explique ce retrait ?

Il ne s’agit pas d’un retrait. L’Assemblée nationale est une tribune qui offre au député qui y siège la possibilité d’être en contact direct avec les populations, par le biais des médias. Forcément, quand on change de fonction, on perd en visibilité. Mais nous sommes sur le terrain au plan politique et au plan professionnel. Nous gérons un parti qui s’implante jour après jour. Cela nous occupe au plan technique, même si, au plan de la communication, on peut mieux faire. Nous avons été très actifs durant la campagne sur toute l’étendue du territoire. Nous intervenons dans le débat qui intéresse le peuple sénégalais, si l’occasion nous est donnée.

Vous aviez lancé, juste après votre départ de Rewmi, une initiative visant à refonder le parti. Où en êtes-vous ?

Oui, c’était le 13 juin 2015. Nous avions mis en place le groupe pour la refondation de Rewmi. Mais quelques mois après, beaucoup de Sénégalais ont trouvé que notre projet était intéressant. Certains d’entre eux venaient d’horizons autres que le Rewmi. Finalement, de fil en aiguille, nous sommes arrivés à la création du Parti africain du renouveau libéral (Parel/Songue Daan). Ce parti existe depuis pratiquement un an. Nous travaillons sur tous les départements du Sénégal. Ce n’est pas un travail facile, mais notre label, c’est plus la discrétion. Ce qui nous a valu beaucoup de réussite, lors de la dernière campagne électorale. Notre contribution dans la victoire du président Macky Sall est indéniable. Nous avons fortement pesé, pas dans toutes les localités, mais dans certaines d’entre elles où certainement nos apports ont pu aider notre candidat à faire la différence.

Lors du lancement du groupe de refondation de Rewmi, vous aviez fixé comme objectif, non seulement de refonder le parti, mais aussi de récupérer tous ses frustrés et d’en exclure Idrissa Seck. Pourquoi avez-vous renoncé à ces objectifs ?

Parce que nous voulions gagner du temps. Les gens avec qui je travaille ont trouvé que cette bataille pourrait nous mener dans un terrain judiciaire qui n’en valait pas la peine.

Est-ce à dire que c’était un combat perdu d’avance ?

Non, ce n’était pas une bataille perdue d’avance, mais peut-être assez longue et ça allait nous prendre extrêmement de temps. L’autre aspect du problème, c’est que des gens venus d’autres partis nous ont dit que le combat que vous avez au sein de Rewmi ne nous concerne pas. Donc, au lieu de vous fixer comme objectif de reprendre le Rewmi, pourquoi ne pas créer un autre parti ensemble avec des gens qui, originellement, étaient du Pds ou d’autres partis qui étaient en tout cas dans le landerneau politique sénégalais. Nous avons eu finalement comme objectif de créer un parti tout neuf et nous ne le regrettons pas. Parce qu’aujourd’hui, de très fortes personnalités, soit de Rewmi, soit du Pds et même du Ps, sont venus grossir nos rangs. Au niveau des jeunes, des femmes, des cadres, beaucoup d’adultes, d’hommes d’expérience très connus en tout cas sur le plan politique, sont venus nous renforcer. La page Rewmi est aujourd’hui définitivement tournée.

Le Rewmi connait aujourd’hui une cascade de départs dont le dernier en date est celui du Dr Abdourahmane Diouf, ex-porte-parole. Qu’est-ce qui, selon vous, explique ce phénomène ?

Je ne voudrais pas trop m’appesantir sur des départs d’un parti qui n’est pas le mien. Je ne dirais pas que je ne suis pas concerné, parce que Rewmi, quoi qu’on en dise, a été ma formation politique. Donc, tout ce qui s’y passe ne me laisse pas indifférent. Mais j’observe sans être surpris. Je connais les qualités et le talent d’Abdourahmane Diouf. C’est un intellectuel de très grande qualité. Donc, quand il démissionne, c’est une grosse perte pour le Rewmi. Il faut le regretter ; mais, en tout cas, je ne suis pas surpris. Je pense que le Rewmi a un problème de management qui fait qu’on pourrait penser, à qui le prochain tour ?

Vous l’avez dit, vous avez lancé votre parti il y a à peu près un an. Comment se porte votre compagnonnage avec le président Macky Sall ?

C’est un compagnonnage basé sur beaucoup de sincérité et de fraternité, mais surtout d’amitié. Le président Sall et moi-même avons un passé assez connu depuis le Pds. Depuis lors, nous sommes restés des amis. On se parle et on se voit très souvent. On discute de questions qui intéressent le pays. Il m’associe à la réflexion et j’essaie de contribuer au maximum de mes capacités à la bonne marche de la coalition et du pays.

Comment appréciez-vous la composition du nouveau gouvernement et ses choix portés sur certaines personnalités ?

Quand quelqu’un est élu président de la République, la première chose qu’il doit faire, c’est de mesurer toute la plénitude de la responsabilité qui est la sienne. La confiance surtout renouvelée des Sénégalais doit quand même peser sur toutes les décisions qu’il prend. Le président doit avoir la liberté de décider et de prendre de bonnes décisions, parce qu’au finish, tout ce qu’il entreprend, que cela réussisse ou non, ça va forcément déteindre sur la marche du pays. Donc, le choix des hommes et des femmes devant l’accompagner pour l’aboutissement du projet qu’il se fixe pour notre pays est extrêmement important. Il le base sur la confiance certainement, sur une conviction que les hommes et les femmes qu’il a lui-même choisis, vont l’aider.

Certains de ses choix sont fortement contestés dans certaines franges de l’opinion et même de la majorité. Qu’en pensez-vous ?

Choisir, c’est difficile. Parce qu’à chaque fois que vous choisissez quelqu’un, vous laissez en rade un autre qui, peut-être, a les mêmes compétences et qui aurait pu faire le même travail. Ainsi va la vie. Le président, de toute façon, il est libre de mettre quelqu’un aujourd’hui et, demain, de le remercier sans d’ailleurs avoir à s’expliquer sur ses choix. Il a toute la liberté de se choisir l’équipe avec laquelle il veut travailler. Maintenant, qu’on ait à redire sur ses choix, cela n’engage que ceux qui contestent. A ce que je sache, c’est le président Macky Sall qui a été investi de ce pouvoir de nommer à des postes civils et militaires. Si les choix sont bons, tant mieux pour lui. Si ce n’est pas le cas, il s’en rendra compte très vite. Il dispose suffisamment de tout le temps et de toute la liberté pour faire les changements qui devront l’aider à satisfaire ses ambitions.

Le président Macky Sall veut se mettre en mode ‘’Fast-track’’ dans la conduite des affaires publiques. A cet effet, il a engagé des réformes constitutionnelles. Quelle appréciation en faites-vous ?

La méthode ‘’Fast-track’’ n’est pas une nouveauté au Sénégal. Je me souviens, dans les années 2003-2004, c’est dans le secteur de l’éducation, après que la Banque mondiale et le Fmi ont accepté d’une reconversion de la dette de certains pays parmi lesquels le nôtre, ils avaient demandé ce qu’on appelle en français la ‘’procédure accélérée’’ ou ‘’Fast-track’’ en anglais. Je me souviens, Macky Sall était Premier ministre et avait bien utilisé ces procédures accélérées. Il s’était entouré d’hommes et de femmes pour arriver à ses fins. Maintenant que ce concept revienne au goût du jour en 2019, cela révèle la maturité de l’homme qui, après sept ans de gouvernance sanctionnée par une réélection à la tête de ce pays, a mesuré le niveau de confiance que les Sénégalais ont placé en lui. Il voudrait faire mieux et plus dans les années à venir, pour laisser à la postérité une empreinte indélébile d’un homme qui a su marquer son histoire, qui a su participer à l’émergence de son pays. Le président veut aller vite et veut faire beaucoup plus qu’il ne l’a fait entre 2012 et 2019, pour que les Sénégalais soient le plus satisfait possible.

Beaucoup voient derrière cette réforme une tentative de modification de la nature de notre régime démocratique. Certains parlent de régime présidentiel, d’autres de présidentialiste et les plus téméraires de régime parlementaire. Qu’en pensez-vous ?

Nous sommes un régime présidentiel, mais qui a les vertus d’un régime parlementaire. Le président de la République est le seul responsable de la politique de la nation. Il l’a toujours été. Mais, en supprimant le poste de Pm, il veut davantage monter au créneau, parce qu’il a certainement mesuré le niveau de responsabilité et de redevabilité qu’il a vis-à-vis du peuple sénégalais. Il voudrait montrer qu’il n’a pas peur d’affronter ce défi et il va le faire certainement avec beaucoup de responsabilité, en ayant une conscience claire qu’au bout du processus, c’est lui le seul comptable du bilan. Il est avec une équipe qu’il s’est lui-même choisie sans contrainte, sans pression pour qu’en sa qualité de président de la République, il puisse donner le meilleur de lui-même. Maintenant, les vertus d’un régime parlementaire qu’on peut lire dans cette réforme, c’est que l’Assemblée nationale, à mon avis, va être renforcée. Parce que le président de la République, désormais, ne peut plus dissoudre l’Assemblée nationale.

Oui, mais celle-ci aussi ne pourra plus présenter une motion de censure, si la réforme aboutit.

Il y a ce qu’on appelle l’équilibre des pouvoirs. Autant, comme vous le dites, l’Assemblée ne peut pas faire de motion de censure, autant le président de la République ne peut pas la dissoudre. Il y a, à ce niveau, un équilibre dans les prérogatives qui font que chacun devra mériter le respect de l’autre. De mon point de vue, ça permet au pays de gagner du temps, qu’on ait moins de politique politicienne. Au Mali, il y a eu une motion de censure contre un Pm. Mais, au Sénégal, c’est rare, pour ne pas dire que ça n’existe pratiquement pas, de voir des députés présenter une motion de censure.

Le Pds l’a tenté récemment pour renverser le gouvernement d’Abdoul Mbaye.

On l’a tenté plusieurs fois, mais ça ne réussit jamais, parce que les majorités, en général, sont avec l’Exécutif dans un camp politique et il n’y a pas souvent eu de raisons suffisantes pour que le Législatif puisse mettre un terme à la gouvernance du Pm qui a été choisi dans le même camp ou dans le même parti que le président et sa majorité.

Qu’attendez-vous de ce quinquennat ?

Avec beaucoup d’optimisme. Quand nous relisons les grandes lignes qui marquent le discours du président et qui tournent autour des femmes, des jeunes, de l’environnement et du numérique, on s’aperçoit que le Sénégal progresse. Il y a quelques années, le président de la République n’aurait pas fait de ces différents secteurs des leviers pour sortir de l’auberge. Il y a sept ans, on parlait d’inondation, d’agriculture, d’éducation, etc. De plus en plus, on s’engage dans l’émergence et les préoccupations des populations tournent plus vers la sécurité, l’environnement, le numérique. Tout ça, ce sont des concepts plus ou moins nouveaux, qui montrent que notre pays est en marche. Il nous faut seulement résoudre le problème extrêmement important de l’emploi des jeunes. Nous nous sommes fixé un million d’emplois ; je pense que le président devra même revoir cela à la hausse, parce que chaque année, nous recevons, sur le marché du travail, à peu près 200 000 jeunes. Donc, en 5 ans, c’est 1 million. Ce serait un excellent résultat, si on y parvenait, mais le revoir à la hausse serait mieux. Je pense qu’avec toutes les perspectives qu’offrent les découvertes de pétrole et de gaz, notre pays peut aller jusqu’à 1,5 million d’emplois pour les cinq ans à venir.

Le président de la République semble revenir à ses convictions de 2012 qu’il n’a pas pu réaliser, pour ce qui est de la lutte contre la corruption, l’insalubrité et la spéculation foncière. Pensez-vous qu’il puisse réussir en 5 ans ce qu’il n’a pas pu faire en 7 ans ?

Je ne suis pas du même avis que vous. Nous avons beaucoup progressé en matière de bonne gouvernance et de finance publique. Il y a moins de scandales, parce qu’il y a des formes très dissuasives dans les dispositifs qui ont été mis en place. En tout cas, moi, en tant que député de 2012 à 2017, nous avons activement participé à tout ce qui est entré dans le cadre de la lutte contre la corruption et pour la promotion de la bonne gouvernance. Il y a beaucoup de dispositifs qui ont été mis en place, parmi lesquels on peut citer l’Ofnac. Il y a aussi des mesures qui ont été prises au niveau de l’Assemblée nationale avec des lois votées en collaboration avec l’Exécutif qui avait proposé des projets de loi comme la déclaration de patrimoine.

Tout cela, ce sont des dispositifs qui font réfléchir. Quand vous avez la responsabilité de gérer des finances publiques, vous y réfléchirez plusieurs fois avant de sortir de l’orthodoxie. Tout cela, ce sont des dispositifs mis en place par le président Macky Sall et qui ont fait que tous les scandales que nous avons connus entre 2000 et 2012 sont devenus un mauvais souvenir. Je pense qu’il y a quelques problèmes de mauvaise gestion çà et là, mais le Sénégal a fortement progressé en matière de bonne gouvernance. Ça n’a jamais été de la peine perdue, le président Macky Sall avait bien vu. D’ailleurs, c’est ce qui fait que c’est un couteau à double tranchant. Par exemple, dans les marchés publics et autres, nous sommes tellement rigoureux que parfois même, les exécutions de budget en souffrent. Quand on n’exécute pas un budget correctement, généralement, ce sont les populations qui trinquent. Je pense que cette question, on devrait la revoir pour qu’il y ait beaucoup plus de célérité dans les appels d’offres qu’on casse parfois, qu’on conteste et qui retarde, alors que les besoins des populations ne peuvent pas attendre.

Le président Macky Sall soumet le report des Locales au dialogue national. Quelle est votre position sur la question ?

Je pense que nous n’avons plus le choix. Si on veut faire des élections locales le 1er décembre, les tâches qui incombent à l’Exécutif pour que celles-ci se passent dans les conditions les meilleures, le temps qui nous est imparti ne nous le permet pas. Puisque nous sommes dans une démocratie, nous sommes dans un pays où les acteurs aiment discuter, le président a bel et bien raison de vouloir dialoguer avec tous les acteurs politiques, de la société civile et avec tous les Sénégalais qui voudraient que le pays marche comme il se doit, pour qu’autour d’une table, on réfléchisse de manière objective pourquoi on ne peut pas faire les élections le 1er décembre. Comme ça, tout le monde saura qu’on a encore des choses à faire, parce qu’il y a le parrainage, la révision des listes électorales, etc. Le président, dans un souci de ne pas donner l’impression de dicter sa volonté à l’ensemble des acteurs, veut ouvrir un dialogue. Je pense que, par extension, on peut même discuter des Législatives, dans le cadre de ce dialogue.

Justement, faut-il coupler les Locales avec les Législatives ?

Je pense que le Sénégal doit réfléchir sur son calendrier électoral. Aujourd’hui, avec le passage de septennat à quinquennat, on se rend compte que l’Assemblée nationale est mise en place avant l’élection du président de la République. Je trouve que c’est une anomalie. La preuve, quand Abdoulaye Wade est arrivé en 2000, l’Assemblée nationale avait une durée de vie de deux ans et il l’a dissoute. Macky Sall a fait la même chose, quand il est arrivé au pouvoir en 2012. Macky Sall est un président sortant, pourquoi ne devrait-il pas rendre un grand service à son futur successeur pour qu’il n’y ait plus ce schéma où le président de la République doit forcément organiser les élections pour les députés et puis partir.

Dans le dialogue en vue, les Sénégalais devraient, dans leur ensemble, réfléchir pour qu’on revoie comment faire de sorte que, quand un président s’installe au pouvoir, il puisse faire une Assemblée nationale. Parce que quand le peuple élit un chef d’Etat, je pense que l’instrument le plus utile, c’est de le doter d’une majorité assez nette à l’Assemblée nationale, si tel est la volonté du peuple. Dans un même élan, on devrait pouvoir faire une élection présidentielle et un ou deux mois après, organiser des élections législatives. C’est ça notre position au niveau de notre parti.

Il est de plus en agité la possibilité pour le président Macky Sall de faire un troisième mandat. Qu’en pensez-vous ?

Ce que j’en pense, c’est que le texte n’est pas clair. Le texte qui limite le mandat de cinq ans renouvelable une seule fois n’est pas clair. Il y a une question d’interprétation. Parce que quand on vous dit que le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, cela peut amener à croire que le mandat de sept ans n’est pas concerné. J’ai lu d’éminents professeurs de droit se prononcer sur la question. Ce n’est plus une question d’interprétation qui se pose. Il s’agit de laisser le temps au temps pour que, le moment venu, le président qui, en tout cas, selon ses propos, avait dit que ce serait son dernier mandat, je pense qu’il va respecter cette volonté qu’il avait faite il y a de cela quelques mois.

Il nous avait dit qu’il allait faire 5 ans, il en a fait sept…

C’est différent. Il ne faut pas mélanger les choses. Macky Sall s’était fait élire pour sept ans par le peuple sénégalais. S’il avait la possibilité d’écourter son mandat, il aurait eu certainement la possibilité de le prolonger. Le Conseil constitutionnel, en bon gardien de la charte fondamentale qui nous lie en tant que Sénégalais, a dit attention : quand vous ne pouvez pas augmenter, vous ne pouvez pas en principe baisser. Il est heureux de constater que ce Conseil constitutionnel avait bien joué son rôle. Si Macky Sall pouvait tailler son mandat de 7 à 5 ans, rien ne l’aurait empêché, au bout de 5 ans, de dire : maintenant, faisons un référendum, on va faire 9 ans. J’ai applaudi des deux mains quand le Conseil constitutionnel a attiré l’attention du président que malgré sa volonté ferme de vouloir écourter son mandat, il n’en avait ni le droit ni les prérogatives.

PAR ASSANE MBAYE

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