Publié le 30 Jun 2020 - 17:47

Plumes satiriques ou sataniques ? Ne faîtes pas toujours porter le châpeau à notre cher Président

 

La satire,  genre d’expression littéraire,  a toujours existé dans les sociétés pour placer comme devant  un miroir, une société et ses tares mais  avec une  intelligence  exquise, pour aider celle-ci à se corriger. Elle se focalise les faits,  à l’intrigue beaucoup plus qu’aux personnes, en cela elle est utile, positive puisque pédagogique. Par contre quand elle escamote les faits ou les falsifie, cible plus les personnages ou un personnage, elle devient  destructrice, subversive, dangereuse et satanique. Aujourd’hui force est de constater que la plupart de ceux qui parlent des problèmes de la société s’y embarquent par contagion, par parti pris, sans chercher à connaître les tenants et les aboutissants ou la géographie réelle de  chaque problème.

Plus grave tous  restent superficiels  sur l’analyse,  aphones sur les causes,  impotents et disqualifiés sur les solutions  mais ils  tiennent tous le chef de l’Etat, le Président Macky Sall, comme  seul responsable de tout. Pourtant une simple analogie d’un chef d’Etat avec un père de Famille, aurait pu leur faire comprendre  que de la même manière qu’un père de famille ne peut répondre des turpitudes de ses fils adultes, un chef d’Etat (Elu à un moment déterminé pour une période déterminée)  ne peut connaître ou répondre des Actes de chaque citoyen. IL faut le constater pour le regretter, notre Pays dérive  vers un «Associationnisme Satanique »  qui explique  cette irruption de plumes sataniques, destructrices et qui jurent d’avec une volonté de servir la Société.      

Paradoxe des temps, ironie de l’histoire  c’est dans un contexte national plein d’espoir où notre pays vient de sortir d’une gestion scabreuse,  solitaire, informelle, patrimoniale, ruineuse,  à la limite mafieuse,  mais également dans un contexte Mondial assombri et lourdement chargé où malgré tout , notre pays présente des embellies et tente de sortir la tête de l’eau,  que commencent à essaimer  des oiseaux de mauvaise augure qui prédisent l’apocalypse si l’on ne prenait pas en compte leurs lubies.  Ces contempteurs du Régime actuel,  tous politiciens grand- commençants  ne peuvent pas comprendre qu’ils ont à faire à des citoyens matures ,  patriotes et capables de discernement, non amnésiques pour oublier de sitôt, d’où nous venons, par rapport à toutes les questions qu’ils  évoquent  ( Foncier, contrats miniers, Eau, Electricité, Agriculture, infrastructures, Santé , Education, etc) ; sur toutes ces questions il faut être un néophyte en politique,  très distant  des politiques publiques du pays,  de l’indépendance à nos jours  ou nihiliste invétéré,  pour  faire fi  des passifs  dont la seule résorption  avec l’avènement de Bennoo  avec le Président Sall,  pour chaque secteur a dépassé le bilan positif  des quarante années précédentes . IL  s’y ajoute  un actif  indéniable  et glorieux dans plusieurs secteurs (transport aérien, terrestre, maritime, défense et Sécurité, PUDC, PUMA). 

Les Sénégalais  n’ont pas non plus la mémoire courte,  pour oublier leur casse-tête  œdipien  qui se  susurrait sur toutes les lèvres, dans les foyers, dans les lieux publics,  et sous forme d’angoisse existentielle qui se lisait sur tous les visages  quant  au devenir du Sénégal,  quant à la tâche surhumaine qui attendait  l’éventuel successeur de la seule « Constante » d’ alors du pays qui avait  fini par chosifier toutes les autres institutions de la République, pour aller encore à l’aventure au moment où par l’inspiration et la grâce divine, un consensus national fort   s’est dégagé autour d’un jeune  bien éduqué,  courtois et pondéré, cultivé,  pragmatique avec un sens élevé de l’Etat et du Devoir,  un leadership  affirmé qui dérange ailleurs (G7, G20, Chine –Afrique,   Gambie et Paix en Casamance,  ZLEC, Eco,  NEPAD).

           Paradoxe et Ironie  relativement  aux opposants et à leurs méthodes : les plus audibles et virulents de ces contempteurs de circonstance, qui jouent aux lampions,  étaient   sans doute  hier,  soit des sourds –muets, frappés de cécité  qui n’ étaient pas au fait de la boulimie financière ( existence d’une fabrique de milliardaires) Foncière et immobilière  qui sous-tend tout ce qui est agité aujourd’hui et que d’aucuns attribuent à la percée de l’argent sale dans notre pays, du népotisme et du clientélisme ambiants, de l’arrogance et de l’impunité galopant des nouveaux parvenus d’alors ou bien ils étaient alors de carpes qui évitaient d’être envoyées à la poêle. Alors la tâche ne sera pas facile  pour ceux là qui dans l’intermède  d’une carrière  professionnelle, sans élégance aucune et mesure dans le propos,  pour pouvoir faire mordre leur appât, quand ils cherchent à troquer  leur ancien  manteau de  serviteur soumis de l’Etat avec un nouveau manteau immaculé.  La plupart, anciens fonctionnaires  reconvertis,  ne pourront jouir d’une certaine crédibilité que quand  ils restent dans la critique objective et constructive et non dans des attaques personnelles et gratuites qui cachent mal, un malaise post-carrière .

Tout au plus en s’employant à mettre au pilori le système qui les a produits et sous les quels ils se délectaient des Responsabilités qui furent les leurs, ils ne peuvent qu’ouvrir des boulevards  aux ennemis du pays qui n’hésiteraient  à faire d’eux, des Alliés. Malheureusement  consciemment ou inconsciemment,  ces nouveaux acteurs de l’arène politique, pour rattraper leur retard politique, n’ont de choix que des raccourcis  politiques,  qui passent par  l’attaque systématique  et frontale contre les institutions,  le chef de l’Etat, voûte des institutions,  en point de mire,  le système sous lequel on a servi, n’est plus épargné, et ceci au risque d’un emprisonnement d’où l’on espère  sortir avec  une valeur ajoutée  de popularité nationale, voire internationale  que mille tournées  politiques n’auraient  pu assurer.  C’est la lecture qu’il faut avoir  de la stratégie globale développée par une frange de l’opposition à travers   des  sorties  parrainées par certains  Media et  des jets de plumes toujours trempées au vitriol   pour faire plus de mal que pour  convaincre ou guérir.

Alors Ils  jouent dans l’incongruité, dans l’amalgame volontaire, consistant  à écrire  l’histoire présente avec des faits  vieux  qui relèvent  du passé.  Art de   mode opérandi  est opportuniste et procède  d’un art raffiné qui est l’ art  de la manipulation,  finalité de tout exercice de communication.  Cependant Ils ne se rendent pas compte alors  qu’ils sont en train d’aménager des plages à Satan  surtout quand  ils font fi de la  genèse et sensibilité  du problème posé,  de l’opportunité  et de la manière de s’y prendre. En Démocratie  il n’ y a pas de  meilleur cadre que la Représentation nationale pour poser et résoudre  les problèmes  à caractère national. Des appels du pied plus ou moins voilé de certains  sous un certain ton, à la Rue, est une démarche satanique à bannir.  Ils ne comprennent pas non plus  que  la résonnance  agressive  d‘une  juxtaposition de mots et d’expressions  négativement chargés,  dévoie  l’attention  sur l’essentiel et altère  la compréhension de la quintessence des idées.

   En fin Paradoxes et ironie, le refrain reste le même pour tous , sans relief : «  le pays va mal » disent-ils   au moment où la plupart des grands Leaders de ce  Monde  font la ronde dans notre pays. L’on retient pêle- mêle  dans leur chapelet,  la gestion du Foncier,  alors que le chef de l’Etat n’a cesse  d’alerter sur la situation dont la complexité et la profondeur, à lui  seul, peut  plomber le règlement de toutes les autres urgences du Pays, la solution n’est pas de crier à HUE et à DIA, il faut réfléchir à des solutions valides et durables ; des « plaintes heureuses » sur une imaginaire restriction des libertés alors qu’on se prévaut  de cette Liberté pour déverser sa bile sans coup férir  sur toutes les Autorités  (administratives, judiciaires, politiques) ; une  mauvaise situation économique  prétendent-ils faisant fi de la conjoncture Mondiale  mais surtout des performances économiques avec un taux de croissance en constante évolution positive ; la critique  réactionnaire sur  la dette et  sur l’arrivée des multinationales en feignant d’ignorer  qu’aucun   pays ne se suffit à lui-même, et que ceux qui nous imposent le verrou  pour notre dette ont des dettes au dessus de leur PIB, que des pays comme les Dragons noirs, à partir desquels  on aime se gausser sur le retard économique du Sénégal, que ces pays se sont développés grâce à la délocalisation des Entreprises multinationales Européennes et Américaines et du transfert des compétences, c’est aussi le cas de la  chine ;  le  faux débat,  oiseux et toxique, délibérément entretenu par des parties intéressées dont les ambitions  et les rêves ont été brisés, et qui ont voulu   transposer une spéculation  régulière et légitime entre opérateurs,  sans  aucune incidence sur  les dispositions contractuelles avec l’Etat, comme un « scandale d’Etat »  C’est de la manipulation malhonnête. Enfin sur l’ Ecole et la Sante, l’Etat fait ce qu’elle a  à faire en termes de budget mais toutes les deux sont malades d’abord de la forme du corporatisme de leurs acteurs, ensuite de la gestion parfois laxiste  souvent avec un penchant lucratif des Responsables de structures.

Vivement que les plumes satiriques éclosent autour des faits de société dans notre pays, celui-ci en a vraiment besoin pour guérir de ses nombreux maux dont l’indiscipline et l’insubordination, mais que toutes les plumes sataniques, à l’encontre de la personne,  se brisent, pour que le Pays reste et demeure un havre de paix. 

Waly Ndiaye   Bennoo Bookh Yaakhaar, kalom/NGayokhème

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