Publié le 28 Jul 2013 - 15:02
PRESIDENTIELLE MALIENNE

Les réfugiés du Burkina ne votent pas, Kidal traîne les pieds

 

Le scrutin se poursuit globalement dans le calme. Le plus gros problème relevé, c’est au Burkina Faso, dans le camp de réfugiés de Saniogo où presque personne n’a pu voter faute de disposer du sésame et d’être sur les listes

Au Burkina Faso, dans le camp de réfugiés de Saniogo, à trente kilomètres de la capitale, la confusion est totale. A la mi-journée, personne n'a pu voter. L'équipe de supervision est dépassée. Il faut deux conditions pour pouvoir voter : avoir sa carte d'électeur Nina et son nom sur la liste électorale. Rares sont les Maliens, ici, à répondre à ces exigences. Les équipes sur place ont tenté sans résultat de trouver une solution avec l'aide de l'ambassade du Mali au Burkina Faso. Les réfugiés se disent particulièrement déçus.

Dans le camp de Kati, au Mali, le capitaine Amadou Sanogo a voté vers 13h en compagnie de son épouse. Il était en tenue civile, un boubou bleu, avec sa canne. Il a refusé de dire pour qui il a voté mais il assure qu'il respectera le verdict des urnes : « Quel candidat, aujourd'hui, ne reprend pas les mots que nous avons utilisé en 2012 ? remarque-t-il. Tous les candidats confirment ce que j'ai dis. Je suis un capitaine heureux ».

Grappes humaines à Tombouctou, désert à Kidal

A Tombouctou, l'influence est conséquente. Pourtant, tout le monde risque de ne pas pouvoir voter aujourd'hui. Constat d'échec dans cette ville : des électeurs ne peuvent pas se prononcer sur le scrutin car ils ne trouvent pas leur bureau. Le numéro de téléphone gratuit pour avoir des renseignements n'est pas d'une grande aide : il est totalement saturé.

Signe positif : les habitants de Tombouctou se sont mobilisés en nombre. Notre correspondant sur place décrit de véritables « grappes humaines » qui ont émergé partout dans la ville où les familles se dirigeaient vers les bureaux de vote.

A Tombouctou, le numéro deux de la Minusma assiste au déroulement du scrutin.

A Kidal, les électeurs ne sont pas franchement au rendez-vous. Trois heures après le début du scrutin, la plupart des bureaux n'avaient enregistré qu'une quinzaine de votants. Les plus excentrés, dédiés aux populations nomades, attirent peu de monde. Le plus effervescent, où le gouverneur a voté, est situé au coeur de la ville. Les assesseurs ne sont pas débordés : ils ont du temps pour expliquer la procédure de vote à chaque citoyen.

AVEC RFI

 

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