Publié le 16 Mar 2016 - 14:41
REFERENDUM DU 20 MARS

Les Forces de l’espoir grossissent le courant du NON

 

Une nouvelle coalition dénommée les Forces de l’espoir/Samm li nu bokk a été portée sur les fonts baptismaux, hier. Composée d’un mouvement citoyen et de six partis politiques dont Taxaw temm d’Ibrahima Fall, Citoyens pour l’éthique et la transparence de Moussa Touré et du Rassemblement national démocratique de Dialo Diop, entre autres, cette coalition entend œuvrer pour le triomphe du NON le 20 mars.

 

Le Front du refus s’élargit d’une nouvelle coalition lancée hier à Dakar. Dénommée Forces de l’espoir/Samm li nu bokk, cette coalition est composée du Parti Demain la République, d’El Hadji Ibrahima Sall, du Pastef/Les Patriotes du Sénégal, du Parti pour la liberté et la citoyenneté/Défar jiko yi de l’ex-ministre du Plan, Lamine Ba, par ailleurs ancien dignitaire du Parti démocratique sénégalais, du Rassemblement national démocratique (Rnd) de Dialo Diop, de Citoyens pour l’éthique et la transparence de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Moussa Touré et du Mouvement Taxaw temm d’Ibrahima Fall. Anciens membres de la mouvance présidentielle pour la plupart d’entre eux, ces leaders sonnent dorénavant la rébellion pour le rejet des réformes constitutionnelles proposées par le Président Macky Sall. 

Selon eux, leur ex-allié a tout simplement mis les populations devant le fait accompli au sujet de ces réformes qui n’ont en aucun moment fait objet d’un consensus fort entre les différents acteurs. ‘’Le peuple souverain s’est réveillé surpris et mis devant le fait accompli par le président de la République qui, après avoir annoncé sur le territoire national et à l’étranger qu’il ne reviendrait pas sur sa promesse de réduire son mandat, apprend qu’il devait finalement se plier à l’avis du Conseil constitutionnel’’, a fustigé El Hadji Ibrahima Sall qui a lu la déclaration préliminaire.

Selon le leader du Parti Demain la République, ‘’depuis la fin des travaux de la Commission nationale de réforme des institutions, le président de la République n’a, dans le cadre de la révision qu’il propose, consulté aucun parti politique, aucune organisation syndicale encore moins un mouvement de la société civile’’. Ainsi, ‘’après en avoir imposé le contenu, Macky Sall a également enfermé cette consultation populaire dans des délais trop courts pour permettre un débat politique sérieux’’. Sous ce rapport, il pense que ‘’le référendum du 20 mars 2016 sera en toutes circonstances un référendum déloyal, un référendum pour rien’’.

Pourtant, regrette Moussa Touré, ‘’le peuple sénégalais s’est farouchement  battu, au prix du sang de ses enfants, pour exprimer clairement et simplement une volonté de rupture sur des questions essentielles engageant l’indépendance de la justice, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, la séparation des fonctions de président de la République et de chef de parti et bien d’autres questions identifiées par les Assises nationales et élucidées par la Cnri’’.   

A quelques trois jours de la clôture de la campagne, les partis qui composent cette coalition ont donc décidé de s’investir le mieux qu’ils peuvent pour faire triompher le NON. 

ASSANE MBAYE

 

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