Publié le 17 Oct 2018 - 02:26
SANTE DE LA REPRODUCTION

De la nécessité de conscientiser les jeunes

 

Briser les tabous sur l’éducation sexuelle des adolescents et des jeunes. C’est le but de la campagne sur la santé reproductive lancée hier par le ministère de la Santé, en partenariat avec Planned Parenthood Global (Pp Global). L’objectif final est de lutter contre les grossesses précoces et les maladies sexuellement transmissibles.

 

La sexualité précoce des adolescents et des jeunes constitue un grand problème pour la société. Elle entraîne de nombreuses conséquences telles que des maladies ou infections comme les Ist. En réaction à la problématique, une campagne de communication média sur la santé de la reproduction des jeunes et adolescents a été lancée hier. Organisée par la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, en collaboration avec Planned Parenthood Global (Pp Global), elle vise à ‘’briser les tabous’’ sur l’éducation sexuelle des jeunes. Selon le chef d’équipe pays Pp Global, Dr Ndèye Seuène Niang, la cible est identifiée comme particulièrement vulnérable, au vu des facteurs de vulnérabilité qui accompagnent la vie de l’adolescent. Il s’agit, entre autres, de la précocité des rapports sexuels, du déficit de communication entre parents et enfants sur la santé reproductive (Sr) et des risques associés à la sexualité précoce. 

‘’Dès l’âge de 17 ans, une jeune fille sur huit (12 %) a déjà commencé sa vie féconde. A 18 ans, cette proportion atteint les 24 % dont la grande majorité, 19 %, a déjà eu au moins un enfant’’, a soutenu le Dr Niang. A cela s’ajoutent l’absence de services conviviaux adaptés aux besoins des adolescents et des jeunes, la faible fréquentation des services de santé, y compris la faible utilisation des méthodes contraceptives. ‘’La demande d’assistance médicale pour complications d’interruption de grossesses émane, en grande partie, des jeunes filles de 14-24 ans. Il y a également une faible communication entre parents et enfants sur la santé de la reproduction et des risques associés à la sexualité précoce’’.

A son avis, cela signifie que beaucoup de choses restent à faire, en matière d’information et de formation de ces dernières pour qu’ils soient mieux sensibilisés sur les enjeux d’une fréquentation régulière des structures de santé de la reproduction’’.

Cette campagne, qui a démarré hier à Dakar, entre dans le projet ‘’Voix pour la santé’’ et se déroulera pendant un mois. Pour une meilleure éducation de ces jeunes, les autorités ont élaboré et mis en œuvre une stratégie d’offres standards de services de santé adaptés aux adolescents et jeunes dans les structures de santé de la reproduction.

A en croire le Dr Niang, tous ces efforts déployés par les autorités ne seront efficaces et rationnels que si les populations à qui ils sont destinés s’en servent. D’où la nécessité de mettre l’accent sur la communication. ‘’Pour relever un tel défi, il faut absolument que toutes les parties prenantes jouent leur rôle. C’est en ce sens qu’on peut promouvoir une opinion publique positive’’, a-t-elle dit.

Cependant, a précisé la blouse blanche, de nombreux défis subsistent. La stigmatisation des femmes, des jeunes et des adolescents utilisant les services de la planification familiale (Pf) reste tenace. Les barrières médicales, socioculturelles et religieuses à la Pf sont encore importantes.  La proportion de femmes en union qui ont des besoins non-satisfaits en matière de Pf est estimée à 25,6 %. Pour le coordonnateur de la campagne, Mamadou Lamine Mbengue,  les tabous ne sont plus opérants. Donc, il faut les briser, mais avec des valeurs.

VIVIANE DIATTA

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