Vol nocturne avec violence à Arafat

Trois individus ont été interpellés dans la nuit du 2 au 3 mai à Grand Yoff, à la suite d’un vol commis en réunion avec violence dans le quartier Arafat. Les suspects, âgés d’une vingtaine d’années, ont été placés en garde à vue. Selon des sources sécuritaires, les faits se sont déroulés aux environs de 2 heures du matin. Alertée par un appel signalant un flagrant délit de vol, la brigade de recherches du commissariat d’arrondissement de Grand Yoff s’est immédiatement rendue sur les lieux.
À l’issue de l’intervention, trois individus ont été interpellés pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec violence et complicité. Il s’agit de K. Cissé, C. Ndiaye et S. Touré, tous nés en 2005. D’après les déclarations de la victime, les faits se sont produits alors qu’elle dormait dans sa chambre, située au troisième étage de son immeuble.
Un individu non identifié s’est introduit dans son appartement et a dérobé un téléphone portable de type iPhone 11 Pro Max ainsi qu’une pochette, après avoir fouillé ses bagages. Réveillée par des bruits suspects, la plaignante a crié, mettant en fuite le voleur qui a abandonné les objets sur place. Une course-poursuite s’est alors engagée. Dans les escaliers, le suspect aurait tenté de lui porter un coup de bâton avant de s’échapper. Alertés, des voisins se sont lancés à sa poursuite jusqu’au point de rassemblement connu sous le nom de Senzella, où il a été rattrapé. Selon les témoignages recueillis, ses complices auraient tenté d’intervenir pour le soustraire à la colère des riverains.
C’est à ce moment que la patrouille de police, arrivée sur les lieux, a procédé à leur interpellation. Entendus par les enquêteurs, les mis en cause ont contesté les faits sans parvenir à convaincre. L’un d’eux, K. Cissé, a reconnu sa présence sur les lieux tout en niant toute participation au vol. Les deux autres, S. Touré et C. Ndiaye, ont affirmé être intervenus pour protéger leur camarade d’un lynchage, une version contredite par plusieurs témoignages concordants du voisinage. Les trois suspects ont été placés en garde à vue en attendant les suites de l’enquête.






