Publié le 26 Feb 2014 - 15:32
DÉLINQUANCE FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL

Plus de 50 dossiers en examen auprès du cabinet d'instruction

 

Plus d'une cinquantaine de cas d'enrichissement illicite sont encore en examen. L'information a été dévoilée hier au cours d'un atelier de formation sur les techniques d'enquêtes relatives au blanchiment de capitaux et autres crimes financiers organisés.

 

Le Sénégal n'est visiblement pas proche de connaître l'épilogue du feuilleton de la traque des biens supposés mal acquis et celui de l'enrichissement illicite. Une cinquantaine de dossiers, transmis par la cellule nationale de traitement de l'information financière (Centif), sont encore en instruction auprès du cabinet d'instruction, selon Amadou Diallo de la Centif.

Il s'exprimait hier à l'ouverture d'un atelier national de formation sur les techniques d'enquêtes relatives au blanchiment de capitaux et autres crimes financiers organisé par le Groupement intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba).

La rencontre, destinée aux magistrats et aux enquêteurs nationaux, prendra fin le 28 février. Son objectif est de développer et d’améliorer les compétences et capacités techniques du personnel des agences pour enquêter efficacement sur le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les autres crimes financiers. La formation est dirigée par le consultant André Cuisset, expert en investigation et fonctionnaire de la police française.

Elle vise également à aider les participants à faire un bon usage de la coopération internationale et du partage d’informations avec la Cellule de renseignements financiers (CRF). ''C'est une formation standardisée. Pratiquement, il n’y a pas de particularités spécifiques. Tout dépend déjà du niveau d'acquisition professionnelle des acteurs.

C'est une formation qui peut être d'ailleurs répétée dans n'importe quel pays'', a avancé André Cuisset. ''En matière de blanchiment d'argent, il ne saurait y avoir de victimes. C'est pourquoi, lorsque les enquêteurs sont en face de cette nouvelle matière, ils sont obligés d'adopter une nouvelle démarche'', a renchéri le représentant de la Centif. 

Adama Coulibaly, le nouveau directeur du Giaba, a pointé la grande vulnérabilité aux trafics illicites et criminels de drogues, d’armes et de munitions, de migrants et la faible capacité à lutter efficacement contre la contrebande, la contrefaçon, les fraudes douanières et fiscales des pays de la sous-région. Selon lui, ''il urge, pour nos États, de s’inscrire dans une double logique de prévention et d’intervention efficace, avec des réponses proportionnées et coordonnées de toutes les parties prenantes''.

ANTOINE DE PADOU

 

 

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