Publié le 4 Nov 2016 - 20:36
SEJOUR DIFFICILE DES SENEGALAIS EN TERRE MAURITANIENNE

Le fils du défunt khalife des Khadrya interpelle Ould Abdel Aziz et Macky Sall  

 

A l’occasion du 40e jour du décès de Cheikh Bounena, Khalife Général de la confrérie Khadrya, la fédération khadria de Nouakchott a organisé une cérémonie religieuse à laquelle a pris part le fils du défunt khalife, Cheikh Sidi El Khair Ould Cheikh Bounena. Le religieux s’est désolé des conditions difficiles dans lesquelles vivent les Sénégalais en terre mauritanienne. Il invite les chefs d’Etat des deux pays à régler la question.

 

La khadriya a toujours joué un grand rôle de rapprochement entre le Sénégal et la Mauritanie. Le fils du guide religieux de la tarikha l’a rappelé, à l’occasion du 40e jour du décès de son défunt père, Cheikh Bounena. Ainsi, concernant le séjour difficile des ressortissants sénégalais en terre mauritanienne, le Cheikh souligne que les chefs religieux sont en train de jouer leur partition. « Nous ne comptons pas beaucoup sur la diplomatie pour régler le problème entre les deux pays. Je ne dis pas que cette diplomatie ne joue pas son rôle. Mais il est vrai que les Sénégalais vivent difficilement en Mauritanie pour des raisons politiques. Ce sont des questions qu’on peut régler. » « Nous allons, ajoute-t-il, en tant que pouvoir religieux, jouer un rôle sous-marin et chacun n’a qu’à jouer sa partition. Même la  presse doit aller dans ce sens. Nous comptons également, et au premier plan, sur nos deux Chefs d’Etat : Mohamed Ould Abdel Aziz et Macky Sall qui ont prouvé qu’ils veulent la paix pour apaiser la souffrance des populations. »

En effet, regrettant cet état de fait, il indique que « cette situation ne doit pas prévaloir et perdurer. En tant que religieux, j’ai des parents entre les deux rives à qui je rends visite périodiquement, sans compter de nombreux talibés khadria ». Donc, s’il y a des problèmes entre les deux pays, « nous serons les premières victimes » dit-il. « Nous sommes actuellement en train de voir du côté sénégalais, comme du côté mauritanien, les problèmes de séjour qui ont occasionné le départ de beaucoup de Sénégalais de la Mauritanie dont nos talibés.

Beaucoup de choses nous lient, comme l’Islam, l’histoire politique et d’autres liens de parenté. » Par conséquent, dit le religieux : « Nos dirigeants doivent revoir toutes ces relations de bon voisinage pour trouver une solution idoine dans l’intérêt des deux peuples et non des deux gouvernements. » Et notre Cheikh de terminer par une note d’espoir. « Nous avons espoir qu’ils (les deux chefs d’Etat) soignent cette plaie et nous sommes convaincus que tous ensemble, nous parviendrons à régler tous les différends et surmonter tous les problèmes par la grâce d’Allah. »

Venant à s’exprimer sur l’expulsion de 24 jeunes talibés (5-8 ans) venus apprendre le Coran en Mauritanie, le Cheikh a soutenu qu’actuellement, les choses ont changé, avec le trafic des enfants et l’intégrisme. « Le contexte a un peu changé. C’est pourquoi, les Etats ont pris des dispositions du genre pour contrôler et surveiller ce genre de trafic, pour protéger les enfants et certains biens comme les voitures volées. » Néanmoins, a-t-il ajouté : « Nous sommes prêts à jouer un rôle de facilitateur en donnant des gages de sécurité et en faisant enregistrer tous les enfants dans les Daara connus, avant de venir en Mauritanie. » « Nous savons qu’actuellement nos pays traversent des moments très difficiles avec l’insécurité galopante et la montée de l’intégrisme », a-t-il renchéri. 

IBOU BADIANE, CORRESPONDANT EN MAURITANIE

 

Section: 
LOTISSEMENT DE MBOUR 4 : Le gouvernement accélère la restructuration
FACULTÉ DE MÉDECINE UCAD : Le symbole de l’intégration
40 MILLE VICTIMES - 2,5 MILLIARDS FCFA DÉTOURNÉS : Une fraude géante mise à nu
MINUSCA : Un militaire sénégalais tué, sept autres blessés en Centrafrique
INTERPELLÉS HIER PAR LES LIMIERS DE GRAND YOFF : « Gendarme Sow » et « policier Diop » dépouillaient les commerçants
SOLIDARITÉ ISLAMIQUE : L’héritage unificateur de Seydina Limamou Lahi
TRAFIC DE DROGUE, BLANCHIMENT D’ARGENT, FINANCEMENT DU TERRORISEME… Les acteurs de la lutte contre le crime organisé peaufinent leur stratégie à Dakar
FACE AUX ATTAQUES ARMÉES DES VOLEURS DE BÉTAILS : Les éleveurs de Simbandi Brassou réclament justice et protection de leurs biens
SAINT-LOUIS : DÉMATÉRIALISATION DES COMMANDES PUBLIQUES : La plateforme “Appel” présentée aux acteurs de la zone Nord
COMMERCIALISATION DES PRODUITS SOFTCARE : La mission parlementaire entame les auditions
FONDEMENTS ÉTHIQUES : La solidarité comme projet de civilisation à Diamalaye
DIPLÔMES DES BACHELIERS DE 2018 RETENUS PAR DES ÉCOLES PRIVÉES : L’annonce de la fin du calvaire des étudiants
Saisie de chanvre à Fatick
ANSD
Pénurie d’eau
Université Sine Saloum
Journée sociale à Touba Ndindy
JOURNEE SANS PRESSE ET POLEMIQUE POLITIQUE : Le CDEPS dément Cheikh Bara Ndiaye
MANIFESTATION DANS LA SOLIDARITÉ : Ce que Baye Laye disait dans ses sermons
LUTTE CONTRE LES VBG : La CNDH et l’Institut des inégalités de Catalogne misent sur le partage des bonnes pratiques