Publié le 9 Aug 2019 - 03:16
DEFAUT DE LA DISTRIBUTION DE L’EAU A DAKAR

Le Dg de la Sones rassure les consommateurs 

 

La mise en service de la 2e composante de l’usine de Bayakh va améliorer l’accès à l’eau, surtout au niveau de certains quartiers de Dakar qui sont impactés, ces derniers jours, par un défaut d’approvisionnement en eau.

 

Sans donner les raisons exactes des coupures d’eau notées dans certains quartiers de Dakar, ces derniers jours, le directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) rassure les consommateurs. Ceci en admettant qu’il demeure des quartiers où il y a encore, ‘’en tout cas pas une absence de l’eau’’, mais une présence entre 6 et 10 heures par jour.

Selon Charles Fall, c’est souvent des quartiers qui sont ‘’particularisés’’ par leur position géographique. Soit ils sont en bout de réseau ou en hauteur. ‘’Des solutions sont en train d’être apportées à côté des forages et des stations que nous sommes en train de réaliser. Nous sommes en train d’augmenter la capacité de production et ces trois dernières années. Nous l’avons augmentée de 30 %. Demain (Ndlr : aujourd’hui), le ministre de l’Eau effectuera une visite de Tandème et à Bayakh, au fin de préparer la mise en service de la 2e composante de l’usine de Bayakh. C’est 15 000 m³ complémentaires qui viendront améliorer l’accès à l’eau, surtout au niveau de ces quartiers’’, a informé le Dg de la Sones hier, face à la presse, à l’occasion de l’atelier de lancement de la mission d’information, d’éducation et de communication (Iec) du projet Keur Momar Sarr 3 (Kms3).

Ainsi, à propos de l’usine Kms3 qui doit aussi participer à l’amélioration de l’approvisionnement en eau de la capitale, M. Fall souligne qu’ils sont globalement à 60 % de niveau d’exécution des travaux. Dont 70 à 80 % sur les 216 km de canalisation et un peu moins pour la partie station. Sur ce, le patron de la Sones souligne que la mission d’information, d’éducation et de communication (Iec) confiée au cabinet Msa, constitue une composante ‘’essentielle’’ de Kms3.

‘’Il n’est plus possible, aujourd’hui, de mettre en œuvre de grands projets de développement, en ignorant les aspects humains, environnementaux et sociaux. Raison pour laquelle nous avons décidé de nous faire accompagner pour la vulgarisation des principes fondateurs de cet ouvrage’’, dit-il.

Donc, selon lui, leurs objectifs consistent à ‘’informer régulièrement’’ les populations situées le long du tracé sur le projet et sur les travaux. Ceci sur les avantages et les désagréments liés à la réinstallation, attirer leur attention et les sensibiliser sur les problèmes qui se posent. ‘’Nous voulons susciter chez elles un changement de comportement en promouvant les bonnes pratiques, les responsabiliser et les impliquer dans la mise en œuvre et la recherche de solutions, notamment la sécurisation des ouvrages. Tels sont, entre autres, quelques pistes que nous allons explorer pour parvenir à une appropriation du projet et à un ancrage social de Kms3’’, renchérit M. Fall.

Pour sa part, le gouverneur de Dakar, Al Hassane Sall, a signalé que, jusqu’ici, le ‘’chainon manquant’’ était une démarche ‘’structurée et permanente’’ en matière d’information, d’éducation et de communication. ‘’En tant qu’autorités administratives et locales, nous avons contribué, de manière active, à la diffusion de l’information et à la sensibilisation des populations, notamment à travers les commissions départementales de recensement et d’évaluation des impenses (Cdrei)’’, dit-il.

En fait, pour les acteurs, il s'agit d'élaborer et de mettre en œuvre une stratégie et plans opérationnels dont l'objectif est d’accompagner la Sones, notamment son Unité de gestion du projet (Ugp). Ceci dans la vulgarisation des principes fondateurs de cet ouvrage de sécurisation de l’alimentation en eau potable de Dakar, des nouveaux pôles urbains de Diamniadio, du lac Rose et de Diass. Mais également des localités situées le long de la conduite. Et ce plan d’information-éducation-communication est élaboré à l'endroit du public. Le but est d’augmenter l'accès aux branchements sociaux et accompagner plus de 1 000 personnes dont 40 % de femmes, qui seront déguerpies de la zone du projet.

Pour rappel, le financement du projet est assuré par les bailleurs de fonds que sont la Bid, l'Afd, la Bei, la Bad et l’État du Sénégal à travers la Sones pour un montant global d'environ 272 milliards de francs Cfa. 

MARIAMA DIEME

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