Publié le 4 Aug 2016 - 01:16
9 CAS DE LEPRE DEPISTES CETTE ANNEE

La maladie est stable à Mballing

 

Le village de Mballing continue à avoir des cas de lèpre. Mais cette année, il y a eu une baisse du nombre (9) comparé aux années précédentes (14). Les agents de santé misent sur la sensibilisation et les campagnes de dépistage de masse pour briser la chaîne de transmission.

 

Au moment où les populations demandent l’abrogation de la loi 76-03 du 25 mars 1976, la lèpre continue de dicter sa loi dans cette localité. Cette année, 9 cas sont dénombrés dans le district de Mbour et les 7 viennent de Mballing. L’information est donnée par l’infirmier spécialiste en lèpre du district, Ibrahima Diène. En 2015, 14 cas ont été détectés. Même nombre pour 2014. ‘’C’est un village de reclassement et comme les gens cohabitent, du fait de la promiscuité, cela favorise le développement de la maladie. C’est pourquoi elle sévit plus ici que dans les autres zones. Mais la lèpre a diminué, comparé aux années précédentes’’, renseigne M. Diène.

Ce dernier reconnaît tout de même l’aide de la population par rapport à cette stagnation de la maladie. ‘’La population est bien sensibilisée. De ce fait, quand quelqu’un constate une tache sur son enfant ou vice-versa, il est conduit directement vers un agent de la santé. Tout ce que nous faisons, en dehors de la prise en charge médicale, c’est la sensibilisation. Nous leur demandons de rendre plus saines les habitations. Elles doivent être propres, aérées, mais aussi et surtout, les patients qui ont la maladie doivent impérativement se faire traiter’’, dit-il.

Embouchant la même trompette, l’infirmier chef de poste de Mballing, Abdou Diouf, souligne qu’il leur arrive fréquemment de recevoir des gens en provenance des régions qui présentent des taches, en pensant que c’est la lèpre. Pour d’aucuns, c’est la lèpre. Pour d’autres : non. ‘’Des cas sont toujours dépistés ici, parce qu’il y a des anciens malades. Certains d’entre eux, avant d’être mis sous traitement, avaient contaminé d’autres. Dès lors que la personne commence le traitement, la contamination est limitée’’, ajoute M. Diouf.  Pour freiner cette transmission, le village, avec l’ONG Daho, a formé beaucoup de personnes pour le dépistage, les signes avant-coureurs. ‘’Dans le village, la chance qu’ils ont par rapport aux autres zones, c’est d’envoyer les malades très tôt se faire dépister. Il y a également souvent des campagnes de dépistage de masse. Par exemple, on va dans les écoles, on déshabille tous les enfants pour vérifier s’il y en a qui présentent des taches. Le maître mot, c’est le traitement précoce de tous les cas. Mais également, sensibiliser les populations par rapport à l’habitation’’, renseigne-t-il.

S’agissant des complications, les deux affirment qu’il n’y en a presque pas dans le village. Les complications, dit Ibrahima Diène, sont soit réactionnelles soit neurologiques. ‘’Concernant les complications réactionnelles, un malade peut être sous traitement et les avoir. Ce sont des réactions au niveau des lésions ou des boutons. Le malade peut avoir une inflammation au niveau de la tâche qui se gonfle et devient douloureuse. Nous faisons les premiers soins et si ça nous dépasse, on oriente le malade vers le CHUM’’, informe M. Diène.

Selon l’infirmier chef de poste, le malade traité est en même temps suivi neurologiquement, parce que la maladie attaque le système nerveux. En détruisant les nerfs, les patients développent des complications au niveau des mains, des yeux, des pieds, ce qui amène les mutilations.  ‘’Cela peut amener les plaies qui se développent au niveau des pieds. Parce que leur sensibilité a diminué et facilement, ils peuvent se blesser. C’est très difficile de faire le traitement. Ça nécessite un repos strict et des pansements quotidiens avec trempage. Cette situation est possible, même après le traitement. On peut traiter la personne jusqu’à ce qu’elle soit guérit de la maladie. Du fait de l’atteinte neurologique, une mission du CHUM sillonne les villages de reclassement, tous les 6 mois, pour chausser les anciens malades. Il y a des chaussures adaptées pour eux’’, explique M. Diouf.

V. Diatta

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