Publié le 16 Jul 2016 - 16:23
CHRONOLOGIE

Retour sur 35 ans d'attentats en France

 

Entre l’attaque de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher en janvier 2015, les attentats du 13 Novembre à Paris et Saint-Denis et  nombre d’attentats déjoués, ces derniers mois rappellent la vague d’attaques terroristes survenue sur le sol français dans les années 80. Retour sur les principaux attentats meurtriers dans le pays depuis 35 ans.

 

29 mars 1982 : 5 morts après l’explosion d’une bombe sur un Paris-Toulouse

Dans le train Capitole reliant Paris à Toulouse, une bombe placée dans une valise explose, faisant cinq morts et 27 blessés. L’attentat est rapidement revendiqué par ‘’les amis de Carlos’’. Trois autres attaques terroristes meurtrières suivront en 1982 et 1983 : l’attentat de la rue Marbeuf, faisant un mort en avril 1982, ainsi que les attaques à la gare Marseille Saint-Charles et dans le TGV Marseille-Paris en décembre 1983, faisant 5 morts et 45 blessés.

9 août 1982 : 6 morts et 22 blessés dans la fusillade de la rue des Rosiers à Paris

Le lundi 9 août 1982, à l’heure du déjeuner, une fusillade menée par un groupe armé (de deux à quatre personnes selon les témoins) éclate dans le restaurant de Jo Goldenberg en plein Marais. Les tireurs lancent une grenade dans le restaurant et mitraillent la foule. En trois minutes, ils feront 6 morts et 22 blessés. Une attaque antisémite jamais revendiquée. Le 17 juin 2015, le cerveau présumé de l’attentat a été arrêté en Jordanie.

15 juillet 1983 : 8 morts et 56 blessés à l’aéroport d’Orly

Revendiquée par l’Armée secrète arménienne de libération de l’Arménie (Asala), cette attaque à la valise piégée avait pour motif la non-reconnaissance du génocide arménien. Le bagage, déposé par un Syro-Arménien de 29 ans, Varoujan Garbidjian, a explosé sur le tapis de bagages de l’aéroport d’Orly, faisant 8 morts et 56 blessés.

17 septembre 1986 : l’attentat de la rue de Rennes, dernier épisode d’une série d’attentats en 1985-1986

Entre février 1985 et septembre 1986, treize attaques terroristes secouent la France. Cette série d’événements meurtriers se termine par l’attentat de la rue de Rennes à Paris. Au total, ces attaques terroristes à répétition feront 13 morts et près de 300 blessés. La vague d’attentats est attribuée au Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient (CSPPA), une organisation proche du Hezbollah.

25 juillet 1995 : 8 attaques terroristes à la bombe en trois mois se terminent par l’attentat du métro Saint-Michel

Ces attentats, dont le plus meurtrier fut celui du métro Saint-Michel, furent attribués au GIA (Groupe islamiste armé), qui aurait voulu faire payer à la France son soutien au régime dans la guerre civile algérienne. Le 25 juillet 1995, une bombe artisanale bourrée d’écrous explose dans la gare RER Saint-Michel à Paris et fait 8 morts et 117 blessés. Le terroriste, Khaled Kelkal, sera abattu dans les monts du Lyonnais en septembre 1995, après d’autres tentatives d’attentats. Un an plus tard, le 3 décembre 1996, un attentat comparable dans la station de RER de Port-Royal fera 8 morts et 151 blessés, sans identification des auteurs.

Mars 2012 : Mohamed Merah tue 7 personnes à Montauban et Toulouse

Après avoir abattu 3 militaires à Toulouse et Montauban les 11 et 13 mars 2012, Mohammed Merah tue trois enfants et un professeur dans l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse le 19 mars. Le terroriste islamiste sera retrouvé le 21 mars. Il sera tué le jour suivant à la suite d’une intervention du Raid dans le quartier de Côte Pavée.

7 et 9 janvier 2015 : les attentats de «Charlie Hebdo» et de l’Hyper Cacher

Les frères Chérif et Saïd Kouachi pénètrent au siège de Charlie Hebdo, dans le XIe arrondissement, et abattent à la kalachnikov 12 personnes, dont les dessinateurs Wolinski, Cabu, Charb et Tignous, ainsi que deux policiers. Retranchés le surlendemain dans une entreprise de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), ils sont abattus par le GIGN. Le 8 janvier, Amédy Coulibaly tue une policière municipale et blesse un agent municipal à Montrouge (Hauts-de-Seine) puis prend plusieurs personnes en otages le lendemain, dans une épicerie casher de la Porte de Vincennes, à Paris XXe. Il tue 4 personnes et est abattu dans l’assaut du Raid.

13 novembre 2015 : 130 morts dans des attaques coordonnées

Trois attaques ont lieu durant la même soirée à Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). A proximité du Stade de France, pendant un match amical opposant la France à l’Allemagne, trois kamikazes se font exploser, faisant une victime. Un peu plus tard dans la soirée, trois hommes mitraillent des terrasses de cafés et restaurants des Xe et XIe arrondissements de Paris. Dans ce même XIe arrondissement a lieu une longue prise d’otages, au Bataclan, où 1 500 personnes assistent au concert des Eagles of Death Metal. Le bilan total de cette nuit sanglante s’élève à 130 morts. Le lendemain, les attaques ont été revendiquées par l’Etat islamique.

LIBERATION. FR

 

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