Publié le 2 May 2014 - 13:27
CRISE DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

 Le diagnostic et les solutions des syndicats

 

Le SAES, le SUDES et le SATUC se sont retrouvés mercredi autour d'une table ronde pour échanger sur les défis qui attendent l'université.

 

Face à la sclérose qui s'est emparée de l'enseignement supérieur, les syndicats universitaires réfléchissent à trouver des solutions. Le SAES, le SUDES et le SATUC se sont réunis au CESTI le mercredi pour échanger autour du thème : «Place et rôle des syndicats dans le devenir de l'enseignement supérieur au Sénégal». Les enseignants et le personnel administratif et technique sont tombés d’accord sur la nécessité de lever certaines contraintes afin d’avoir un enseignement de qualité.

Aboubacry Niane, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs des universités et centres universitaires (SATUC), estime que le premier enjeu est lié au financement. D’année en année, on assiste à un afflux massif de bacheliers. De ce fait, dit-il, les 24% du budget affectés à l’enseignement supérieur ne suffisent pas pour gérer le secteur. «On va vers cinquante mille bacheliers à la fin de l’année 2014», souligne M. Niane. 
 
Omar Dia du syndicat unique des enseignants du Sénégal (SUDES) considère lui qu’il y a un déséquilibre entre la part qui revient à l’enseignement supérieur et la part qui revient aux autres départements de l’enseignement. «Sur 40% du budget réservé à l’enseignement de façon générale, 24% sont affectés à l’enseignement supérieur.
 
Et les problèmes de l’enseignement supérieur n’en sont que plus récurrents». Il en veut pour preuve une autre disproportion : sur l'enveloppe de 70 milliards réservés à l’enseignement supérieur, 40 milliards sont destinés aux bourses et aides et seuls 30 milliards vont au fonctionnement des universités (salaires, fonds de recherche, etc.). Les syndicalistes recommandent donc de rééquilibrer cette disproportion en faveur du pédagogique et de la recherche.
 
Une politique ambitieuse de construction d’infrastructures
 
Sur la contrainte liée à la gouvernance, le représentant du SATUC soutient que l’enseignement supérieur reste une entreprise avec des objectifs. Il faut, selon lui, un système de contrôle d’administration et d’orientation venant de l’extérieur.  La question de l’enseignement de qualité et de l’insertion s'est également posée. «Nous ne pouvons pas continuer d’avoir une université avec des taux de réussite au premier cycle de 20%  contre 80% d’échecs.
 
Nous devons aujourd’hui faire en sorte que les produits qui sont formés soient insérés», plaide Aboubacry Niane.  Selon le syndicaliste, ce sont des défis sur lesquels les syndicats doivent se pencher au-delà des revendications sur les salaires et le bien-être. «L’Unesco a fixé une norme selon laquelle 2% de notre population doivent être constitués d’étudiants.
 
Mais le taux du Sénégal ne dépasse pas 1%, alors que dans les pays développés, la norme est de 5%'', se désole le représentant du SUDES. Pour lui, créer des universités virtuelles, c’est apporter une mauvaise réponse aux problèmes. Il préconise une politique ambitieuse de construction d’infrastructures. 
 
Seydina Bilal DIALLO

 

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