Décès suspect dans un cabinet médical

Une affaire aux relents graves secoue le quartier Gouye Mouride, à Rufisque-Est. Les éléments du commissariat d’arrondissement ont procédé à l’interpellation d’une infirmière de nationalité camerounaise, à la suite d’un décès jugé suspect survenu dans un cabinet paramédical clandestin qu’elle exploitait.
Selon nos informations, les limiers ont été alertés avant-hier de l’existence de cette structure sanitaire non autorisée, après le décès d’un patient enregistré le 14 du mois en cours dans les locaux du cabinet. Les circonstances exactes de ce décès restent, à ce stade, non élucidées. Dépêchés sur les lieux pour constatations, les policiers ont découvert un cabinet paramédical fonctionnant en dehors de tout cadre légal.
La propriétaire des lieux, identifiée comme M. N. Odoi, née en 1980 à Yaoundé (Cameroun), s’est présentée comme infirmière d’État. Invitée à se présenter aux services de police pour audition, elle a été entendue sur les circonstances du décès survenu dans son établissement. À l’issue de son audition, la suspecte a été placée en garde à vue pour exercice illégal de la médecine.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer les causes exactes du décès et à établir d’éventuelles responsabilités pénales. En attendant les conclusions de l’enquête, le cabinet a été fermé par les autorités. Cette affaire relance la problématique des structures sanitaires clandestines, souvent pointées du doigt pour les risques qu’elles font peser sur la santé des populations, notamment dans les zones périurbaines.







