Publié le 31 Aug 2016 - 02:00
DR SERIGNE GUÈYE DIOP, MAIRE DE SANDIARA, CONSEILLER DU CHEF DE L’ETAT

‘’Nous devons viser la sécurité alimentaire, pas seulement l’autosuffisance’’

 

Le Plan Sénégal émergent (Pse) du président Macky Sall fait des émules. Le maire de Sandiara, par ailleurs Conseiller du président de la République en agriculture et industrie, a aussi lancé son Pse (Plan Sandiara émergent). Dans cet entretien, le Docteur Serigne Guèye Diop revient sur les projets de son Plan dont le plus en vue est la zone industrielle qui y sera érigée sur un site de 50 hectares. Ingénieur des industries agricoles et alimentaires et chercheur en agriculture, l’édile passe en revue la situation de l’agriculture sénégalaise, de la Suneor nouvellement Sonacos S.A. 

 

Vous êtes auteur de plusieurs rapports sur l’agriculture sénégalaise. Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur la situation agricole ? 

La situation agricole de notre pays est en train d’évoluer dans le bon sens. Nous avons une politique définie par le chef de l’Etat, le Plan Sénégal émergent qui a comme axe majeur le développement de l’agriculture intensive d’une part, le développement de l’agriculture familiale d’autre part et qui a comme moteur l’agro-industrie. Sans l’agro-industrie, l’agriculture ne peut pas prospérer. La politique essentielle s’appelle le programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS).  Son objectif est d’arriver à l’autosuffisance en riz et d’arriver à augmenter nos exportations dans le domaine des fruits et légumes. C’est aussi améliorer nos productions arachidières et mettre en place une série de mesures pour accompagner le monde paysan, notamment les subventions pour les engrais, le matériel agricole mais aussi pour les semences. 

Quels sont les résultats de ce PRACAS, après quelques années de mise en œuvre ? 

À l’heure du bilan, la production agricole augmente. L’année dernière, la production de riz a beaucoup augmenté dans le pays. On parle de près d’un million de tonnes de riz, la production arachidière a franchi, semble-t-il, le seuil du million. Bref toutes les productions ont une tendance à la hausse. 

Selon votre diagnostic, pourquoi la productivité agricole sénégalaise était toujours faible ?

Le facteur limitant la production agricole dans notre pays, c’est les semences. Il faut que ce pays puisse disposer d’un programme de semences certifiées de très bonnes qualités. C’est le premier intrant. Au niveau génétique, il faut avoir des variétés hautement productives : riz, arachide mais également au niveau fruitier, les manguiers et tout ce qui est arboriculture. On doit mettre aussi l’accent sur la formation. On ne peut plus faire l’agriculture comme le faisaient nos grands parents. L’agriculture maintenant doit être modernisée.

Il faut qu’on forme, dans les lycées agricoles comme celui de Sandiara, celui de Ziguinchor, les futurs techniciens agricoles, les futurs agri-preneurs comme on les appelle. Pour cela, il faut construire des lycées techniques. Le président de la République a prévu 7 autres lycées à l’intérieur du pays où nous allons former des jeunes aux métiers du goutte-à-goutte, de la motorisation agricole, de la protection des végétaux, de la fertilisation, de la comptabilité, de la commercialisation et de la transformation agricole. Ils seront aussi formés dans les métiers de l’élevage, de l’aviculture, de la pisciculture. C’est cette agriculture qui permettra au pays de s’en sortir. C’est très simple pour comprendre le problème de la faible productivité de l’agriculture. Nous avons 60% de la population qui ne produit que 11% du Pib.

Dans d’autres pays comme la France, la population agricole est entre 2 et 3%. Ces 2% nourrissent tout le pays, c’est-à-dire 60 millions d’habitants. Chez nous, 60% de la population arrivent à produire à peine 11% du Pib. C’est ça le premier paradoxe que nous devons résoudre. L’autre paradoxe, c’est la question de la transformation. L’arachide a une très faible valeur et ça coûte 200 F le kilogramme. Par contre, l’arachide transformée en huile, en pâte d’arachide, permettra d’avoir une valeur ajoutée à 1000 F le kilo. Le paradoxe est qu’on ne transforme pas toute notre production. Nous devons, dans le futur, voir comment ce million de tonnes d’arachide produit régulièrement va être transformé intégralement sur notre territoire national.

À terme, nous devons viser la sécurité alimentaire, pas seulement l’autosuffisance. L’autosuffisance, c’est juste une étape où notre pays arrive à produire ce qu’il consomme. À terme, nous devons nous assurer que nous pouvons produire, stocker, avoir des stocks de sécurité nationale sur deux ou trois ans comme les Etats Unis, la France. Ces pays, s’il y a une catastrophe, ils ont toujours de quoi se nourrir. C’est ça qu’on appelle la sécurité alimentaire. Notre objectif, c’est d’arriver à la sécurité alimentaire dans notre pays. 

Le président de la République avait émis le souhait de voir le Sénégal être autosuffisant en riz en 2017. À quelques mois de l’échéance, l’objectif est-il toujours réalisable ?

L’objectif d’autosuffisance est toujours fixé par le chef de l’Etat. Dans la vallée du fleuve Sénégal, nous savons que le potentiel est là, mais il faut bien comprendre que cet objectif d’autosuffisance alimentaire va venir d’une part du riz irrigué à 60%. Pour cela, il faut aménager ce qu’on appelle les casiers rizicoles. Il faut des motopompes, des moissonneuses batteuses, des rizeries. Il faut arriver à faire deux cycles de riz par année. Je pense que nous sommes dans la bonne direction. Mais, cela ne suffit pas. Il faut du côté de l’Anambé qu’on compte sur les aménagements. Maintenant, les 40% de cette production doivent venir du riz pluvial. C’est du riz qui n’a pas besoin d’être sous eau permanente. C’est du riz produit sur le plateau. Si on combine la culture de riz pluvial à Fatick, Kaolack, Ziguinchor avec la culture de riz irrigué, nous pouvons facilement atteindre cet objectif d’autosuffisance en riz de 1 600 000 tonnes, mais on peut arriver à la sécurité alimentaire, c’est-à-dire stocker. 

Mais comment y arriver ?

Pour cela, il faut avoir une collaboration très proche avec les commerçants. Ce qui est important pour l’autosuffisance, ce n’est pas seulement la production, mais c’est la commercialisation et la distribution. Pour cela, le Président a demandé aux commerçants de l’Unacois de participer à ce projet, en achetant d’abord la production nationale avant d’importer. C’est-à-dire, à chaque kilogramme importé, on doit penser à un kilogramme acheté localement. L’Unacois s’est engagée à accompagner notre politique agricole.

C’est très important d’allier le marketing et la commercialisation. Sans cela, le système ne marche pas. À partir du moment où un produit a une marque, un réseau de distribution, un prix à une certaine qualité, cela va tirer la production vers le haut. Ça, on l’a toujours négligé depuis 20 ou 30 ans. On n’a pas vraiment impliqué les commerçants, on n’a pas impliqué la distribution. Or, ce qu’on apprend dans le business est qu’il faut toujours un client, un producteur d’une part et entre le producteur et les clients, il faut des distributeurs, des commerçants, des ‘’routes market’’ pour pouvoir s’assurer que le produit arrive chez le consommateur. 

Vous êtes Conseiller du président de la République en industrie, aujourd’hui, quelle analyse faites-vous de la situation que traverse la Suneor redevenue Sonacos S.A ?

La Suneor traverse des phases difficiles. Le gouvernement du Sénégal a décidé de reprendre en main les rênes de cette structure. De quoi il s’agissait ? C’est de reprendre un joyau de notre industrie nationale. L’arachide fait vivre 40 à 50% de notre population. Il y a beaucoup d’industries autour de l’arachide. Il y a également beaucoup de logistiques autour de ce produit. Donc, ça a créé énormément d’emplois. Je pense que tout le monde connaît l’histoire de la Suneor, de la famille Jaber et des engagements qui ont été pris et qui n’ont pas été respectés.

Maintenant, nous regardons vers le futur. Nous avons une société qui a été reprise par l’Etat qui a décidé de la restructurer, de la rendre beaucoup plus performante et de faire en sorte qu’elle puisse obtenir de l’arachide, la transformer, la vendre et même exporter. Cette phase de restructuration est en cours. Je trouve que la direction générale de Sonacos S.A fait un excellent boulot actuellement dans cette restructuration. Dans le futur, l’Etat doit arriver à pouvoir collecter tout ce qui est arachide sur l’ensemble du territoire, pouvoir faire fonctionner nos usines de Kaolack, de Diourbel, de Ziguinchor. Cette restructuration est en cours. Le programme doit être validé par l’Etat pour aller de l’avant. 

Récemment, le nouveau Directeur de Sonacos S.A a proposé la vente des surfaces non utilisées pour la relance de la société. Est-ce une bonne option, selon-vous ? 

En matière de restructuration, toutes les options doivent être sur la table. Quand il y a une dette sociale, une dette fiscale, une dette bancaire, pour la restructurer, il faut reconstruire le capital. Il y a des techniques industrielles, techniques comptables qui sont appliquées partout. Si on veut restructurer une société, il faut que les capitaux viennent d’ailleurs. Or, nous voulons que les capitaux soient des capitaux de notre gouvernement. Nous ne voulons pas vendre Suneor, la mettre à la disposition d’un autre groupe industriel. Les mesures qui sont proposées doivent être examinées. Si ça nécessite probablement qu’on vende ou qu’on ait d’autres ressources financières, alors, certainement, c’est une option qu’il ne faut pas exclure. 

Mais est-ce que sa privatisation est toujours à l’ordre du jour ?

Pour l’instant, il s’agit de redresser l’outil. On ne vend jamais une voiture en panne. Il faut redresser, la (Suneor) rendre toujours rentable et après, on va reparler de son avenir. La priorité pour le gouvernement, c’est de s’assurer que la Suneor redémarre ses usines, reprenne la production, la transformation de l’arachide, le raffinage des huiles et fasse fonctionner l’ensemble des usines sur l’ensemble du territoire

Après la Suneor, il y a d’autres entreprises qui traversent des difficultés notamment Sénégal Airlines, Transrail. Comment l’Etat procède-t-il pour gérer tous ces dossiers ?

Le problème de Sénégal Airlines, c’était un problème congénital. Dès le début, il y avait un problème de capital qui n’était pas tout à fait libéré. C’est une société où l’Etat a pris des mesures avec de nouveaux partenaires. Il fallait la dissoudre et créer une nouvelle société. Cette dernière est en train de voir le jour avec la Turquie (Turkish Airlines). Ce qui est sûr est que le pays a besoin d’une structure très forte pour avoir une compagnie nationale aérienne à Diass. Diass est un instrument très important, 800 milliards de F Cfa. Le Sénégal voudrait faire de Diass un hub aérien. Ce n’est pas simple, mais le projet est en cours. 

Vous avez lancé le Plan Sandiara émergent (Pse). Quelles sont les caractéristiques de ce plan ?

Ce plan s’inspire du plan du président de la République qui est en réalité le Plan Sénégal émergent. C’est une vision jusqu’en 2035 pour faire du Sénégal un pays émergent. Ça veut dire que nous voulons que le revenu du Sénégalais soit multiplié par 4, 5 ou 6. Nous voulons, qu’au niveau économique, que ce pays soit classé dans le concert des nations développées. Nous voulons, à terme, que sur le plan social, les Sénégalais puissent se prendre en charge, à terme.

C’est très ambitieux comme programme. Les 27 projets phares et les 17 réformes doivent se faire autour de 3 axes : la restructuration de l’économie. C’est très important. Il faut que ce pays change complétement de paradigmes avec une économie restructurée. Le deuxième axe, c’est le capital humain. Sans les hommes, le savoir, le savoir-faire et le savoir-être, on ne peut pas aller de l’avant. Le troisième axe, c’est la bonne gouvernance et la transparence. Le président de la République a dit que tous les Sénégalais doivent jouer un rôle dans la mise en œuvre de ce plan. Ce n’était pas à lui, en tant que chef d’Etat, de mettre ce plan à Ziguinchor, à Matam, à Sandiara. Nous, au niveau de la commune de Sandiara, nous avons épousé la vision du Président, mais nous avons mis en place une équipe qui a mené une démarche scientifique, qui a diagnostiqué comme en médecine.

Nous avons d’abord imaginé quels sont les maux dont souffre notre commune. Comment faire pour que, dans 10 ans, 20 ans, cette commune de Sandiara puisse prendre le chemin de l’émergence. Quels sont les vrais problèmes ? Quels sont les axes ? Tout le Plan Sandiara émergent, c’est autour de 12 points et le diagnostic a ressorti 5 éléments : pourquoi les 30 villages qui composent cette commune ne peuvent pas se développer ? D’abord il y a la pauvreté qui est très structurelle. Il y a le chômage, il y a l’analphabétisme au niveau des personnes âgées et même au niveau des jeunes. Il y a également une agriculture qui est très faiblement productive. Une tonne à l’hectare pour le mil, une tonne et demie pour l’arachide, 200 000 F Cfa par hectare et par année pour 8 à 10 personnes. Enfin, une économie qui est essentiellement agricole, qui ne connaît pas l’industrie. Le Pib dans notre zone de Sandiara est 100% agricole. 

Après ce diagnostic, quelles sont les solutions que vous proposez dans le Plan Sandiara émergent ?

En Science, si vous faites le diagnostic, vous devez apporter des hypothèses de solutions. Les hypothèses de solutions, c’est les 12 gros projets. Nous disons qu’en faisant cela, en respectant les axes de l’éducation, de la restructuration de l’économie et de la bonne gouvernance, on va y arriver. Le projet le plus important, c’est ce que j’appelle le plan 1-10-10, c’est-à-dire une famille, 10 cadres dans 10 ans.

Cela veut dire qu’il faut éduquer les jeunes au niveau primaire, secondaire, mettre en place des lycées de formation professionnelle et il faut pousser les jeunes vers l’université pour arriver à une formation intégrale et à un taux de scolarité proche de 100%. Pour nous, l’émergence, c’est d’abord l’émergence des cadres dans les familles. Les familles qui ont eu des cadres, des intellectuels, des gens bien formés autour des métiers universitaires ou techniques, ces gens qui ont des salaires, ce sont ces familles qui émergent d’abord, parce qu’elles ont des personnes qui peuvent, de par leurs connaissances, créer de la richesse.

Nous avons dit qu’il faut mettre l’accent sur la formation professionnelle : c’est le lycée technique de Sandiara d’un coût de 8 milliards que le président de la République a voulu mettre à notre disposition. Il est en construction actuellement. C’est aussi le ‘’lycée fantôme’’ que j’ai construit, que j’ai offert à la communauté et qui accueille près de 3 000 élèves. On veut construire 5 lycées pour que chaque groupe de 2 ou 3 villages puisse disposer d’un lycée. Pourquoi ? Parce que nous pensons que c’est le premier pilier du développement de notre commune. Aujourd’hui, le bilan est positif. On a plus de 800 étudiants dans les universités sénégalaises, grâce au ‘’lycée fantôme’’. Nous aurons, avec le lycée technique, une capacité de formation professionnelle de 5 000 étudiants et une capacité globale d’accueil de 10 700 étudiants. C’est largement supérieur à la population de Sandiara. 

Vous avez récemment signé une convention avec l’APROSI pour la mise en place d’une zone industrielle à Sandiara. Pourquoi voulez-vous une zone industrielle à Sandiara ?

C’est le deuxième gros projet du plan Sandiara émergent. L’Europe a fait sa révolution industrielle à la fin du 19ème siècle. L’Afrique peine encore à faire sa révolution industrielle, or on sait que c’est l’industrie seule qui peut permettre à nos pays d’être en avance. C’est l’industrie qui permet de maîtriser la science et la technologie. L’Afrique est en retard. Nous pensons que si nous voulons développer le Sine, le Saloum, le Fouladou, il n’y a pas d’autres moyens que de mettre en place des industries de transformation de la matière première, des industries agroalimentaires, de pêche, de transformation du lait, bref des usines qui permettent de transformer la matière première en des produits à haute valeur ajoutée. C’est ça la zone industrielle de Sandiara.

Nous avons fait voter au Conseil municipal une zone de 50 hectares qui va pouvoir accueillir une trentaine d’entreprises qui vont investir 60 milliards de F Cfa et qui vont créer 10 000 emplois. Cette zone industrielle va être la réponse qu’il fallait pour compléter notre plan 1-10-10, parce qu’il s’agit dans ce plan de former les jeunes, qu’ils aient des emplois. Sauf que les 10 000 emplois, c’est largement au-dessus des capacités de la zone de Sandiara en main d’œuvre à pourvoir. Sandiara, c’est 10 000 habitants et quand nous avons fait le recensement du nombre de chômeurs, nous étions aux alentours de 600. Ça veut dire que nous ne pourrons même pas absorber 10% des emplois qui seront créés. Ce sont donc des emplois pour Mbour, Diass, Fatick, Diourbel. Je dirais que ce sont des emplois pour tout le Sénégal. L’objectif est d’attirer les entreprises les plus évoluées dans le monde pour amener les technologies les plus évoluées. 

À l’état actuel, est-ce que les entreprises commencent à s’installer sur le site de la zone industrielle ?

Aujourd’hui, nous sommes à 20 entreprises qui sont formellement enregistrées. Il y a 3 qui sont en train de construire. Une a déjà terminé sa construction. D’ici la fin de l’année, il y a 4 entreprises tunisiennes et 5 autres marocaines qui vont s’installer à Sandiara. Ils sont sur place pour prendre les dimensions. Les autres entreprises qui nous viennent de la Russie, de la Hollande, de l’Italie… sont aussi là. Il s’agit d’industries très modernes. On a des usines de montage de véhicules, des usines de fabrication de pneus, c’est vraiment l’industrie lourde.

On a également des usines dans le domaine du tannage des cuirs. Nous avons des usines de production d’aliments de bétail, des abattoirs, des usines d’eau minérale. C’est l’agroalimentaire d’une part et l’industrie métallique et métallurgique, d’autre part. Il y aura un centre de recherche spécialisé dans la transformation des ordures ménagères et des usines qui vont s’occuper des céréales locales. C’est une zone dont l’objectif n’est pas seulement d’être une réplique de la zone de Diamniadio. C’est une vraie zone industrielle rurale qui est appelée à évoluer. Notre objectif est d’arriver à 100 hectares pour pouvoir attirer au moins 50 à 100 entreprises et d’en faire un des grands pôles économiques de ce pays, en vue d’attirer les investisseurs du monde entier. C’est un exemple de la territorialisation des politiques publiques.

Ça rejoint l’Acte 3. Notre objectif est d’être un des champions de l’application de l’Acte 3, c’est-à-dire produire des territoires économiquement viables. En matière de décentralisation, nous voulons innover. On reproche toujours à l’Acte 3 le fait qu’on ait transféré les compétences sans transférer les ressources. Nous pensons que cette zone industrielle nous permet d’innover dans le financement des communes. Il s’agira de collecter des redevances industrielles, des patentes, de collecter des impôts. Toutes ces ressources vont retourner à la commune. Notre commune va de plus en plus gagner de l’argent venant de cette zone industrielle et pouvoir investir de l’argent pour créer ses propres écoles, ses propres dispensaires. On recevra toujours l’argent de l’Etat, tant mieux, mais nous ne dépendrons plus que de l’argent de l’Etat. 

PAR ALIOU NGAMBY NDIAYE

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