Publié le 25 Dec 2013 - 22:17
ISRAEL – ANC – ETHIOPIE

Le Mossad a-t-il entraîné Mandela en 1962

 

 

Les services secrets israéliens auraient entraîné un « stagiaire originaire de Rhodésie », David Mobasari, selon des documents déclassifiés. Le mossad a découvert après coup que ce pseudo était celui de Nelson Mandela. 

Nelson Mandela «a été formé par les Éthiopiens au judo, au sabotage et au maniement d'armes», révèle une lettre, frappée de la mention "top secret", déclassifiée dimanche. Cette lettre d'un responsable du Mossad au ministère des Affaires étrangères date du 11 octobre 1962. Elle évoque une conversation portant sur "un stagiaire en Éthiopie, David Mobasari, originaire de Rhodésie".

Selon le quotidien Haaretz, qui a révélé l'existence de ce document découvert par un chercheur israélien, le terme "Éthiopiens" désignait probablement les agents du Mossad en poste dans ce pays. 

"Les Ethiopiens ont essayé d'en faire un sioniste"

Elle démontrerait que des agents du Mossad, le service secret israélien, en poste en Éthiopie en 1962, ont formé sans le savoir Nelson Mandela au combat et à l'utilisation d'armes. "Il apparaît maintenant, au vu des photos dans les journaux sur l'arrestation du "mouron noir" (surnom de Mandela à l'époque, NDLR) en Afrique du Sud que ce stagiaire de Rhodésie utilisait un pseudonyme, et qu'il s'agit d'une seule et même personne", selon le texte.

"Il a salué nos hommes par un 'shalom' (bonjour en hébreu) et était familier des questions liées à la diaspora juive et à Israël. Il nous a fait l'impression d'un homme instruit", poursuit la lettre.

"Les Éthiopiens ont essayé d'en faire un sioniste", d'après ce rapport, précisant que le dénommé David Mobasari s'intéressait aux méthodes de la Haganah et des milices juives existant avant la création de l'Etat d'Israël en 1948. 

Les doutes de la Fondation Nelson Mandela

La Fondation Nelson Mandela a de son côté affirmé dans un communiqué "n'avoir trouvé aucune preuve dans les archives privées de Mandela (incluant son journal et ses notes de 1962) qu'il ait été en contact avec un agent israélien durant sa tournée en Afrique cette année-là".

Selon le communiqué de la Fondation Nelson Mandela, publié samedi, "Mandela a reçu une formation militaire de combattants de la liberté algériens au Maroc et de soldats éthiopiens à Kolef, près d'Addis Abeba, avant de revenir en Afrique du Sud en juillet 1962".

La mort de Mandela le 5 décembre a réveillé en Israël le souvenir embarrassant de la collusion passée avec l'Afrique du Sud de l'apartheid.

AFP

 

Section: 
VENEZUELA : Le bilan du double séisme dépasse les 4.300 morts (officiel)
EPIDEMIE D’EBOLA – BILAN MEURTRIER, CRISE ALIMENTAIRE ET ISOLEMENT REGIONAL La RDC en apnée
SOUDAN : Des villages entiers rasés au Darfour, à la frontière avec le Tchad, selon l'ONU
VISITE D'EMMANUEL MACRON EN SYRIE : Diplomatie sous haute tension
EBOLA EN RDC : La barre des 500 décès franchie, selon le dernier bilan des autorités congolaises
XÉNOPHOBIE EN AFRIQUE DU SUD : La fuite en avant
MALI : Les FAMas disent avoir repoussé plusieurs assauts simultanés contre des positions militaires
ENFANTS DANS LES CONFLITS : Au total, 38 558 violations graves vérifiées en 2025
ENFANTS DANS LES CONFLITS : Un niveau record de violations enregistré en 2025
COURSE À L’ONU : Macky Sall plaide pour une réforme en profondeur et se positionne en partenaire des États-Unis
UKRAINE : La vie sous les bombardements
RANCE : Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel
GOUVERNANCE EN AFRIQUE : L’exemple béninois
SECRETARIAT GENERAL DES NATIONS UNIES Macky Sall décline sa feuille de route pour réformer l'ONU
ONU : Macky Sall n’est pas le seul candidat sans le soutien de son pays
FAYE-MACRON À NAIROBI : La diplomatie du réel
SOMMET FRANCE-AFRIQUE À NAIROBI : Le secteur privé africain interpelle sur la mobilisation des ressources et le financement des économies
SOMMET FRANCE - AFRIQUE : Un virage vers les anglophones
AFRICA FORWARD : L’Afrique se rassemble au Kenya pour partager avec la France
CRISE AU MALI : On a retrouvé Goïta, mais le régime vacille toujours