Publié le 15 Oct 2017 - 00:44
MENACES A LA ZONE FRANCHE INDUSTRIELLE DE DAKAR

7 entreprises et 16 000 emplois en péril

 

La loi 74-06 du 22 avril 1974, portant statut de la Zone franche industrielle de Dakar, est arrivée à échéance depuis le 31 décembre 2016. Cette situation va engendrer la disparition des avantages de 7 entreprises qui y sont domiciliées, comme l’exonération de la TVA et certains droits de douane. Des charges trop lourdes qui menacent ces usines et, par ricochet, 16 000 emplois directs et indirects.  D’où la marche, hier, des travailleurs de ces sociétés.

 

Sept entreprises installées dans la Zone franche industrielle de Dakar et environs 16 000 emplois directs ou indirects sont menacés de disparition, du fait de l’arrivée à échéance de la loi 74-06 du 22 avril 1974. Cette législation portant statut de cette zone économique avait prévu, pour le 31 décembre 2016, la fin des avantages des industries qui y sont installées. Face aux menaces engendrées par cette situation, les sociétés concernées avaient proposé au ministre de l’Economie et des Finances la prolongation des avantages liés à cette loi jusqu’en 2021. Au même titre que les entreprises franches d’exportation d’avant 2013. Ce qui entrainerait une exonération de la TVA.

Mais la réponse du ministère tarde toujours. Alors que ces unités industrielles exportent plus de 80 % de leur production et contribuent pour plus de 100 milliards de francs CFA à l’équilibre de la balance commerciale du Sénégal. Les travailleurs de ces 7 entreprises sont préoccupés par cette situation. Hier matin, ils sont sortis en masse pour montrer leur angoisse. Avec des slogans visant la consolidation de leurs emplois, ils ont marché jusqu’à la route nationale où les éléments de la gendarmerie les attendaient, parce que leur manifestation n’était pas autorisée.

‘’On nous demande de payer les droits de douane et la TVA sur des matières premières’’ 

Face à la presse, le coordonnateur des délégués de la Zone franche industrielle de Dakar a rappelé les menaces qui pèsent sur leurs lieux de travail et leurs emplois. Abdoul Aziz Samb renseigne : ‘’La douane nous a notifié que, de tous les produits que nous achetons de l’extérieur, va être prélevée la TVA de 18 % et puis, ensuite, payer à la douane.’’ Ce qui, à ses yeux, ressemble à du sabotage. Car, à l’en croire, ‘’c’est l’acheteur qui doit payer la TVA. Nous fixer la TVA, c’est grave... Présentement, nous avons 40 containers bloqués au niveau du port. Tout ce que nous demandons, c’est qu’on nous édifie sur le statut.’’ Le porte-parole d’avertir : ‘’La prochaine fois, nous allons appeler à une grève de la faim.’’

Très en colère, le délégué Maodo Malick Guèye souligne que, depuis le début de leur mouvement, il n’y a aucune réaction de l’Etat.  Selon lui, le gouvernement doit prolonger l’échéance. Car ils sont las d’attendre. En effet, précise-t-il, ‘’nous avons pris langue avec le ministre des Finances qui a envoyé deux techniciens. Après discussions, on a trouvé un terrain d’entente. Mais depuis lors, il n’a fait aucun geste. On ne peut pas nous laisser dans l’illégalité. On nous demande de payer les droits de douane et la TVA sur des matières premières’’. Le travailleur d’ajouter : ‘’Si l’Etat veut les (entreprises) fermer, il n’a qu’à le dire publiquement, au lieu de nous laisser comme ça.’’

PAPE MOUSSA GUEYE

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