Activité économique

L’économie sénégalaise a enregistré une progression de 3,1 % de son produit intérieur brut (PIB) réel au quatrième trimestre 2025, en variation trimestrielle corrigée des variations saisonnières (CVS). En glissement annuel, la croissance s’établit à 4,2 %. Cette dynamique s’appuie notamment sur une forte performance du secteur industriel.
Selon les données de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), la production industrielle a bondi de 23,9 % par rapport à la même période de l’année précédente. Dans le secteur tertiaire, plusieurs branches affichent également des résultats positifs. Les chiffres d’affaires des services spécialisés, scientifiques et techniques progressent de 20,7 %, ceux du transport et de l’entreposage de 12,2 %, tandis que les services de soutien et de bureau enregistrent une hausse plus modérée de 0,3 %.
...En revanche, certaines activités restent en retrait. Les services immobiliers reculent de 11,9 %, tout comme les services d’hébergement et de restauration, en baisse de 10,4 % sur la période. Sur le marché du travail, le nombre d’employés dans le secteur moderne, hors administration publique, augmente de 2,7 % en glissement annuel. Cette évolution s’accompagne d’une hausse des rémunérations globales (+3,4 %) et d’une légère progression des heures hebdomadaires moyennes travaillées (+0,3 %). Au quatrième trimestre 2025, les prix de la production industrielle progressent de 0,7 % en variation trimestrielle, tandis que les prix à la consommation augmentent de 0,5 %.
À l’inverse, les coûts de construction des logements neufs à usage d’habitation enregistrent un recul de 0,9 % sur la période. Les échanges extérieurs sont marqués par un net recul. Les exportations chutent de 46,2 % et les importations de 24,1 % en variation trimestrielle. Malgré cette contraction, le déficit commercial se réduit, s’établissant à -217,0 milliards de FCFA, contre -398,4 milliards de FCFA au trimestre précédent. Ces évolutions traduisent une conjoncture contrastée, caractérisée par une activité économique en progression, mais des échanges extérieurs en repli au cours de la période sous revue.






