Publié le 24 Apr 2013 - 04:15
PERFORMANCE DES ENTREPRISES EN AFRIQUE

 Le Larem scanne 1800 structures

 

Le Laboratoire de recherches économiques et monétaires (Larem) a lancé hier une étude sur 1800 entreprises au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. L'objectif étant de déterminer la performance de ces structures en Afrique Sub-saharienne francophone.

 

 

Le programme du Laboratoire de recherches économiques et monétaires (Larem) est ambitieux. Il entend mener une étude sur 1800 entreprises de l’Afrique Sub-saharienne francophone, en raison de 600 entreprises par pays. Ce projet vise à analyser l’effet combiné des normes sociales, des technologies de l'information et de la communication (Tic), et des capacités managériales sur les performances des entreprises. L’échantillonnage concerne le Sénégal et la Côte d’Ivoire qui sont des pays phares de l’Union économique et monétaire ouest Africaine (Uemoa) et le Cameroun, représentant l’Afrique centrale.

 

Selon Mbaye Diène, chercheur au Larem, l’objectif est de construire des indicateurs de normes sociales, des Tic et des capacités managériales. Cela, a-t-il dit, concerne ''la valeur ajoutée, la variation de la taille, le rendement de l’actif, la capacité d’autofinancement et la productivité totale des facteurs''. La performance des entreprises selon le genre sera aussi épiée par l’équipe de M. Diène. De même, l’étude déterminera les différences qui existent entre pays et par secteur.

 

De l’avis de Mbaye Diène, le résultat attendu en matière de politique économique est la définition de politique d’emploi garantissant l’égalité des chances, des incitations fiscales visant l’accès privilégié aux Tic pour le secteur informel et un programme de renforcement des capacités de dirigeants d’entreprise. ''Nous allons concevoir une plate-forme de réflexion entre chercheurs, responsables du secteur privé, du secteur public et de la société civile'', a fait savoir l’économiste.

 

Revenant sur la motivation de cette étude, il a souligné que les trois pays choisis présentent les mêmes caractéristiques. ''Le tissu industriel n’est pas très développé, les entreprises n’emploient pas autant qu’il faut, donc leurs performances sont faibles'', a-t-il relevé. L’enseignant chercheur a aussi reconnu qu’il sera difficile de trouver les 600 entreprises par pays. ''Nous sommes conscients de cette problématique, à moins de descendre sur des entreprises qui emploient deux ou trois personnes. Nous réduirons nos ambitions en nous adaptant à la réalité'', a-t-il avisé.

 

Le Larem est un des pôles de recherches en Sciences économiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Il a lancé cette étude en collaboration avec le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) et le Centre de recherche pour le développement international (Crdi).

 

PIERRE BIRAME DIOH

 

 

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