Publié le 26 Mar 2022 - 22:46
PROCES DE BOFFA BAYOTTES

La femme de l’accusé rectifie son mari

 

Rama Sané, épouse de l’accusé Adama Diémé, a déclaré, hier, devant la barre de la Chambre criminelle de Ziguinchor que son époux n’est pas sorti du foyer conjugal, la matinée du samedi, alors qu’auparavant son mari a soutenu qu’il était dans les rizières pour préparer sa parcelle pour le maraichage.

 

A la suspension de l’audience vers 13 heures passées de vingt minutes, un brouhaha s’est levée de la salle de la Chambre criminelle de Ziguinchor. Les populations de Toubacouta, présentes à l’audience, n’ont pas du tout apprécié les réponses fournies par la femme de l’accusé Adama Diémé. « Si j’étais près de lui, je l’aurai giflée », fulmine une dame qui était dans la salle. Pourtant, tout avait bien commencé. Depuis le début de l’audience, le lundi 21 janvier dernier, la Chambre criminelle de Ziguinchor cherche à cerner l’agenda des accusés, aussi bien la veille que le jour de la tragédie qui a fait 14 morts dans la forêt de Boffa-Bayottes.

C’est dans ce cadre que l’accusé Adama Diémé, commerçant de profession, a été attrait la barre, hier. Interrogé sur son programme du vendredi 05, il a déclaré s’être rendu, vers 7 heures, dans les rizières pour s’occuper de sa parcelle. Il n’a quitté les lieux que vers 13 heures pour regagner son domicile. Il a ajouté avoir pris le petit-déjeuner sur les lieux. Après le repas, il est retourné dans les rizières. Il a pris congé de ce lieu que vers 18 heures, puis n’est pas sorti de la maison. Le samedi matin, jour du massacre, il s’était également rendu dans les rizières pour les mêmes besoins. Il a quitté les lieux comme d’habitude que vers 13 heures, puis s’est rendu à la maison. Après avoir appris un décès, il s’est rendu à la maison mortuaire et c’est quelques heures après qu’il a appris la tragédie.

Interrogée à titre de simple témoin sur demande de la défense, la dame a confirmé les déclarations de son mari relativement à son programme du vendredi 05 mars. Par contre, il a soutenu que son mari n’était pas sorti de la maison le jour du samedi, date de la tragédie. Qu’il s’occupait d’un malade, désavouant ainsi les déclarations du mari, de son jeune frère Omar Diémé et de l’accusé Abdou Sané qui avaient tous soutenu qu’Abdou Diémé était dans les rizières, le jour du drame. Des variations dans les déclarations ont aussi été relevées. Omar Diémé avait également expliqué qu’il partageait la même parcelle que son frère Abdou Diémé et que la veille (vendredi), son grand frère est parti dans les rizières avec son petit-déjeuner, alors que la femme, elle, a confirmé les propos de son mari, en soutenant que c’est bien elle qui a amené le petit-déjeuner de son époux.

 A la question de la défense de savoir, si c’est possible que la dame fasse des confusions entre l’agenda de son mari, les jours du vendredi et du samedi, elle a répondu par l’affirmative.                          

HUBERT SAGNA (ZIGUINCHOR)

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