Publié le 7 May 2018 - 19:04
EXPROPRIATIONS FONCIERES DU FAIT DE LA CENTRALE ET DU PORT MINERALIER

La révolte Bargny, Minam et Sendou

 

Bargny, Minam et Sendou se liguent contre la construction de la centrale à charbon et celle du port minéralier et vraquier. Hier, les populations des trois localités ont organisé une marche pacifique, sillonnant les trois localités concernées par ces deux projets. D’ailleurs, elles se sont constituées en un collectif dénommé « Samm li ñu moom » pour défendre les intérêts des habitants de cette partie du littoral sénégalais. Déjà que la boulimie foncière du pôle urbain de Diamniadio a amputé 1 120 hectares à la ville de Bargny, les membres du collectif y ajoutent les 120 hectares de la centrale à charbon. Sans compter 150 hectares de terres et 860 hectares maritimes destinés au port minéralier et vraquier. Pour couronner le tout, rappellent les manifestants, la Sococim-industries empêche l’extension de la ville de Bargny vers le Nord, en accaparant 450 hectares pour ses réserves de carrières.

Une situation difficile, selon le président du collectif, Issa Guèye, qui nécessite la mise sur pied d’un plan de réinstallation des populations impactées de Bargny Guédj, Minam et Sendou. « On nous a pratiquement arraché nos terres et là, ils commencent les travaux sans pour autant nous indemniser. Nous ne sommes pas d’accord sur la manière dont le port commence ses travaux ». Pis, souligne-t-il, l’Etat du Sénégal n’a pas respecté ses engagements à propos de la construction de la centrale et du port lorsqu’on sait, dit-il, que « c’est une obligation, pour des chantiers de cette envergure, de procéder d’abord à des études d’impacts environnementaux. Ce sont hélas des manquements auxquels l’Etat ne devrait pas fermer les yeux alors que, de l’autre côté, les travaux ont déjà démarré ». Mais, insiste Issa Guèye, avant toute indemnisation, « il faut d’abord indemniser les exploitants agricoles qui s’activaient sur place ».

Selon ces manifestants, ce n’est pas le seul coup porté à l’économie de cette localité. Puisque les exploitants hôteliers de Toubab Dialaw redoutent le projet d’installation du « Port du Futur ».

GAUSTIN DIATTA

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