Publié le 12 Jun 2019 - 15:22
ZONE DE LIBRE-ECHANGE CONTINENTALE AFRICAINE

La procédure d’harmonisation des règlements entamée

 

Le commerce intra-régional reste faible. Pour mettre fin à cela, un atelier a  été organisé, hier à Dakar, par les acteurs des pays membres de la Cedeao, afin de mieux harmoniser les règlements permettant aux opérateurs économiques de la région de tirer le meilleur profit de toutes les opportunités commerciales.

 

Un atelier de validation des projets de documents relatifs à la procédure d'harmonisation des règlements techniques de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est tenu hier à Dakar. Celui-ci permet aux acteurs de normaliser les chartes concernant la zone de libre-échange continentale.

Selon le commissaire en charge du Département de l'industrie et de la promotion du secteur privé de la Cedeao, Mamadou Traoré, ces politiques visent la libre circulation des biens et services et le développement du commerce. Or, la réglementation technique, lorsqu'elle ne respecte pas les bonnes pratiques internationales, peut rapidement créer des obstacles techniques au commerce.

C'est pourquoi, dit-il, tenant compte des enjeux du moment que sont la Zone de libre-échange continentale africaine, le Tarif extérieur commun de la Cedeao ou encore les accords commerciaux en cours de négociation avec des partenaires clés comme l'Union européenne, il convient que nous disposions d'un mécanisme d'harmonisation de la réglementation technique consensuel. ‘’Ce mécanisme doit être apte à permettre aux opérateurs économiques de la région de tirer le meilleur profit de toutes ces opportunités commerciales. Parce que le commerce intra-régional, estimé à 12 %, reste encore très faible", a-t-il soutenu.

Pour le secrétaire général du ministère du Développement industriel et des Petites et moyennes industries, Adama Baye Racine Ndiaye, cette politique de réglementation accrue peut être considérée comme étant le résultat de l'élévation du niveau de vie à l'échelle mondiale qui a accru considérablement la demande des consommateurs en produits sûrs et de haute qualité.

A cet égard, ‘’la vision 2020 de la Cedeao, qui est de passer des Etats à la Cedeao des peuples, confirme la nécessité de disposer des mécanismes d'écoute, de prise en compte des attentes du consommateur de notre espace communautaire. La mise en œuvre des règlements techniques au sein de la Cedeao incombe aux structures nationales en charge des contrôles officiels, à savoir les structures en charge du contrôle qualité des produits à l'importation, de la production locale et dans la chaine de distribution des produits’’, a-t-il fait savoir.

A son avis, force est de reconnaitre que la pratique actuelle de la surveillance du marché dans l'espace Cedeao a besoin d'être améliorée. Car les organismes de surveillance du marché ne disposent pas d'un cadre d'échange d'informations rapide entre eux pour le traitement des cas de non-conformité. Il s'y ajoute que les produits importés dans l'espace sont testés par plusieurs organismes de surveillance du marché à la fois, sans aucune coordination entre eux.

Face à cette situation, souligne M. Niaye, le Conseil des ministres statutaire de juin 2017 a autorisé la création de l'Agence de la qualité de la Cedeao (Ecowaq) dont l'une des missions est d'assurer la coordination et le secrétariat des différentes composantes de l'Infrastructure régionale qualité (Irq) au nombre desquelles un Comité communautaire de réglementation technique (Ecoreg).

VIVIANE DIATTA

 

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