Publié le 1 Apr 2026 - 16:45
MISE AUX NORMES DES INFRASTRUCTURES AÉROPORTUAIRES

L’AIBD tient son salon d’honneur réfectionné

 

Après plusieurs années de labeur, l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) tient enfin son salon d’honneur rénové. L’ouvrage, qui a été mis à disposition officiellement ce lundi par le Ministère de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères, revêt, au-delà de son esthétique, une dimension stratégique, car constituant, selon le Ministre Cheikh Niang, « le prolongement discret de la diplomatie sénégalaise ». Dans cette perspective, les autorités annoncent une gestion plus encadrée du salon.

 

L’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), place névralgique de la plateforme aéroportuaire du Sénégal, tient depuis ce lundi son salon d’honneur rénové, dont les travaux de réfection ont duré plusieurs années. Ce sont trois ministres, Cheikh Niang, de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, en compagnie de ses collègues des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, et des Infrastructures, Déthié Fall, qui ont présidé la cérémonie.

« Cette cérémonie consacre, en réalité, une certaine idée de l'État, de la représentation, de l'accueil, et, plus précisément, de l'image du Sénégal. Le salon d'honneur est le premier contact physique de nos invités officiels et partenaires et fait donc partie de ces lieux qui, dans un État, et de par leur fonction, racontent silencieusement l'histoire d'un pays », a notamment dit Cheikh Niang à cette occasion.

Dans la conception du salon d’honneur, les autorités ont fait le choix assumé de valoriser l’expertise locale. « Nous avons voulu un espace 100 % sénégalais », a souligné Cheikh Bamba Dièye, le Directeur Général d’AIBD S.A. De l’architecture portée par Fodé Diop à la contribution des artisans, notamment ceux de la Manufacture des arts décoratifs de Thiès, tout a été pensé pour refléter l’identité culturelle du pays. Le résultat : un cadre harmonieux, sans rupture avec l’architecture globale de l’aéroport, où chaque détail exprime le savoir-faire national.

Au-delà de son esthétique, le salon d’honneur revêt une dimension stratégique. Pour le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, cet espace constitue « le prolongement discret de la diplomatie sénégalaise ». Il incarne, à ses yeux, l’image du pays auprès des chefs d’État, diplomates et personnalités internationales qui y transitent.

« La qualité de l’accueil est un message », a insisté le chef de la diplomatie sénégalaise, rappelant que le Sénégal, reconnu pour son hospitalité, se doit désormais d’allier chaleur humaine, rigueur organisationnelle et standards internationaux. « Le salon d'honneur est un lieu de passage, certes, mais il est aussi un espace où la République accueille, accompagne, distingue et honore », a-t-il ajouté, rappelant que l’ouverture de ce salon d'honneur « répond donc à une exigence simple, mais essentielle : donner au Sénégal un cadre d'accueil officiel conforme aux standards qu'impose aujourd'hui la vie internationale ».

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, s'est félicité, lui, de la réalisation et de la qualité de l'ouvrage. « L'espace a été conçu dans un équilibre réussi entre modernité, fonctionnalité et inspiration », s'est-il réjoui, saluant dans le même sillage l'engagement de l'ensemble des services.

Pour le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, l'ouverture de cette infrastructure « est l'expression concrète d’une vision politique forte, celle de faire des infrastructures un levier central de souveraineté, de croissance et d'attractivité ».

Le salon d'honneur a été réalisé et entièrement équipé par AIBD S.A. Cependant, cette réalisation est également le fruit d’un engagement collectif. Plusieurs acteurs du secteur aérien et institutionnel ont contribué à la concrétisation du projet, à l’image d'Air Sénégal, aux côtés de partenaires comme Transair et les services de sécurité aéroportuaire.

Dans un souci d’efficacité, les autorités annoncent une gestion plus encadrée du salon. D’ailleurs, un projet d’arrêté est en préparation pour définir clairement les conditions d’accès, afin de préserver le caractère protocolaire et le prestige du lieu. Parallèlement, une plateforme numérique a été mise en place pour moderniser les procédures et assurer plus de transparence.

Pape Mbar Faye

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