Publié le 26 Jun 2019 - 00:20
AFFAIRE ALIOU SALL

La plate-forme Aar Li Nu Bokk maintient la pression

 

Selon les membres de la plate-forme Aar Li Nu Bokk (préserver notre bien commun) la démission hier, lundi, de Aliou Sall de la Caisse des dépôts et de consignation (Cdc), n’est qu’un épisode d’un feuilleton qui se poursuit. Pour Cheikh Tidiane Dièye et ses camarades, le temps n’émoussera pas la détermination. Pas question donc pour eux de lâcher l’affaire aussi longtemps que toutes personnes citées dans le rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) n’auront pas été livrées à la justice. Ils en appellent ainsi à une ‘’mobilisation toujours plus massive et toujours plus forte’’.

La mesure de cette mobilisation et de cette détermination sera prise le vendredi 28 Juin, date de la première manifestation publique après la démission du frère de Macky Sall de son poste de Directeur général de la Cdc. Une demande d’autorisation dans ce sens a été adressée hier au préfet qui l’a mise ‘’en étude’’. Il est toutefois précisé qu’’’avec ou sans autorisation, il sera question de faire prévaloir le droit constitutionnel de manifester’’.  Une manifestation qui a d’ailleurs toutes les chances d’avoir lieu dans un contexte déjà assez surchauffé pour qu’il y ait besoin de raviver les flammes. L’on rappelle que depuis les révélations de la Bbc faisant état de magouille à grande échelle sur le pétrole et le gaz, la mobilisation publique sonnée par Aar Li Nu Bokk sera à son troisième acte.

En réaction immédiate à la démission de Aliou Sall qui aurait indûment touché des commissions dans des transactions douteuses avec Franck Timis, les animateurs de la plate-forme ont fait savoir qu’ils poseraient des actes forts. Invitant les populations à ‘’attendre les mots d’ordre’’ dans cette perspective. Le cas échéant, ce sera fait vendredi.

Aliou Sall est impliqué dans une histoire de cessions douteuses des blocs offshores sénégalais et de pots de vins qui frôlent la somme de 6 000 milliards de francs Cfa. Il a démissionné hier suite à la pression populaire.

Mame Talla DIAW

 

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