Publié le 10 Jan 2012 - 15:41
CONTRIBUTION

Candidat de l'unité et du rassemblement de BSS : Le vote du diable

 

En procédant à l’intérieur de BSS à un vote pour la désignation du candidat de l’unité et du rassemblement, puisqu’il y a eu décompte sur la base d’un parti une voix, le comité de facilitation ainsi que les partis politiques adeptes de cette procédure ont manifestement violé les règles du jeu en vigueur au sein de la coalition .SI en effet, le vote était un principe accepté dans le fonctionnement de la coalition, il serait contradictoire et superflu de mettre en place un comité de facilitation qui avait pour mission de rapprocher des positions divergentes ou non partagées, en raison de l’antinomie entre le vote comme mode de désignation et la facilitation comme recherche du consensus.

 

 

C’est dire que l’existence d’un comité de facilitation est la preuve manifeste de l’inopposabilité et de l’inapplicabilité du vote comme mode de désignation du candidat de l’unité et du rassemblement. Si bien que les délibérations applicables de BSS ayant force juridique, tant au niveau de la prise de décision que de la désignation de représentants, ont, de tout temps, fait l’objet de l’observation de la règle de l’acceptation par tous les partis politiques d’une mesure applicable, en dernière instance.

 

 

Pourquoi, diantre, attendre le premier jour du mois de Décembre 2011 pour se prévaloir d’un vote qui n’a jamais existé, ou encore moins se réclamer d’une majorité imaginaire, comme si nous étions dans une structure organique ou formelle dans laquelle les règles du vote seraient écrites .Si les règles ne sont pas souvent écrites dans les alliances régies le plus souvent par un code de conduite , la coutume fait jurisprudence ; or, dans le cas d’espèce, il demeure constant que le consensus a toujours prévalu sur la prise de décision, de sorte que l’objection formelle d’une seule entité souveraine constitue un véto .

 

 

Il est indubitable que les votants au sein de la coalition BSS ont voulu mettre du sable dans le couscous ; Car, que peut valoir par exemple au sein de BSS la voix du professeur Madior Diouf, pour ne pas oser dire du RND (étant entendu que l’autre partie de la formation du professeur Cheikh Anta Diop dirigée par le docteur Diallo Diop s’est détachée) devant le poids électoral d’un parti aussi massifié que le PS et, les exemples de partis politiques atomiques dans BSS font foison ?

 

 

Que peut également signifier un vote dont le corps électoral qui devrait servir de base à la légitimation du scrutin n’a pas été consulté au point que les dés soient pipés d’avance ? N’est-ce pas là un forcing et une procédure antidémocratique de choix d’un candidat de l’unité et du rassemblement, dès lors que la conférence des leaders n’a aucun pouvoir de validation, si ce n’est le consensus. Ce cas de figure opéré par des partis politiques qui n’ont pas voulu respecter les procédures en cours au sein de BSS dénotent la survivance de vieilles habitudes putschistes d’apparatchiks reconvertis qui voudraient se faire une virginité politique à travers le cadre de BSS, mais, l’habitude étant une seconde nature, la déroute était dans le viseur des coalisés dans la coalition ; Toutefois, il faudrait que le camp des putschistes comprenne que ce qui s’éloigne de la vérité et la justice n’est jamais viable.

 

 

Au demeurant, dans le décompte de 33 partis présents à la réunion du premier Décembre 2011 chez Amath Dansohko, il ya lieu d’ajouter, pour être tant soit peu crédible, les partis politiques de BENNOO qui n’étaient pas présents à ladite réunion, dans la mesure où ils toujours refusé d’avaliser la candidature unique, ou encore moins le vote comme mode de désignation du candidat de l’unité et du rassemblement (APR, AJ /PADS, FSBDJ etc.), soit, au total ,40 partis ou plus qui demeurent aussi des composantes à part entière de BSS et, à partir de ce moment, nous aurions une minorité de 19 sur 40 ou plus au lieu de 19 sur 33.

 

 

En vérité, les partisans d’un vote qui n’est ni juste, ni équitable comme mode de désignation du candidat de l’unité et du rassemblement ont visiblement voulu semer la pagaille dans la coalition et ont voulu gêner les autres plus représentatifs et mieux armés au plan de la cohérence historique en s’appropriant indûment le label de BENNOO et des assises nationales qui constituent un patrimoine commun. Toutefois, en l’absence d’un accord acceptable par tous, un accord de second ordre et un modus vivendi pour des candidatures multiples limitées dans BENNOO pourraient prévaloir dans un système politique à deux tours où le premier servirait de primaires, mais, à quelque chose malheur est bon.

 

Kadialy GASSAMA, Economiste

Rue Faidherbe X Pierre Verger

Rufique

 

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