Publié le 22 Feb 2013 - 15:49
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Des écoles supérieures contactées pour l'insertion de bacheliers non orientés

 

Les nouveaux bacheliers non encore orientés au sein des universités publiques seront transférés dans des écoles supérieures dont les filières sont reconnues par le Conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur (CAMES), a confirmé, vendredi à Dakar, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.

 

Lors du dernier Conseil des ministres tenu la veille, Macky Sall avait demandé au Premier ministre Abdoul Mbaye "d'étudier, dans les plus brefs délais, les possibilités de placement des bacheliers non orientés dans les établissements d'enseignement supérieur privés, homologués'' par le Conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur (CAMES).

 

S’exprimant lors d’un point de presse, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé que le chef de l'Etat, Macky Sall, a accepté que son ministère "fasse appel aux établissements privés d'enseignement supérieur (EPES) pour accueillir cette année, exceptionnellement, sous certaines conditions, les nouveaux bacheliers non orientés".

 

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a cependant relevé lors de son face-à-face avec les journalistes, que la mise en œuvre d'une telle opération nécessite une identification des EPES offrant des filières dont les diplômes sont reconnus par le CAMES, avant d'y insérer les nouveaux bacheliers non orientés, en tenant compte de certaines conditions.

 

Sur 33.000 bacheliers enregistrés cette année, a dit Mary Teuw Niane, il reste une dizaine de milliers d'étudiants à orienter dans les universités de Dakar, Saint Louis, Thiès et Bambey, compte non tenu de ceux qui sont partis à l'étranger.

 

Selon le ministre, les écoles supérieures contactées ont confirmé qu'il leur reste encore 11.000 postes pour caser éventuellement les étudiants non orientés. Il a soutenu que le gouvernement souhaite que ces bacheliers puissent étudier dans les mêmes conditions où dans des conditions meilleures que ceux inscrits dans les universités publiques.

 

Cela leur permettrait par exemple, après l’obtention d’une licence, de postuler notamment pour des masters dans les universités et d'autres établissements, a-t-il dit. Ils pourraient également "s'inscrire aux concours nationaux et à toute sorte de compétition'', a ajouté Mary Teuw Niane.

 

Mary Teuw Ndiaye a précisé le coût définitif de cette opération sera évalué à sa clôture, mais "la fourchette maximale est de cinq milliards (de francs CFA) et avec les équilibres internes, en réalité l'Etat devra rajouter simplement une somme autour de deux milliards", a-t-il ajouté.

 

Selon le communiqué rendu public à l’issue du Conseil des ministres, Macky Sall avait demandé à Abdoul Mbaye de ''mesurer les incidences financières" de cette mesure et ''requis la mise en œuvre rapide d'un plan de prise en charge efficace et cohérent" de la question de l'orientation des bacheliers dans les universités.

 

Mary Teuw Niane a par ailleurs souligné que la décision de transférer les bacheliers non orientés dans des établissements privés résulte d’une concertation nationale impliquant les acteurs de l'éducation mais également les syndicalistes, les écoles privées et publiques, l'Assemblée nationale, les élus locaux, le gouvernement, les parents d'élèves et les étudiants. Ces derniers constituent le comité de pilotage chargé d'élaborer le document de base pour la concertation nationale, a-t-il précisé.

 

Interpellé sur le fait que l'année académique a déjà démarré, depuis novembre, dans ces établissements privés, il a soutenu que le contrat signé avec ces structures va intégrer le calendrier académique. "Cette action du gouvernement va avoir des retombées avec un enseignement supérieur de qualité des étudiants", a-t-il dit.

 

Il a en outre soutenu que cette perspective devrait contribuer à ramener la quiétude dans les campus pédagogiques, tout en favorisant la création de nouveaux emplois pour les titulaires d’un master ou d’un doctorat, sans compter les possibilités offertes à beaucoup de bacheliers de rester dans les régions pour poursuivre leurs études supérieures dans les universités de Ziguinchor, Saint Louis, entre autres.

 

 

 

 

APS

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