Publié le 27 Aug 2015 - 14:50
FURIE DE LA MER A GUET NDAR

Les vagues détruisent des maisons

 

Les habitants de Guet Ndar ont connu une nuit mouvementée, avant-hier mardi. De grosses vagues ont fait tomber quelques maisons. Les populations exigent des solutions de la part des autorités.

 

Ce n’est plus un secret de polichinelle, la mer a avancé à grands pas à Saint-Louis. La langue de Barbarie est menacée par cette avancée. Les vagues hantent le sommeil des populations de Guet Ndar, Santhiaba, Gokhou Mbaac, entre autres quartiers qui composent une partie de cette bande de terre communément appelée la Langue de Barbarie, qui sépare la mer du petit bras du fleuve Sénégal. Dans la nuit du mardi au mercredi, elles ont détruit des maisons au quartier de Guet Ndar, plus précisément dans les sous-quartiers de Pondo Kholé et Batterie. C’est tard dans la nuit que les populations ont été réveillées par le bruit infernal des vagues de la mer. Des maisons qui jouxtent la mer ont subi les conséquences de cette furie.

Près d’une dizaine de maisons ont été emportées par ces « méchantes » vagues. Des pans de mur de ces maisons sont à même le sol. « La situation était beaucoup plus grave durant la nuit. Les vagues frappaient vigoureusement les murs. A un moment donné, on a cru à un tsunami », s’exclame Ousseynou Dièye habitant de Guet Ndar demeurant à Pondo Kholé. Réveillés par les vagues, les pêcheurs ont dû batailler pour sauver leurs pirogues qui accostaient sur la plage. « On allait tout perdre, la mer allait briser nos matériels de pêche, mais on a bravé la furie pour mettre les pirogues hors de portée de l’eau », explique-t-on. Les vagues n’ont point épargné le mur de protection construit en 1960. Toutefois, force est de reconnaître que la présence de grosses pierres sur la plage a pu atténuer la forte avancée de ces vagues. Ces grosses pierres ont été l’œuvre du responsable libéral Ameth Fall Baraya. Il les avait amenés de Ngor pour protéger cette partie de Guet Ndar. « N’eût été ces pierres, le pire allait se produire », dit-on.

Les populations de Guet Ndar ont profité de notre passage pour charger les autorités de la ville de Saint-Louis, car selon elles, aucune politique n’est menée pour stopper l’avancée de la mer. Pire, aucun geste n’est fait à leur endroit, en de telles circonstances, fulminent-elles. C’est pourquoi elles avertissent les politiciens : « Nous ne voulons pas de riz, pas de l’huile ou autres denrées alimentaires. Ce sont des solutions environnementales que nous exigeons. »

Cependant, la main de l’homme n’est pas étrangère au drame que vivent ces populations. Car le sable de cette plage a été enlevé pour la construction de bâtiments, a-t-on soufflé. La question de la responsabilité citoyenne est aussi agitée par des fils de Guet Ndar. « Il y a des charrettes qui viennent ici pour charger du sable au profit des habitants de Guet Ndar. Des fois, ce sont les populations elles-mêmes qui désensablent la plage », alerte le jeune Alé Diagne de Pondo Kholé. En tout cas, pour l’heure, la situation nécessite une réflexion profonde avant que l’irréparable ne se produise un jour sur la langue de Barbarie.

FARA SYLLA (SAINT-LOUIS)

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