Publié le 14 Mar 2018 - 01:15
INSTALLATION DU NOUVEAU PRESIDENT DE LA COUR DES COMPTES

Les défis et exigences de Mamadou Faye pour réussir sa mission 

 

Le nouveau président de la Cour des comptes a été installé hier. Mamadou Faye promet l’augmentation des nombres de rapports et leur publication à date échue. Pour réussir sa mission, le successeur de Mamadou Hady Sarr, président sortant, réclame un siège et un effectif suffisant.

 

Mamadou Faye a été installé hier, dans ses fonctions de nouveau président de la Cour des comptes. Lors de la cérémonie qui s’est déroulée à l’immeuble Fayçal, le successeur de Hady Sarr s’est engagé ‘’à ne ménager aucun effort pour amener la juridiction financière à poursuivre dans l’indépendance et la compétence ses actions multiformes de promotion et de transparence dans la gestion des finances publiques’’. Dans cette dynamique, M. Faye se fixe comme première priorité de multiplier les rapports. Il estime que leur production doit être augmentée étant entendu que c’est une exigence de la reddition des comptes. Outre le nombre, la qualité doit également être améliorée et les délais de publication respectés.

Selon le nouveau président, ‘’il ne sert absolument à rien d’attendre des années pour sortir des rapports qui datent de 4 ans, 5 ou 6 ans’’. Au passage, il a souligné que les retards accusés dans la publication du rapport public général est une faute de la Cour. ‘’Il va falloir que nous travaillions davantage pour faire des rapports à bonne date. Nous espérons trouver une solution définitive aux difficultés rencontrées à assurer une production régulière’’, promet le magistrat. Cependant, pour réussir ses missions, le nouveau président estime que l’institution a besoin ‘’d’un siège moderne et fonctionnel, d’un effectif suffisant et de haut niveau ainsi que des moyens matériels adéquats’’.

S’agissant du déficit d’effectif, le remplaçant de Mamadou Hady Sarr renseigne que le dernier recrutement remonte à 2003. ‘’Nous ne sommes que 21 magistrats dont 9 emplois du siège et du parquet. Imaginez qu’il y a des centaines et des centaines de comptables publics qui doivent faire les rapports sur la loi des finances pour le contrôle du budget à travers la loi de règlement et la déclaration générale de conformité’’, déplore le magistrat. Avant d’ajouter que ‘’c’est une situation intenable qui empêche les vérificateurs de bien occuper le périmètre de contrôle de la Cour’’. D’où l’urgence, de l’avis de M. Faye, de recruter des magistrats mais aussi des assistants de vérification.

Siège non fonctionnel

La dotation d’un siège fonctionnel est aussi nécessaire pour l’efficacité de la juridiction financière. En fait, selon Mamadou Faye, depuis quelques années, la Cour des comptes est éclaté dans trois sites différents, notamment à l’immeuble Fayçal, aux Almadies et au Point E où se trouve la chambre des entreprises publiques. D’après le président, cette situation préjudiciable au fonctionnement de l’institution aurait dû être dépassée depuis longtemps si l’entreprise en charge de la construction avait respecté les délais de livraison. Il a ajouté ‘’qu’une solution rapide doit être trouvée dans le parachèvement de l’équipement du nouveau siège afin de permettre à la juridiction de remplir ses missions dans la sérénité indispensable pour une justice financière performante’’.

 Enfin, l’autre levier sur lequel mise le président de la Cour des Comptes, c’est la collaboration. ‘’Il nous faut une collaboration avec les partenaires techniques, notamment la presse, le milieu académique, les autres organes de contrôle pour faire une jonction avec la théorie et la pratique’’, plaide le nouveau patron de la Cour des comptes qui préconise un partenariat avec  l’Assemblée nationale car, argue-t-il, ‘’la performance de la Cour appelle à un partenariat fécond avec l’institution parlementaire, dans le cadre du contrôle des lois de finances’’.

Quid du budget ? Mamadou Faye confie qu’il ne se lamente pas. Mais seulement, dit-il, ‘’ce que nous déplorons, c’est que la Cour puisse faire l’objet d’une régulation budgétaire car cela pourrait non seulement affecter ses performances mais son indépendance’’. C’est pour prévenir les conflits qui pourraient survenir avec un ministre de la République. ‘’Imaginez que la Cour ne soit pas d’accord avec un ministre, il suffit que le ministre des Finances fasse une ponction ; cela pourrait ralentir la performance’’, met-il en garde.

Toujours est-il que le nouveau président Faye demeure ‘’convaincu que la prise en charge des priorités déclinées permettra à la Cour d’atteindre sa vitesse de croisière’’.    

FATOU SY

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