Publié le 30 Jan 2017 - 12:40
POLITIQUE PUBLIQUE DE SANTE

La Cosas mise sur les fonts baptismaux

 

Le système sanitaire sénégalais s’est enrichi d’une nouvelle structure. La coalition nationale pour la santé et l’action sociale (Cosas), mise en place ce samedi par des acteurs du secteur et de la société civile, veut s’atteler à la prise en charge des populations et des politiques de santé.

 

La coalition nationale pour la Santé et l’action sociale (Cosas) est née ce samedi. Elle se veut un cadre citoyen d’évaluation de l’ensemble des politiques publiques ayant une incidence sur l’état sanitaire des populations. En somme, une force de propositions et de contre-propositions, apolitique, autonome, laïque, ouverte et inclusive. Selon les explications du Dr Mohamed Ly, membre de la Cosas, la coalition va adopter une vision holistique, prenant en compte les déterminants sociaux de la santé. Elle veut inciter les autorités gouvernementales à privilégier l’approche préventive et proportionnelle en santé, en s’inspirant des principes d’Alma-Ata. Mais aussi à intégrer les orientations des objectifs de développement durable (ODD), qui visent un épanouissement aussi bien économique, social qu’environnemental des pays, et que le Sénégal a ratifiés.

Cette coalition compte travailler de concert avec la société civile, les associations de consommateurs, les syndicats, les travailleurs sociaux, les diplômés des sciences sociales et toutes les personnes ressources pour favoriser l’émergence d’espaces de dialogue et de concertation sur le système sanitaire national. ‘’Nous allons tout faire pour matérialiser l’article 8 de la constitution sénégalaise qui garantit à tout citoyen le droit à la santé’’, indique Dr. Ly. En outre, un rôle d’observation du système socio-sanitaire sera joué par les acteurs membres de la coalition. Car, poursuit le médecin, ils vont s’impliquer dans le suivi des performances du système sanitaire avec leurs propres mécanismes de suivi-évaluation. La Cosas aura également une fonction d’alerte et de veille sur la gouvernance sanitaire.

Promouvoir la qualité des soins

Regroupant des acteurs venant d’horizons divers, la coalition souhaite trouver des consensus, sur la base de synthèses tirées de la diversité des opinions des acteurs. En plus de cela, la Cosas a pour mission de soutenir les activités de sensibilisation sur des questions comme la mortalité maternelle, la malnutrition, les mutilations génitales féminines, la dépigmentation artificielle, les bouillons alimentaires. Elle va également travailler pour la revalorisation du développement social confronté à de sérieuses difficultés. ‘’Nous allons œuvrer pour améliorer la couverture sanitaire universelle avec un soutien au mouvement mutualiste, un meilleur ciblage des bénéficiaires et le respect des modalités de remboursement des initiatives de gratuité’’, a rassuré Dr. Ly.

Tous ces efforts ont pour objet de parvenir à la qualité des soins, ce qui suppose la revalorisation du patient dont le bien-être doit être au cœur du processus de prise en charge socio-sanitaire. Ces acteurs comptent ainsi réfléchir sur des politiques incitatives pour permettre aux zones les plus reculées d’avoir accès à des soins de qualité. ‘’La Cosas va soutenir la mise en place d’un processus de mise aux normes des structures sanitaires sur le plan des plateaux techniques et à l’élaboration d’une carte sanitaire cohérente répondant aux impératifs de la prévention, mais aussi de la médecine curative, sans oublier le pré-hospitalier et les soins à domicile’’.

Pour Aliou Aw, cette coalition va contribuer à faire de la médecine traditionnelle un levier opérationnel de résolution des problèmes de santé. ‘’La médecine traditionnelle est le premier recours en termes de santé publique et de soins. Nous avons tous constaté que l’accessibilité des soins, pour des raisons d’infrastructures, pose problème dans nos communautés et c’est la médecine traditionnelle qui y est développée. Mais la façon dont l’Etat l’appréhende, c’est un peu en deçà de ce qui est attendu’’, explique-t-il. Les questions d’éthique, d’amélioration de l’accueil et l’humanisation des structures sanitaires seront prises en charge par cette coalition. Ils exigeront, poursuit M. Aw, qu’une priorité absolue soit accordée aux soins d’urgence. 

VIVIANE DIATTA

 

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