Publié le 7 Oct 2012 - 11:46
PRÉPARATION DES EXAMENS À L’UCAD

La Corniche, salle de révision des étudiants

 

En cette fin d’année, de nombreux étudiants ont choisi la Corniche ouest pour mieux se concentrer pendant la nuit, et vont dans le bois-sacré, le jour. Ce, parce que les salles et amphithéâtres sont pleins à craquer.

 

 

''Trop de moustiques et il fait très chaud dans les salles de cours'', se plaint Martin Bassène, étudiant en licence 3 en Sciences économiques. Ceci pour expliquer la ruée des étudiants vers d’autres endroits pour préparer leurs examens. ''Il y a aussi un problème de places dans les salles'', renchérit Djily Dieng, assis sur une grosse pierre face à la chaussée. L’éclairage dans cette zone est quasiment bon. Cette corniche ouest, dans sa lumière nocturne jaunie par l’éclair que fournissent les lampes, est la nouvelle terre d’accueil des étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) pendant cette période préparatoire des examens. Hormis la faculté de médecine qui a fermé ses portes, l’heure est à la préparation des examens dans toutes les autres facultés, écoles et instituts.

 

Des nattes de prière, de petits matelas, des chaises, des pierres, c’est entre autres ce dont se servent les étudiants pour s’asseoir. Certains s’asseyent à même le sol car le trottoir est bien cimenté et bien entretenu. La mer d’à côté distille un vent frais et doux ; un air pur que respirent les étudiants. ''Cet espace qui fait face à la mer est impec'', lâche la jeune Khady Ndour, dans son body noir et pantacourt jeans. Pour cette juriste, malgré le bruit des voitures qui passent, elle arrive à bien se concentrer et appendre ses leçons. ''C’est paradoxal !'' s’exclame-t-elle avant de poursuivre : ''Malgré le bruit des avions et voitures, je parviens à me concentrer sans souci.'' Mademoiselle Ndour travaille mieux la nuit que pendant le jour qu'elle consacre au repos et à revoir certaines lacunes, soit dans sa chambre soit en salle.

 

''Les autorités interpellées sur les infrastructures''

 

Avec le problème de places qui s’amplifie, les locataires du campus social de Cheikh Anta Diop estiment qu’ils sont obligés de faire avec tant que les autorités n’augmenteront pas les infrastructures au campus pédagogique. Étudiant en première année d’histoire, Abraham Guèye qui a fini de fustiger ce manque de salles explique pourquoi il vient tous les soirs à la corniche. ''Je me sens bien ici surtout avec cette brise de mer qui m’apporte plus de fraîcheur. Là, je peux me tenir sur plusieurs positions sans pour autant déranger mon voisin. Dans les amphis, se tenir correctement est une règle sociale''. Preuve à l’appui, il indexe son ami allongé par terre sur le trottoir. ''Vous voyez, mon gars est en train de reprendre des forces. Ce que nous avons ici, nous ne l’avons pas dans une salle'', assure M. Guèye qui ajoute également que le bruit et la chaleur dans les chambres du campus social empêchent une concentration correcte.

 

Quand Macky Sall ''dérange'' à 22 h...

 

Il vers 22 h, et ce qui parfois gène quelques étudiants, c’est le cortège du chef de l’État qui passe par là chaque soir. Selon plusieurs étudiants, il arrive que les gendarmes les interpellent pour qu'ils restent immobiles lorsque le président de la République emprunte la Corniche pour rejoindre son domicile privé, situé à Mermoz. ''Ce n’est pas méchant, c’est normal d’autant plus qu’il est le premier citoyen du pays'', juge Omar Diouf, lui aussi étudiant en histoire. La petite élévation qui sépare les deux voies, est occupée aussi. Et avec le passage du président de la République, ces occupants sont obligés de quitter les lieux et de s’éloigner un peu, pour des raisons de sécurité.

 

Des va-et-vient, cahier ou feuilles à la main, Amadou apprend ses leçons. Il révise en marchant d’un point A à un autre B, en aller-retour. ''C’est ma manière d’apprendre mes cours et de bien les mémoriser'', se justifie-t-il. D’ailleurs, il n’est pas le seul. Beaucoup de ses camarades en font de même. Ce défilé sur ces lieux, on se croirait au marché où les gens vont et viennent en se croisant, mais en silence. Ce spectacle est aussi interrompu pendant les quelques secondes ou minutes de passage de Macky Sall. Et c’est toujours le cas, presque à chacun des passages du nouveau maître du Palais. ''Il faut préciser qu’il arrive que les hommes de tenue ne nous disent rien'', lâche Amadou.

 

JEAN PIERRE L.T. SAMBOU (Stagiaire)

 

 

La seconde partie à 11 heures

Section: 
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