Publié le 3 Jun 2012 - 23:05
SOULEYMANE NDENÉ NDIAYE-AUDITS

‘’Je ne peux pas être audité parce qu’on me n’a pas confié des deniers''

 

L’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a déclaré que le gouvernement ne peut pas l’auditer mais qu’il déférerait à une convocation devant la Haute cour de justice s’il devait rendre compte de sa gestion. ‘’Je ne peux pas être audité parce qu’on me n’a pas confié des deniers, mais je suis tout à fait justiciable de la Haute cour de justice comme tout le monde, je suis un citoyen. J’étais Premier ministre, je ne le suis plus. Si les gens veulent que je rende compte, ils n’ont qu’ à utiliser les procédures prévues par la loi’’, a-t-il dit dans un entretien avec la RFM (privée), dimanche. ‘’Ils n’ont qu’à mettre en place une Haute cour de justice, me convoquer dans les règles de l’art, je déférerai à la convocation. Je veux être très clair, je ne suis pas au-dessus de la loi. S’ils veulent, ils n’ont qu’à me déférer devant la Haute cour de justice’’, a-t-il ajouté.

 

Souleymane Ndéné Ndiaye a souligné qu’un Premier ministre ‘’ne gère pas de deniers publics, ne lance pas de marchés, un Premier ministre coordonne l’activité gouvernementale’’. Il a critiqué les opérations d’audits menées par le gouvernement contre des dignitaires du régime d’Abdoulaye Wade. ‘’Je ne crois pas que le nouveau pouvoir soit entrain d’auditer les dignitaires de l’ancien régime. Ils sont purement et simplement entrain de les harceler parce que ce n’est pas la gendarmerie qui fait des audits’’, a dit l’ancien Premier ministre. Pour lui, ‘’ce que le nouveau pouvoir est entrain de faire vis-à-vis des ministres, ce n’est pas de l’audit, c’est de l’acharnement. Cela me semble inacceptable’’. Sur l’augmentation de sa fortune, Souleymane Ndéné Ndiaye affirme : ‘’C’est clair, je suis devenu plus riche qu’avant que je ne sois aux affaires, c’est normal. J’ai été Premier ministre (….)’’. ‘’Quand on est Premier ministre déjà les revenus attribués par l’Etat augmentent. Le Premier ministre touche un salaire de 4 millions de francs Cfa’’, a-t-il expliqué. ‘’Mais, même s’il n’a pas droit à des fonds politiques, le président de la République donne de l’argent au Premier ministre. Allez le demander au président Macky Sall qui a été Premier ministre d’Abdoulaye Wade’’, a-t-il dit.

(Aps)

 

Section: 
ACTE IV DE LA DÉCENTRALISATION : L’APR fixe ses lignes rouges
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PIT appelle à une mobilisation pour « sauver la République »
RÉFORME TERRITORIALE AU SÉNÉGAL : Diomaye Faye pose les bases de l’Acte IV et rassure les élus locaux
APRÈS L'IRRUPTION DES GENDARMES DANS L'HÉMICYCLE L'opposition parlementaire exige que "toute la lumière soit faite"
DISSOLUTION ASSEMBLÉE NATIONALE : Une décision à hauts risques
RÉFORME DES INSTITUTIONS : Diomaye privilégie le consensus
Marie Rose Faye dirige le cabinet de Sonko
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS appelle à voter « non » …
IRRECEVABILITÉ DE LA PROPOSITION : Les avertissements de Me Moussa Sarr
PROMULGATION DE LA CONSTITUTION La nouvelle fatwa de Sonko
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage