Publié le 19 May 2023 - 22:42
VIOL ET PÉDOPHILIE SUR UNE MINEURE AVEC UN HANDICAP

Un agent du centre Talibou Dabo risque 20 ans de réclusion criminelle

 

Vingt ans de réclusion criminelle. C’est la peine requise par le représentant du ministère public contre Mouhamadou Moustapha. Brancardier au centre Talibou Dabo, ce célibataire sans enfant est accusé par une pensionnaire de cet établissement de viol et d’attouchements sexuels.

 

C’est suite à une dénonciation d’une autre pensionnaire du centre Talibou Dabo que les agissements supposés d’un brancardier ont été découverts. Celle-ci a dit que l'accusé a  eu à l'accompagner dans les toilettes et a eu à exercer des attouchements sur sa personne. C'est dans ces circonstances que la mineure R.  Nd.  s'est signalée.

D’après elle, l'accusé a  sucé ses seins avant de la pénétrer sexuellement dans les toilettes. Elle renseigne également que son agresseur sexuel, alors qu’ils étaient dans le bus scolaire, a caressé ses seins et à introduit ses doigts dans ses parties génitales. D’ailleurs, le certificat médical a conclu à une béance de l'hymen avec des lésions anciennes.

À l'enquête préliminaire, l'accusé a nié avoir commis les faits. Devant le juge d'instruction, il a contesté les faits au début. Interrogé par rapport aux conclusions du médecin, il a reconnu avoir introduit son doigt dans les parties génitales de la victime. Il a reconnu qu'il s'était introduit dans les toilettes avec F. B. Fall, la première mineure qui l’a dénoncé, pour l’aider à nettoyer ses parties intimes. Mais cette dernière a crié.

Jugé mercredi à la barre de la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Dakar, l’accusé a contesté les faits de viol sur mineure handicapée par une personne ayant autorité sur la victime et pédophilie. Dénonçant un complot, il raconte : ‘’Je n'ai jamais entretenu un rapport sexuel avec R. Nd. Elle m'a accusé à tort. Je travaille au niveau du centre comme brancardier. Je n'avais aucune relation avec les élèves. On se retrouvait tous à la case à 13 h.  Je suis peut-être victime d'un complot.’’

Il a vite été contredit par la mineure R. Nd. Formellement, elle pointe du doigt l’accusé. Avec plus de détails, elle raconte les assauts que lui a fait subir Mouhamadou Moustapha. ‘’Il m'a violée à deux reprises. La première fois, c'était à l'école. Il m'a dit de venir. Une fois dans les toilettes, il m'a sucé les seins. La deuxième fois, il m'a trouvé dans la case avec mes camarades. Il m'a invitée dans les toilettes et  m'a sucé les seins. Ça faisait mal. Il m'a ensuite pénétrée, après avoir enlevé mon pantalon et mon slip’’, a-t-elle narré.

A l’en croire, après son acte ignoble, l’accusé lui a intimé l’ordre de ne rien raconter. Sinon, il allait la tuer.

Le maître des poursuites, qui estime que les faits sont d’une gravité inouïe, a requis 20 ans de réclusion criminelle contre le comparant.

Mais de l’avis des avocats de la défense, les faits retenus contre leur client ne sont pas établis. Notant des ambiguïtés dans cette affaire, ils ont sollicité, à titre principal, la relaxe de leur client. Subsidiairement, ils ont demandé que l’attentat à la pudeur soit retenu.

En prison depuis le 13 mars 2022, Mouhamadou Moustapha doit patienter jusqu’au 7 juin prochain pour connaître le sort qui lui est réservé.

MAGUETTE NDAO

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