Publié le 28 Dec 2013 - 04:04
CRISE UNIVERSITAIRE

Des anciens du SAES dressent leur diagnostic

 

Une nouvelle initiative allant dans le sens de créer un climat apaisé, un consensus de sortie de crise, a été entamée hier. Les anciens du Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (SAES) ont jugé nécessaire de discuter de la crise universitaire afin d'éviter le pire. Le professeur Libasse Diop, ancien ministre de l'Enseignement supérieur, le professeur Buuba Diop, le secrétaire général du Saes, Ababacar Seydi Ndiaye, et le directeur du service social du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), Khalifa Ababacar Diagne, sont à l'origine de ladite initiative.

Selon Libasse Diop, l'idée est d'éviter les dérives qui ont conduit à une année blanche en 1987/1988 et à une année 1993/1994 invalidée. ''Nous ne voulons pas que ce qui s'est passé dans les universités kenyanes qui ont fermé récemment leurs portes se produise dans notre pays. Nous ne voulons pas de cette catastrophe chez nous, parce qu'une nouvelle année blanche serait le désastre'', a-t-il défendu.

A son avis, le nœud-gordien de cette crise se situe au niveau des droits d'inscription fixés à 25.000, 30.000, 35.000 pour les trois premières années. ''Les élevés de Terminales paient 16.000 F de frais d’inscription, 10.000 F au lycée et 6000 F de frais de baccalauréat, fixer les droits d'inscription au-delà de cette somme semble une solution juste''.

Il souligne que les étudiants ne rejettent pas le principe de l’augmentation mais n'en acceptent pas le montant et d'ailleurs, dit-il leur proposition est fixée à 15.000 F. M. Diop juge que la faute incombe à l'ensemble des gouvernements qui ont laissé en l'état des droits d'inscription au lieu de les moduler au fur et à mesure, progressivement.

''L'installation d'un comité de suivi toujours suggéré''

Pour le professeur Buuba Diop, il est urgent d'installer un comité de suivi avec la présence des différents acteurs. ''Le gouvernement doit être cohérent dans sa démarche, il faudrait que la culture de dialogue soit promulguée'', a-t-il ajouté. Toutefois, il existe une solution médiane à laquelle ils cherchent à rallier les uns et les autres, malgré les positions inflexibles du ministre de tutelle, Mary Teuw Niane.

''D'autres problèmes assaillent le système universitaire, comme le respect du calendrier universitaire dont les étudiants en maîtrise, signalent-ils, n'ont pas encore leurs résultats de la première session d'examen, alors qu'une deuxième est sur la table.

Ce qui détruit l'image de l'université sénégalaise''. De même, ont ils défendu, le paiement des bourses doit être abordé avec souplesse. En outre, «dans tous les pays du monde, on laisse l'étudiant s'inscrire la où il a envie d’être inscrit'', amorcent les initiateurs de cette nouvelle médiation.

AIDA DIENE

Section: 
CLÔTURE DE LA 4e CONFÉRENCE NTA AFRICA : Le travail de soins non rémunéré au cœur de l’agenda politique africain
MAGAL DE TOUBA 2026 : À Thiès, chauffeurs et autorités misent sur la prévention routière
Patrouille à la frontière sénégalo-gambienne
DROITS DE L'HOMME : Après 25 ans, la CNDH renoue officiellement avec le Palais
COOPÉRATION SÉCURITAIRE : Dakar et Paris renforcent leur coordination en vue des JOJ 2026
GAMOU DE NDIASSANE : Les assurances du gouverneur Saër Ndao
LES MEILLEURS ÉLÈVES DU SENEGAL CELEBRES : Diomaye fait de l'École son premier chantier stratégique
SAINT-LOUIS – RIPOSTE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES : La biodiversité érigée en première ligne de défense
FONDS POLITIQUES : Le Forum du justiciable interpelle le gouvernement
Lutte contre le trafic de stupéfiants
Magal Touba
POLLUTION INDUSTRIELLE À SANDIARA : Le mouvement « Pour l’intérêt de Sandiara » porte plainte contre X
Licenciements dans le secteur public
REMOUS À LA SN HLM : Les coulisses de la réintégration des 9 agents
L’AFRIQUE À L’HEURE DE LA “DRONISATION” : Entre quête de souveraineté et nouvelles dépendances
DROITS HUMAINS : Les victimes de la répression de 2021-2024 saisissent les Nations unies
Kédougou - tuberculose
ESCROQUERIES EN LIGNE : Jusqu'à 114 milliards de dollars perdus en une année
Fonds d'appui et de développement de la presse
CHANGEMENT CLIMATIQUE À THIÈS : Six quartiers misent sur la nature pour mieux faire face aux inondations