Publié le 8 Sep 2016 - 01:09
PREPARATIFS DE LA FETE DE TABASKI

Kolda cherche des moutons abordables

 

 

A quelques jours de la fête de Tabaski, les moutons se font rares et sont hors de portée de la bourse des populations. Une situation que les vendeurs justifient par les frais du transport et le coût élevé des aliments.

 

A Kolda, ville rizicole, l’étonnement se lit sur le visage des chefs de famille, à quelques jours de la fête de la Tabaski. La rareté et la flambée des prix des moutons leur font passer de mauvaises nuits. Du foirail du quartier Bouna Kane à celui de Sikilo, le spectacle est le même. De petits troupeaux de moutons par-ci, par-là. Les vendeurs font la navette, sous le regard bienveillant des forces de sécurité. Malgré la situation de précarité économique, les chefs de famille font des pieds et des mains pour se procurer l’indispensable mouton, avant le jour de la fête.

Dans tous les foirails visités, les prix des moutons oscillent entre 50 000 et 400 000 francs CFA. De nombreux Koldois rencontrés sur les foirails jugent que ces prix sont exorbitants et ne sont pas à la portée du citoyen lambda. « Les moutons sont chers. Regardez ce petit mouton, on le vend à 100 mille francs. C’est anormal », explique Saloum Sonko, enseignant de profession venu se procurer une bête. Son compagnon ajoute : « Comparé à l’année dernière, à la même période, les foirails étaient déjà inondés de moutons et les prix étaient abordables. Mais comme il n’y a pas beaucoup de moutons, les vendeurs n’ont trouvé mieux que d’augmenter les prix. »

La majorité des clients rencontrés accusent les vendeurs de mauvaise de foi. Car, disent-ils, le gouvernement a facilité l’approvisionnement du marché, en les exonérant des droits et taxes, sans compter la réduction des postes de contrôle et le renforcement de la sécurité sur les différents lieux de vente.

Les vendeurs se défendent

Si les clients crient leur ras-le-bol, les vendeurs quant à eux trouvent les prix abordables par rapport à l’année dernière. « Ici, il y a des moutons qui coûtent 25 000 francs, d’autres 50, 100, 150, 200, voire 400 000 francs. Donc, si un client arrive et veut acheter un mouton qui coûte 100 000 à 50 000 francs, vous voyez que c’est impossible. La plupart des clients, c’est ce qu’ils font. Ils ont 25 000 francs et veulent que nous leur vendions un mouton qui coûte 50 ou 100 000 francs. C’est inimaginable », soutient Amadou Tidiane Baldé, président du foirail du quartier Bouna Kane.

Son secrétaire général, Mamadou Kandé, de renchérir : « La vie n’est pas trop difficile. C’est nous qui la rendons difficile. Parce que nous vendeurs ne pouvons pas comprendre quelqu’un qui vient avec 50 000 et vouloir acheter un mouton qui coûte 100 ou 150 000 francs CFA. C’est impossible ». Il précise qu’ils s’approvisionnent à Tambacounda et au Mali, des localités éloignées de Kolda. « Les conditions difficiles d’acheminement des moutons, les frais du transport et les aliments du bétail font que les prix sont à la hausse ». 

EMMANUEL BOUBA YANGA (KOLDA)

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