Publié le 14 Sep 2021 - 14:22

Mame Abdou Aziz Sy Dabakh

 

Quarante ans de Califat, quel parcours inégalable , Réalisé par le fils de El Hadji Malick Sy, le vénérable! C'est ton anniversaire. La nostalgie nous étreint en ce jour ; empreint de charisme, à toi les hommages, De tes coreligionnaires, inconditionnels de tout âge. Illustre guide religieux, éternel régulateur social, Ton existence terrestre mérite louange spéciale. Maitrisant parfaitement l'arabe, langue coranique, Fortement ancré dans les enseignements de l'islam, Prônant sans cesse l'unité, la cohésion, la fraternité, Il a sillonné son califat avec, en bandoulière, l'humilité.

Au plus fort des tensions sociales, il ne se lassait guère d'élever la voix, Freinant les secousses qui assaillaient la nation avec une baraka égale.  Son discours, pérenne, retentit encore et nous indique toujours la voie; Que ne devons-nous pas à Mame Abdou Aziz? Il a bien mérité du Sénégal. Dans l'exaltation du Gamou, Tivaouane dans le tourbillon de la fête, Entouré des fidèles, il entonnait les sublimes chants panégyriques, Chants dédiés à Mohamed, l'élu de Dieu, le sceau des prophètes; Alors il nous fascinait avec sa voix captivante, mirifique. La voix de cet homme de Dieu, cette voix se révélait aussi apaisante;  Oui, l'immensément pieux homme savait délivrer des prières rassurantes, Ces prières- là ,que de moments intenses, que de moments attendus! C'était aubaine pour ceux- là qui, étaient les bienvenus. 

Son visage avenant s'illuminait d'un sourire enchanteur,  Visage au contact duquel talibés, fidèles et visiteurs, Rassérénés, gravissaient les réconfortantes pentes de l'espoir; Et dans ses sermons et discours, à la vérité, il rendait gloire. Aimé de tous, respecté de tous jusqu'au-delà de la Marianne, Profondément attaché à la prestigieuse confrérie Tidiane , Le frére de Serigne Ababacar Sy a sans doute fait l'unanimité,  Dans ce Sénégal multi religieux, pays riche de ses diversités. Mame Abdou Aziz Sy, le saint, incarnait la bonté même, Se reférant toujours à la parole du juge suprême A sa disparition, boulversante et consternante, La nature n'a t-elle pas montré une affliction perceptible? 
 
Me Serigne Amadou Mbengue 
Avocat à la Cour

 

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