Publié le 11 Feb 2022 - 18:41
SALON INTERNATIONAL DE DAKAR

Entreprendre avec les Afro descendants

 

Du 12 au 13 février, aura lieu la toute première édition du Salon de Dakar. Cette initiative cherche à faciliter les envies d'investissements des Afro descendants sur le continent africain, selon ses iniateurs qui ont fait face à la presse à la Place du Souvenir africain.

 

Ils sont établis en France, aux Usa, etc. Ils sont des Sénégalais et souhaitent investir dans leur pays. Ils pourront le faire, grâce au premier Salon international de Dakar. Cette manifestation, qui se tiendra du samedi 12 au dimanche 13 de ce mois, est une initiative d’une Sénégalaise établie aux Usa, Marguerite Corréa. Le salon veut vite grandir et voit déjà les choses en grand. "L'un des objectifs phares de ce projet est d'aider la diaspora africaine d'une manière générale à pouvoir s'installer sur le continent et y investir sans grosses difficultés, qu'elles soient d'ordre administratif, juridique, etc", explique Mme Corrêa, propriétaire de New Wind, une structure basée aux Etats Unis.

Ainsi, le but est connu. "L'objectif est de ratisser le plus large possible. Ici, par la diaspora, on inclut les Afro Américains, Caribéens, Asiatiques, etc. Tous ceux qui se retrouvent en l'Afrique sont concernés et sont conviés à cette grande fête panafricaine. En outre, beaucoup de ressortissants du continent veulent venir partager avec l'Afrique le peu qu'ils ont gagné ailleurs, mais ne savent pas comment s'y prendre", affirme-t-elle.

Un autre des initiateurs de ce Salon international de Dakar, Boubacar Thioye, embouche la même trompette. "L'objectif sur le long terme est de rentrer définitivement au pays, en Afrique. Mais encore une fois, la mission est très compliquée, beaucoup de goulots d'étranglement doivent être desserrés. Par exemple, si j'ose la comparaison avec les pays anglophones, ici au Sénégal, nous sommes encore très loin derrière dans le domaine administratif notamment. C'est encore très lourd et lent. Et cela nous fait perdre de potentiels clients pour un retour aux ressources'', a déclaré M. Thioye, par ailleurs fondateur de la structure Yiidi Evens.

Toutefois, ce Sénégalais installé à Nantes, salue cette envie de faire bouger les choses. "Il y a cette volonté de bien faire, mais l'État doit davantage investir dans ce domaine en allégeant encore plus les processus de création d'entreprises et, de surcroît, toutes les procédures administratives. Et pour ce faire, il faudra de plus en plus explorer le monde digital, un magnifique atout pour mettre le turbo dans les procédures".

Par ailleurs, ces jeunes Sénégalais se sont inspirés de leur propre expérience pour créer ce salon. "J'ai vécu des expériences parfois pas terribles au pays. Par exemple, pour mettre en place une entreprise au niveau local, il m'a fallu trois longs mois, sans même parler des documents que j'ai dû chercher. C'était une expérience douloureuse, qui a tendance à refroidir celles et ceux qui voudraient rentrer au bercail. Au Sénégal, on est bon, mais nous ne sommes pas les meilleurs, loin de là", déclare Mme Corréa.

Il est prévu une série de panels et de rencontres d’échanges. Au-delà, il est prévu de récompenser les trois meilleurs projets portés par des jeunes, à l'issue d'un concours. ‘’Ils seront accompagnés", soutient Aissata Sow, la chargée de communication du Salon. Elle est d'ailleurs revenue sur les critères de sélection pour faire partie des heureux gagnants. "Pour décrocher le gros lot, il faudra que les porteurs de projets axent leurs propositions sur la pertinence, l'innovation et la portée socio-économique de ceux-ci. En outre, l'autre point important est que le projet doit être réalisable en Afrique et nulle part ailleurs", a-t-elle précisé.

Mamadou Diop stagiaire

 

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