Publié le 28 May 2021 - 19:42
AFFAIRE BEBE DIA

Une marche prévue samedi

 

La famille Dia demande à la justice sénégalaise de dire le droit. Suite au décès de son bébé survenu dans une crèche en novembre dernier, elle prévoit une marche, samedi prochain, pour exiger une réglementation des structures d’accueil de la petite enfance.

 

Six mois après le décès de ‘’bébé Dia’’ à la crèche ‘’La Cigogne bleue’’, ses parents réclament encore justice. En conférence de presse hier, la famille déplore les lenteurs dans le traitement du dossier. ‘’Nous attendons une enquête sérieuse. Ce retard dans le traitement du dossier est incompréhensible, d’autant plus qu’aucune mesure conservatoire n’a été prise. L’établissement en question continue de recevoir des bébés et cela, dès le lendemain du décès de notre bébé. Cela reflète une validation de la négligence sous toutes ses formes. Nous disons sans aucune ambiguïté que nous ne lâcherons rien, jusqu’à ce que les responsabilités soient situées. On a besoin de savoir dans quelles conditions notre enfant a perdu la vie. Quelles ont les décisions prises, au moment où l’enfant étouffait ? Pourquoi l’établissement n’a pas appelé les parents, à temps, avant même de l’évacuer au Samu ? Sans compter le fait que le personnel a essayé de cacher les choses. Si on ne règle pas ce cas, il y aura encore d’autres bébés dans la même situation’’, indique le père de bébé Dia.

L’autopsie a révélé une obstruction des voies nasales qui a donné lieu à une asphyxie alimentaire. Dénonçant une ‘’enquête bâclée’’, les parents prévoient une marche silencieuse, samedi, pour exiger de meilleures conditions de prise en charge de la petite enfance. Et Magor Dia de préciser : ‘’Nous marchons pour que justice soit dite et faite. Nous ne marcherons pas contre quelqu’un, il ne s’agit pas d’accuser qui que ce soit. Nous marcherons tous ensemble pour que les conditions soient réunies afin que nos bébés soient en sécurité partout au Sénégal et dans les différentes structures de prise en charge de la petite enfance, tels que les crèches, les services de maternité et les centres d’éveil’’.

‘’Notre enfant n’est que l’arbre qui cache la forêt’’

Partant du terrain de Sacré-Cœur 3, les marcheurs feront deux escales. Une à l’Agence nationale de la petite enfance et une délégation rencontrera les responsables de la case des tout-petits. Conforté par le soutien de milliers de Sénégalais, la famille Dia entend porter le combat des disparitions similaires d’enfants au Sénégal. ‘’Notre enfant n’est que l’arbre qui cache la forêt. Chaque jour, nos journaux regorgent d’informations macabres concernant les bébés et enfants. S’ils ne sont pas violés, étranglés, ils sont jetés dans des fosses septiques. Dans quelle société sommes-nous ? Voulons-nous continuer ainsi ? Quelles sont les responsabilités des uns et des autres ? Quelle est la responsabilité collective ? En tant que société, quelle direction voulons-nous indiquer à nos enfants ?’’, interroge Magor Dia qui demande plus de respect de la dignité humaine.

L’Etat du Sénégal est une fois de plus interpellé quant à la réglementation du fonctionnement des établissements en charge de la petite enfance, non sans déplorer le manque de formation du personnel. La famille Dia et le Front révolutionnaire anti-impérialiste panafricain populaire (Frapp) demandent des conditions de sécurité, de sûreté, en plus d’un développement intégré dans lesdits établissements. Une doléance qui ne pourra se concrétiser que grâce à une volonté politique.

Un sit-in devant le ministère de la Protection des enfants constituera l’étape suivante, si rien n’est fait quant au traitement judiciaire du dossier ‘’bébé Dia’’. 

Le décès de ce bébé de neuf mois a suscité beaucoup d’émoi et de réactions au Sénégal durant le mois de décembre 2020. L’enfant a rendu l’âme, le lundi 30 novembre, suite à ‘’une fausse route alimentaire’’. Tout est parti d’un repas pris à ‘’La Cigogne bleue’’.

EMMANUELLA MARAME FAYE

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