Publié le 27 May 2016 - 08:58
APPEL AU DIALOGUE

Un exercice tout à fait naturel !

 

« Au nom des idéaux créateurs, on avance par dialogue et inclusion. Les idéaux créateurs sont des êtres d'avenir, des forces de devenir. » Jean Bédard

 

Le Président de la République, Son Excellence Macky Sall a appelé à un dialogue politique et inclusif. Un dialogue qui verra la participation de toute la classe politique, de la société civile, des foyers religieux…

Saluant cette démarche, nous la soutenons !

Cet appel au dialogue est une normalité dans un pays modèle de démocratie comme le Sénégal. Cependant, on constate que certaines personnes habituées à toujours ramer à contre courant, ont fini d’installer la polémique comme pour réinventer la roue.

Dialoguer, quelle noble action ! À travers l’histoire et dans la plupart des sociétés, le fait de rassembler des personnes pour les aider à surmonter leurs différences et à résoudre leurs problèmes, a toujours été une mission prestigieuse, généralement confiée à des individus expérimentés, à des anciens ou à des personnes respectées pour la qualité de leur jugement et leur sagesse. Certains éléments de  «  méthodologie du dialogue » ont été et sont encore employés dans les sociétés traditionnelles et s’appuient sur des procédures et coutumes ancestrales (par exemple, les jirgas, les shuras et les conseils de village). Dans notre pays dialoguer est devenu une tradition bien ancestrale.

Le dialogue est le langage oral ou la discussion entre deux ou plusieurs personnes par opposition au monologue qui signifie parler tout seul. Le verbe dialoguer est synonyme de discuter. Alors DISCUTONS et surtout ÉCHANGEONS de façon intelligente !

Discutons dans la sincérité et sans a priori. Lorsque plusieurs individus se connaissent, se côtoient, une relation de confiance mutuelle s’installe, donc quand ils discutent, ils sont sincères, ils ne trichent pas, ils ne mentent pas entre eux. Nous voulons juste demander ici et maintenant à tous ces gens qui viendront répondre à l’appel du Président de la République de porter la sincérité en bandoulière. Notre pays le vaut bien !

Laissons à l’initiateur le soin de déterminer les contours de ce dialogue et ne nous croyons pas plus malin en venant avec des absurdités qui dépassent l’acceptation : la libération d’untel ou l’entrée dans un gouvernement par exemple.

Que les affaires judiciaires restent l’apanage de la justice !!

Nous pensons fortement que seuls les sujets d’intérêt national comme l’éducation, l’économie, l’agriculture, la lutte contre le terrorisme…doivent être le noyau de ce dialogue.

Quant à l’opposition, qu’elle comprenne une bonne fois pour toutes que le jeu démocratique a bien besoin de la configuration suivante : un pouvoir qui gouverne et une opposition qui s’oppose. Cependant, s’opposer ne veut pas forcément dire être nihiliste et tout rejeter en bloc sans pour autant essayer de savoir de quoi tout cela retourne. Le Président Macky Sall pour qui le connait est crédité d’une sincérité ineffable et quand l’intérêt du pays le commande, il est prêt à recevoir toutes les couches de la société pour les écouter.

Aujourd’hui, comme il n’y a plus de calcul politicien immédiat, les acteurs du jeu politique doivent pouvoir s’entendre sur l’essentiel au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.

Maintenant, nous affirmons avec force que le dialogue, dans son contenu et son agenda, doit être dirigé par le Président de la République. L’opposition est tenue d’y répondre avec responsabilité, intelligence et surtout avec des propositions bien concrètes.

Cette opposition devrait faire l’effort de se rapprocher de la notion de responsabilité pour apprécier les enjeux en termes de responsabilité politique et gouvernementale plutôt de ce qu’elle nous a habitués par des postures pavloviennes anti-majorités.

Nous prônons un dialogue continu politique constant, franc et soutenu dans notre pays et à tous les niveaux tant avec les acteurs politiques mais aussi avec les corps intermédiaires du dialogue social dans la recherche d’une solidarité sociale durable et d’un pacte de stabilité social solide. Et cela, Son Excellence Monsieur Macky Sall l’a bien compris et ne cesse de nous y inviter tous.

Dialoguons alors !

                                             Mme NDEYE NAME DIOUF

                                     RESPONSABLE POLITIQUE APR A FATICK

                                             namendeye@yahoo.fr

Section: 
BAMAKO AU BORD DE LA PARALYSIE : BLOCUS, PÉNURIES ET GUERRE ÉNERGÉTIQUE. Le sabotage de Manantali : un tournant dangereux dans la crise malienne
LE CHEMIN DE L’ESPOIR : Pour une relation Sénégal-France apaisée, souveraine et équilibrée
TURBO-RÉVOLUTION FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL Entre orthodoxie du FMI, défi de la dette et explosion des alternatives endogènes
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin