Babacar Diop lance une offensive financière

A travers le programme “Ville solidaire, une ville pour tous”, le maire de la ville de Thiès entend accompagner les femmes de la cité du Rail en leur octroyant des financements.
Le maire de la ville de Thiès, Babacar Diop, a procédé au lancement d’un important programme de financement destiné aux femmes de la cité du Rail. Dotée d’une enveloppe globale de 300 millions de francs CFA, cette initiative vise, à terme, à accompagner 3 000 femmes et leurs groupements dans le développement de leurs activités économiques.
La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de nombreux groupements de femmes ainsi que des responsables de l’institution financière partenaire. Pour le maire de Thiès, ce programme constitue un nouveau volet de la politique sociale portée par la municipalité à travers le concept « Ville solidaire, une ville pour tous ».
« Nous avons bâti un programme général sur le plan social que nous avons intitulé “Ville solidaire, une ville pour tous”. C’est une ville dans laquelle tout le monde doit pouvoir se retrouver dans son fonctionnement, particulièrement les couches vulnérables », a déclaré Babacar Diop.
Un financement pour renforcer l’autonomisation des femmes
À travers ce programme, la municipalité entend faciliter l’accès des femmes aux ressources financières nécessaires au développement de leurs activités, notamment dans le commerce et les initiatives génératrices de revenus.
Une première étape a déjà permis de financer 116 groupements, représentant 580 bénéficiaires, à raison d’un premier financement de 100 000 francs CFA par personne. L’objectif affiché par la municipalité est cependant beaucoup plus ambitieux : atteindre progressivement 3 000 femmes bénéficiaires.
Le maire a également annoncé son ambition de porter l’enveloppe à 1 milliard de francs CFA l’année prochaine, afin d’adapter les montants aux besoins réels des bénéficiaires.
« À celles qui ont besoin de 200 000 francs, on donnera 200 000 ; à celles qui ont besoin de 300 000, on donnera 300 000 ; à celles qui ont besoin de 500 000, on remettra 500 000 ; et à celles qui ont besoin d’un million, on remettra un million », a-t-il expliqué.
Le financement des femmes constitue l’un des volets d’un programme social plus vaste porté par la municipalité de Thiès. Babacar Diop a rappelé que la Ville avait consacré 480 millions de francs CFA à la formation et à l’accompagnement des jeunes issus de familles vulnérables, afin de leur permettre de poursuivre leurs études ou d’accéder à des formations professionnelles.
Sur le plan sanitaire, la municipalité a également conclu une convention avec la Couverture Maladie Universelle (CMU) afin de permettre à des familles démunies de bénéficier d'une couverture médicale. Selon les chiffres communiqués par le maire, plus de 5 000 familles disposent aujourd’hui de leur carte et peuvent accéder aux structures de santé partenaires.
La politique sociale de la Ville concerne également les personnes vivant avec un handicap, les veuves, les orphelins ainsi que les personnes atteintes de maladies nécessitant une prise en charge importante.
D’après le maire, 20 associations reconnues intervenant dans ces différents domaines bénéficient chaque année d’une subvention de la Ville de Thiès.
Un accompagnement des conducteurs de Jakarta
La municipalité a également inscrit les conducteurs de motos-taxis, communément appelés « Jakarta », dans son dispositif d’accompagnement social. Dans ce cadre, la Ville a commandé 5 000 gilets et 5 000 GPS destinés aux conducteurs. L’objectif affiché est de contribuer à leur encadrement, à leur sécurité et à la reconnaissance de leur activité économique.
« Ils ont des familles, ils se prennent en charge. Nous voulons les soutenir, les encadrer et rehausser leur dignité », a expliqué Babacar Diop. Le volet social du programme municipal s’est également traduit, selon les chiffres communiqués par la mairie, par l’accompagnement de plus de 3 000 familles durant le mois de Ramadan.
Le maire souligne que cette opération a été réalisée directement par la municipalité, sans dépendre du soutien des ambassades ou d’autres partenaires extérieurs. « Aujourd’hui, aucune ambassade ne nous aide, nous le faisons par nous-mêmes dans le cadre d’une “ville solidaire” », a-t-il ajouté.
NDEYE DIALLO (THIÈS)






